Gare d'Ambérieu

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Ambérieu-en-Bugey
Image illustrative de l'article Gare d'Ambérieu
Accès gare voyageurs restaurée.
Localisation
Pays France
Ville Ambérieu-en-Bugey
Quartier Quartier de la Gare
Adresse Place de la Gare
01500 Ambérieu-en-Bugey
Coordonnées géographiques 45° 57′ 15″ N 5° 20′ 33″ E / 45.954075, 5.34237545° 57′ 15″ Nord 5° 20′ 33″ Est / 45.954075, 5.342375  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TER Rhône-Alpes, FRET
Caractéristiques
Ligne(s) Lyon-Perrache à Genève (frontière)
Mâcon à Ambérieu
Ambérieu à Montalieu-Vercieu
Voies 6 en gare voyageurs
+ de 40 en gare de triage
en étoile, rotonde du dépôt
Quais 3 en gare voyageurs
Altitude 247 m
Historique
Mise en service première voie PLM en 1856

Géolocalisation sur la carte : Ain

(Voir situation sur carte : Ain)
Ambérieu-en-Bugey

La gare d'Ambérieu est une gare ferroviaire française de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière), située sur la commune d'Ambérieu-en-Bugey, dans le département de l'Ain. Elle se situe à l'intersection des lignes Lyon-Genève et Mâcon-Ambérieu. Le site de la gare, qui s'étend sur près de 2 km, comprend de nombreuses installations, notamment une gare voyageurs, une importante gare de triage et un ancien dépôt de locomotives à vapeur.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de bifurcation d'Ambérieu est située, au point kilométrique (PK) 151,453 de la ligne de Lyon-Perrache à Genève (frontière), et au PK 68,309, et de la ligne de Mâcon à Ambérieu. Elle est également l'origine de la ligne d'Ambérieu à Montalieu-Vercieu partiellement déclassée et utilisée pour le fret jusqu'à Lagnieu. Son altitude est de 247 m. La gare dispose de trois quais centraux desservant 6 voies; le quai 1 dessert la voie E, d'une longueur de 102 m (voie en butoir) et la voie A qui mesure 313 m. Le quai 2 dessert les voies B et C, mesurant respectivement 315 m et 336 m. Enfin, le quai 3 dessert les voies D et F qui ont une longueur de 348 m et 367 m[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après de longues études, et négociations, dont l'origine remonte à une idée émise en 1830[2], la loi no 549 promulgué le 10 juin 1853, par Napoléon III, finalise les choix et l'organisation de la « concession du Chemin de fer de Lyon à la frontière de Genève, avec embranchement sur Bourg et Mâcon[3] ». Cette loi confirme le choix d'Ambérieu comme point de départ d'un embranchement qui doit se raccorder avec la ligne de Paris à Lyon[4].

En 1855 lorsque débutent les premiers travaux préparant l'arrivée du chemin de fer, Ambérieu-en-Bugey est un bourg rural de 2 472 habitants, ayant des ressources essentiellement produites par l'agriculture locale. L'ouverture le 23 juin 1856[5], par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), des 75 km de voies ferrées entre Lyon-Saint-Clair - Ambérieu - Bourg-en-Bresse est le début d'une histoire ferroviaire qui va, au fil du temps, profondément transformer la vie de la population, le chemin de fer en devenant l'élément central de l'économie locale et un important employeur[2]. La ligne poursuit sa progression avec l'ouverture le 7 mai 1857 des 65 km entre Ambérieu et Seyssel[6].

