Gare de Rosporden
| Rosporden | ||
Entrée du bâtiment voyageurs et place de la gare. |
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| Localisation | ||
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| Pays | France | |
| Ville | Rosporden | |
| Adresse | place de la gare 29140 Rosporden |
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| Coordonnées géographiques | ||
| Gestion et exploitation | ||
| Propriétaire | RFF / SNCF | |
| Exploitant | SNCF | |
| Services | TGV Atlantique Intercités TER Bretagne |
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| Caractéristiques | ||
| Ligne(s) | Savenay à Landerneau Rosporden à Concarneau (fermée aux voyageurs) |
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| Voies | 2 (+ voies de service) | |
| Quais | 2 (dont un central) | |
| Transit annuel | 140 000 (2010)[1] | |
| Altitude | 118 m | |
| Historique | ||
| Ouverture | 7 septembre 1863 | |
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La gare de Rosporden est la gare ferroviaire française de la ligne de Savenay à Landerneau, située à proximité du centre ville de Rosporden, dans le département du Finistère, en région Bretagne.
Elle est mise en service en 1863 par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV Atlantique, des trains Intercités et TER Bretagne.
Sommaire |
Situation ferroviaire [modifier]
Établie à 118 m d'altitude, la gare de Rosporden est située au point kilométrique (PK) 664,604 de la ligne de Savenay à Landerneau, entre les gares ouvertes de Bannalec et de Quimper. Auparavant la gare de Saint-Yvi, aujourd'hui fermée, s'intercalait avant Quimper. C'est une gare de bifurcation, origine de la ligne de Rosporden à Concarneau, partiellement fermée et exploitée uniquement par des trains de fret.
Histoire [modifier]
La décision de faire passer le chemin de fer à Rosporden est prise lors de la finalisation du tracé de la voie ferrée de Savenay à Châteaulin par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). L'inauguration de la section, à voie unique sur une plateforme prévue pour deux voies, entre les gares de Lorient et Quimper, a lieu le 7 septembre 1863[2]. Ce train inaugural s'arrête[3] dans les gares intermédiaires dont celle de Rosporden avant de poursuivre son voyage vers Quimper où se déroulent les festivités.
Rosporden n'étant pas directement sur la côte, la desserte de la ville et du port de Concarneau est envisagée dès les premiers projets de la première ligne. C'est le plan Freycinet, en 1879[4], qui réactive ce projet. La déclaration d'utilité publique (DUP) pour un embranchement de la gare de Rosporden à Concarneau est promulguée le 23 juillet 1879[4], permettant à l'État d'entreprendre les travaux de la construction[5] des 15 kilomètres de voie unique. Deux jours avant l'ouverture, qui intervient le 30 juin 1883[4], il signe une convention rétrocédant la ligne à la compagnie PO. Cet accord est confirmé par la loi du 20 novembre 1883[4]. La gare de Rosporden devient ainsi un passage obligé pour le trafic marchandises et voyageurs venant de la gare de Concarneau.
En 1889[6], le trafic sur la ligne principale, entre Lorient et Quimper, est devenu suffisamment important pour que la compagnie lance la pose de la deuxième voie prévue dès l'origine. Les travaux sont exécutés par l'entreprise Girel[6].
La fin du XIXe siècle est marquée par le développement du réseau breton, construit par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, qui ouvre ses lignes en étoile à partir de la gare de Carhaix. Ce réseau comble notamment le manque de lignes transversales permettant de relier le nord et le sud de la Bretagne en passant par son centre. Rosporden est finalement choisie[7], aux dépens de Quimperlé, pour être l'aboutissement d'une ligne reliant Paimpol à la grande voie du PO. La ligne de Carhaix à Rosporden est mise en service le 2 août 1896[8]. Il n'y a pas d'embranchement puisque la nouvelle ligne comporte un écartement des rails différent (métrique) de celui de la grande ligne PO. En gare des voies posées en parallèle permettent le transbordement[9] des marchandises, principale[10] activité de cette ligne.
