Gargan

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Dans la mythologie celtique, Gargan serait le fils de la déesse Belisama qui, restant vierge, aurait été fécondée par l'esprit divin du dieu Belenos[réf. nécessaire].

Grand mangeur, coureur de jupon, bagarreur, un peu benêt mais au grand cœur, il mena une vie d'errance. Par certains de ses aspects, il n'est pas sans rappeler :

Étymologie incertaine[modifier | modifier le code]

  • Grag : roche, mais aussi gorge (via le latin gurges)[2]
  • Pierre (gar) géante (gan) l'homme (tua)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le géant Gargan est associé par les Gaulois à la lutte contre les envahisseurs romains.

Il aurait été conservé, même chez les populations christianisées, comme symbole de résistance. Il aurait ainsi prêté main forte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans.

Les religieux qui s'étaient attelé à christianiser définitivement l'Europe de l'Ouest ont lutté contre cette survivance d'un autre âge, et l'ont associée à Satan. Les bénédictins ont, ainsi, affublé au Haut Moyen Âge les païens du sobriquet de Gargantuates, « ceux de Gargan ».

Le chanoine de Cossé-Brissac émet l'hypothèse, en 1952, que le Père Noël pouvait constituer la synthèse de plusieurs traditions antérieures au christianisme, tel le premier Gargan, un géant bienfaisant portant de lourdes bottes et sur le dos une hotte pleine de cadeaux, géant souvent confondu avec Thor, le dieu du feu parfois représenté en vieillard avec la barbe blanche, et qui portait des vêtements rouges, et descendait par les cheminées pour rejoindre son élément[3].

Son empreinte[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Mont Gargan, près de Monte Sant'Angelo dans les Pouilles (Monte Gargano). Après l'apparition de l'archange Michel sur cette montagne en 390, on a donné ce nom à d'autres montagnes : en Seine-Maritime, à Rouen (dont c'est une des collines, qui d'après la légende est issue de la perte de sa Rifl: « pierre à aiguiser ») et à Fresles (près de Neufchâtel-en-Bray).
  • Après une nouvelle apparition de l'archange vers 710 au Mont Saint-Michel, le mont normand a parfois été appelé « nouveau mont Gargan »[réf. nécessaire]. D'après l'historien Gilles Deric (1726-1800), le rocher de Mont-Tombe était autrefois appelé Mont Gargan et le rocher était également dédié au dieu du soleil sous le nom de Mont de Belenos.

Lieu associé[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les gargans de Rouen étaient des biscuits de 2 à 3 cm de haut, à figure d'homme grotesque et deux paires d'yeux, en état de priapisme, vendus à la Saint Romain (23 octobre, sa représentation fut interdite par censure de la Police en 1855), les filles mettaient le biscuit dans leur corsage pour trouver un mari qui serait bon amant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dontenville, Mythologie française — Autour de Gargantua sur persee.fr, tirée du périodique « Annales. Économies, Sociétés, Civilisations », 1950, Vol 5, N° 3, texte de Lucien Febvre
  2. Gargantua, essai de mythologie celtique, par H. Gaidoz., 1868 sur Persee.fr
  3. Le Père Noël est-il paranormal ?

Source[modifier | modifier le code]

  • Contes rapportés par Le Prévost en 1830 et le comte de Pulligny en 1879.