Dans les années 1870, la gare complète ses équipements et voit l'arrivée d'une nouvelle ligne. En 1873 le dépôt est agrandi, avec notamment la construction d'une rotonde qui peut accueillir 48 locomotives à vapeur[7]. En 1875 les travaux d'agrandissement du dépôt s'achèvent et de nouvelles voies sont posées pour accueillir la nouvelle ligne du PLM[7]. La ligne Ambérieu - Montalieu est une voie ferrée de 18 km dont le but est de permettre l'acheminement de pierre de taille vers les grandes villes, les exploitations étant confrontées a une demande qu'elles ne peuvent satisfaire du fait des difficultés et des coûts du transport par chariots et par bateaux. Elle passe par la gare de Villebois PLM[8] avant de franchir le Rhône sur un pont pour rejoindre Montalieu[9]. En 1879 on ajoute un bâtiment pour le « corps de garde » équipé de dortoirs et sur les quais de la gare voyageurs, on érige un abri métallique[7].

Vu depuis la tour de Saint-Denis-en-Bugey, passage sans arrêt d'un TGV Strasbourg-Marseille.

En 1891 des mécaniciens du dépôt créent une section du « Syndicat général professionnel des Mécaniciens et Chauffeurs, Conducteurs de machines à vapeur de France et d'Algérie ». Le 23 juillet, le président du Syndicat général annonce 130 adhérents pour la section d'Ambérieu[10]. En 1898 la compagnie des chemins de fer du Sud-Est, qui deviendra la régie des Tramways de l'Ain, réalise une liaison tramway entre les stations, Ambérieu-Ville, et Ambérieu-PLM proche de la gare PLM[7].

En 1930 le quartier de la gare, créé en 1856 lors de l'arrivée de la première voie ferrée, compte maintenant 31 habitations, 25 appartiennent à des salariés des Chemins de fer[11], à la même époque, qui semble être l'apogée du développement de l'« étoile d'Ambérieu » avec 247 locomotives au dépôt, le bourg devenu petite ville compte près de 6 800 habitants et le PLM emploie environ 2 150 cheminots[2].

le 7 juin 1944 une opération à haut risque est organisée par des cheminots résistants et des maquisards, elle met hors service 52 locomotives et de nombreux autres matériels. Cette action, en diminuant les capacités d'un site stratégique et en réduisant les communications de l'armée allemande, évite le bombardement du site par les Alliés[12]. Une stèle érigée sur l'emprise ferroviaire de la gare rappelle ce fait d'armes et la résistance des cheminots[13].

L'année 1953 souligne, le début d'une nouvelle ère pour les chemins de fer avec l'inauguration par la locomotive électrique CC 7106 de la ligne de Lyon à Culoz nouvellement électrifiée, et la fin d'une époque avec la démolition de la marquise protégeant les quais de la gare voyageurs d'Ambérieu[2].

En 1998 le choix est celui de la conservation, avec la remise en état de la gare voyageurs construite par la compagnie PLM.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Départ à la voie D des 2 Z2 assurant la liaison Chambéry - Lyon Part-Dieu.

La gare d'Ambérieu voit passer des services Intercités (pour la liaison Lyon - Strasbourg) ou TGV (liaisons Genève - Paris-Gare de Lyon ou Marseille - Strasbourg par exemple) mais n'assure que des services TER Rhône-Alpes.

La gare, possède des quais et voies propres aux lignes Lyon-Genève et Mâcon-Ambérieu. Les voies A et B correspondent à la ligne venant de Bourg-en-Bresse et Mâcon et les voies C et D à celles venant de Genève et Chambéry. LA voie F ne sert quant à elle que pour certains trains au départ d'Ambérieu, et la voie E (voie en butte) voie terminus pour certains des trains arrivant de Lyon.

Desserte[modifier | modifier le code]

Les différentes lignes de trains TER Rhône-Alpes desservant la gare d'Ambérieu-en-Bugey :

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[14]: c'est un important site de triage; par conséquent, la gare possède 4 installations terminales embranchées, des voies de service et une cour de marchandise[15]. Elle est également ouverte au service infrastructure de la SNCF.

Musée du cheminot[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du cheminot.
Entrée du musée.