Le début du XXe siècle est marqué des améliorations de la gare. Construction d'une marquise de 10 mètres en 1900[11], puis l'électricité arrive en gare avec, en 1903[12], la mise au rebut des 24 lampes à pétrole remplacées par 37 ampoules. L'augmentation du trafic avec le réseau breton, permet la création d'un quai[12] pour la voie métrique de la ligne Carhaix - Rosporden, afin de faciliter les échanges.
En 1912, Rosporden voit arriver un nouvel exploitant avec la Compagnie des chemins de fer Armoricains qui ouvre la ligne, à voie métrique, de Plouescat à Rosporden, appelée aussi « Grand Central ». Cette ligne qui dispose d'un bâtiment voyageurs avec une petite halle à marchandises accolée, est situé en limite nord ouest de la gare PO, comme pour les trains du réseau breton les échanges nécessitent un transbordement manuel du fret. Les performances de la ligne ne sont pas favorables au transport des voyageurs, les trains, tractés par des petites locomotives Corpet-Louvet, circulent à des vitesses moyennes de 15 à 20 km/h, ils mettent 11 h pour parcourir l'ensemble de la ligne.
Service des voyagageurs [modifier]
Accueil [modifier]
Gare[13] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Un distributeur automatique de billets TER est disponible à l'entrée, il est accessible aux heures de fermeture du bâtiment voyageurs.
L'accès au quai central se fait par un passage au niveau des voies.
Desserte [modifier]
Rosporden est desservie[13] par des TGV Atlantique (Paris-Montparnasse - Rennes - Quimper), des trains Intercités (Quimper - Nantes) et des trains TER Bretagne qui effectuent des missions entre les gares de Quimper et de Lorient, ou de Rennes, ou de Nantes.
Intermodalité [modifier]
Un parking pour les véhicules y est aménagé[13].
Notes et références [modifier]
- La gare : un atout majeur pour le développement du territoire - Rosporden Ouest France, 3 fevrier 2011
- Jean-Pierre Nennig, 2008; p. 129
- Émile Grimaud, Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, Nantes, Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, Partie 2, J. Forest, aîné, 1863, p. 244 intégral (consulté le 19 septembre 2010).
- Jean-Pierre Nennig, 2008; p. 185
- Site rue du petit train, Rosporden - Concarneau lire en ligne (consulté le 25 septembre 2010).
- Jean-Pierre Nennig, 2008; p. 130
- Saint-hernin.com, Journée du patrimoine 2002 : le réseau breton sur St-Hernin lire en ligne (consjulté le 25 septembre 2010).
- Site Bretagne-ferroviaire.org, Histoire du Réseau Breton (suite) lire en ligne (consulté le 25 septembre 2010).
- Jean-Charles Huitorel, Cheminots, Gestes & Paroles, éditions Le Télégramme, 2003, (ISBN 2-84833-035-X), p. 52
- Site Le Télégramme, Scaër : Voie verte la Bretagne autrement, article du 23 juillet 2009 lire en ligne (consulté le 26 septembre 2019).
- Jean-Pierre Nennig, 2008; p. 136
- Jean-Pierre Nennig, 2008; p. 138
- Site SNCF TER Bretagne, Informations pratiques sur les gares : Gare de Rosporden lire (consulté le 25 septembre 2010).
Bibliographie [modifier]
- Annick Fleitour, Le petit train Rosporden - Plouescat, éditions Ressac, Quimper, 2001 (ISBN 2-904966-40-4).
- Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne sud, JPN éditions, 224 p., 2008 (ISBN 2-9519898-5-7).
- Mairie de Rosporden, « Dossier : Gare de Rosporden 3 pages d'arrêt », dans Empreintes, magazine de Rosporden & Kernével, n° 26, avril 2009, pp. 9-11 (intégral en pdf)
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
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