Gare d'Angoulême

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Angoulême
Image illustrative de l'article Gare d'Angoulême
Bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Ville Angoulême
Quartier l'Houmeau
Adresse 4, place de la gare
16022 Angoulême Cedex
Coordonnées géographiques 45° 39′ 15″ N 0° 09′ 55″ E / 45.654181, 0.16534245° 39′ 15″ Nord 0° 09′ 55″ Est / 45.654181, 0.165342  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Poitou-CharentesAquitaine et Limousin
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Austerlitz à Bordeaux-St-Jean
Beillant à Angoulême
Limoges-Bénédictins à Angoulême
Voies 7 (+ voies de service)
Quais 4 (dont deux centraux)
Transit annuel 1,45 million[1] (2007)
Altitude 46 m
Historique
Mise en service 20 septembre 1852[2]
Correspondances
Bus STGA Lignes 1, 2, 51, 60, 65, 70

Ligne 4 à proximité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Angoulême

Géolocalisation sur la carte : Charente

(Voir situation sur carte : Charente)
Angoulême

La gare d'Angoulême est une gare ferroviaire française, de la ville d'Angoulême, dans le département de la Charente en région Poitou-Charentes, située à h 10 de Paris et 55 min de Bordeaux en TGV (meilleurs temps de parcours) ; elle est également reliée aux villes de Royan et de Limoges ainsi qu'à Poitiers.

Situation Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare et les voies depuis le boulevard Pasteur en 2013.

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 449,384[3] de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, au PK 519,904[3] de la ligne de Limoges-Bénédictins à Angoulême et au PK 67,462[3] de la ligne de Beillant à Angoulême.

La gare possède un quai 1 latéral (voie 1) long de 465 m, un quai 2 central (voie 2 et Z) de 480/462 m et un quai 3 central (voies 4 et 6) de 380 m[4]. Son altitude est de 46 m[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Façade de la Gare d'Orléans, dans les années 1900. Une rame du tramway d'Angoulême est prête au départ.
Les installations de la gare, au tout début du XXe siècle.

La ville d'Angoulême a été desservie par le chemin de fer dès 1852 du fait de sa position sur la ligne Paris-Bordeaux. Cette ligne a été construite par deux sociétés différentes et ouverte en plusieurs étapes. Tandis que la partie Paris - Orléans revenait à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, la section Orléans - Bordeaux a été attribuée à la Compagnie du chemin de fer d'Orléans à Bordeaux. Bordeaux est reliée à Angoulême dès 1852. La section de Poitiers à Angoulême est ouverte le 12 juillet 1853 permettant de relier Angoulême à Paris[N 1]. Les travaux sont effectués en Charente sous le contrôle de Monsieur Rampnoux-Duvignaud, ingénieur des Ponts et Chaussées. Les six ouvrages d'art nécessaires sont en particulier les viaducs de Foulpougne sur la Touvre et de Couteaubière[N 2] et les trois tunnels[N 3]. Cinq ouvriers ont trouvé la mort lors du percement du tunnel de Livernan et un ouvrier dans celui d'Angoulême[6]. Les voies ont été électrifiées en 1938.

Ce panneau d'émail dans le hall principal indique les origines de la gare comme une partie du Collège royal de la Marine, 1818-1830.

La gare d'Angoulême, ou gare du PO, d'où son nom, gare d'Orléans, a été construite incorporant une partie de l'ancien Collège royal de la Marine et inaugurée officiellement le 10 octobre 1852 par Napoléon III[6]. La gare de la Compagnie des Charentes qui deviendra gare de l'État, est construite de l'autre côté de l'avenue Gambetta. Cette gare hébergeait initialement le trafic entre Saintes, Angoulême et Limoges, dont la ligne a été inaugurée en 1875 (un deuxième tunnel sous la ville a dû être creusé, aujourd'hui tunnel routier)[7]. Ce bâtiment modeste, qui devait avoir un étage qui n'a jamais été construit a été détruit par un bombardement durant la Seconde Guerre mondiale.

La gare CFD (Compagnie de chemins de fer départementaux, réseau à voie métrique appelé Petit Rouillac en Charente) s'installe en 1896 à côté d'elle, au nord, ainsi que la gare CFEC (Chemins de fer économiques des Charentes, réseau dit Petit Mairat).

En septembre 1939, la gare d'Angoulême voit le pic d'activité de son histoire : l'arrivée des réfugiés de Moselle avec jusqu'à 18 000 arrivées de voyageurs par jour.

C'est en octobre 1942 que les Juifs charentais sont déportés en wagons à bestiaux pour Birkenau-Auschwitz.

Les sabotages commencent en 1943, puis la gare est bombardée le 15 juin 1944 par les avions américains (140 morts).

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare d'Angoulême est le point de départ de la relation TER « Angoulême – Jonzac – Pons » qui se fait uniquement par autocars à tarification SNCF. Cette liaison routière, qui relie les deux départements charentais, aboutit à la gare de Pons en desservant les petites villes de Barbezieux-Saint-Hilaire en Charente et de Jonzac en Charente-Maritime[N 4].

Projets de nouvelles dessertes par trains à grande vitesse[modifier | modifier le code]

  • La LGV Sud Europe Atlantique figure dans le premier paquet du Grenelle Environnement et consiste à la réalisation d'une LGV entre Tours et Bordeaux à l'horizon 2016. Des raccordements sont prévus le long de celle-ci afin de maintenir la desserte de la gare d'Angoulême située à proximité du centre-ville.
  • Angoulême ne sera plus qu'à 35 minutes de Bordeaux.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[8]. La gare comporte deux installations terminales embranchées, ainsi que des voies de service, la rendant ouverte au service infrastructure de la SNCF[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La section Tours - Poitiers avait été ouverte le 15 juillet 1851.
  2. Près de Mouthiers-sur-Boëme
  3. Livernan au sud, Angoulême au centre, Ruffec au nord
  4. Consulter le Site officiel SNCF / TER Poitou-Charentes au chapitre Se déplacer en TER puis rubrique Carte du réseau TER.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les liaisons possibles entre Troyes et le réseau ferroviaire à grande vitesse p. 13, Ministère de l'écologie, mars 2010 [PDF]
  2. La date d'ouverture de la gare sur Train.wikia.com
  3. a, b et c Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1, page 198.
  4. Site rff.fr, Document de référence du réseau : voir l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexe 7.1 - Liste des quais, consulté le 30 août 2013.
  5. Base de donnée des repères de nivellement de l'IGN Fiche IGN
  6. a et b Claude Tavé, Histoire des chemins de fer de la Charente, atelier graphique du Cognaçais
  7. « Angoulême, Ligne de l'État », charente.angouleme.free.fr,‎ 2003 (consulté le 19 septembre 2009)
  8. Site Fret SNCF
  9. Site rff.fr, Document de référence du réseau : voir l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexes 4.4 (Localisation des installations terminales embranchées) & 4.6 (Localisation des voies de service), consulté le 30 août 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Bordeaux-Saint-Jean Libourne
ou Bordeaux-Saint-Jean
TGV Ruffec
ou Poitiers
Paris-Montparnasse
Bordeaux-Saint-Jean Bordeaux-Saint-Jean TGV Poitiers Lille-Europe (ou Flandres)
Bordeaux-Saint-Jean Bordeaux-Saint-Jean TGV Poitiers Strasbourg-Ville
Bordeaux-Saint-Jean Montmoreau TER Poitou-Charentes /
Aquitaine
Terminus Terminus
Poitiers Luxé TER Poitou-Charentes Terminus Terminus
Limoges-Bénédictins Ruelle-sur-Touvre TER Poitou-Charentes /
Limousin
Terminus Terminus
Royan
Saintes
La Rochelle
Châteauneuf-sur-Charente TER Poitou-Charentes Terminus Terminus