Un important musée du cheminot est installé à proximité de la gare, il utilise aussi une partie de la rotonde du dépôt pour entreposer du matériel roulant[16]. Le musée conserve le fond du PLM (1850-1975), il comporte une importante documentation sur les périodes PLM et SNCF du dépôt et de la gare d'Ambérieu-en-Bugey avec notamment plans et photos[17].

L'APMFS s'installe dans la rotonde[modifier | modifier le code]

En 2008, l'Association pour la préservation du matériel ferroviaire savoyard (APMFS) s'installe sur le site de la gare, dans l'ancienne rotonde, de 1913, du dépôt de locomotives d'Ambérieu-en-Bugey. À la demande de la SNCF, une inauguration officielle a lieu le 27 mars 2009[18].

Modélisme ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare d'Ambérieu, son quartier et son dépôt PLM de locomotives à vapeur, a inspiré une reconstitution à l'échelle « O » soit 1/43e, en modélisme ferroviaire, primée et reconnue[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site rff.fr, Document de référence du réseau : consulter l'horaire de service de l'année en cours ou la suivante, Chapitre 3, Annexe 7.1 - Liste des quais
  2. a, b, c et d Site Musée du Cheminot d'Ambérieu-en-Bugey, historique lire (consulté le 14/10/2009).
  3. France, Bulletin des lois de la République française, Volume 1, imprimerie nationale, 1853. p. 1129 lire (consulté le 14/10/2009).
  4. France, Bulletin des lois de la République française, Volume 1, imprimerie nationale, 1853. p. 1131
  5. Site de Christophe Lachenal, Gare SNCF de Lyon-Part Dieu, historique lire (consulté le 14/10/2009).
  6. Site de Christophe Lachenal, Gare SNCF de Bellegarde sur Valserine, historique lire (consulté le 14/10/2009).
  7. a, b, c et d Site MSA Modélisme, Ambérieu l'idée de principe, page ancien numéro de la Vie du Rail, article de J. M. Combe lire (consulté le 15/10/2009).
  8. Ne pas confondre avec la Gare de Villebois Ville de la compagnie de l'Est de Lyon qui est construite plus tardivement et vient de l'autre rive.
  9. Site persée, M. A. Carron, « Le chemin de fer de l'Est de Lyon », in Les Études rhodaniennes. Vol. 23 no 1-2, 1948. p. 40 lire (consulté le 14/10/2009).
  10. Site Fédération Générale Autonome des Agents de Conduite, historique lire (consulté le 14/10/2009).
  11. Site officiel Municipalité d'Ambérieu en Bugey, Ambérieu-en-Bugey cité ferroviaire, rubrique Temps libre Musée du Cheminot lire (consulté le 15/10/2009).
  12. Site Maquis de l'Ain et du Haut-Jura, Opération sur le centre ferroviaire d'Ambérieu en Bugey lire (consulté le 14/10/2009).
  13. Site Maquis de l'Ain et du Haut-Jura, Stèle Résistance Fer d'Ambérieu en Bugey lire (consulté le 14/10/2009).
  14. [hhttp://fret.sncf.com/gare/act-detail/pays-FR/743716-gare.html Site Fret SNCF : la gare d'Ambérieu.]
  15. Site rff.fr, Document de référence du réseau : annexe 4.4 & 4.6, 2013[1]
  16. Site Musée des Cheminots lire (consulté le 14/10/2009).
  17. source CNRS, document pdf (consulté le 14/10/2009).
  18. Site APMFS, la rotonde d'Ambérieu lire (consulté le 14/10/2009).
  19. Site sur le modélisme ferroviaire, gare d'Ambérieu lire (consulté le 14/10/2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Joud, L'étoile Ferroviaire d'Ambérieu, 238 p. (librairie Montbaron lire (consulté le 21/10/2009).)
  • « Le Bugey », La Vie du Rail, n° 1 107, août 1967.
  • « Un dépôt PLM au 1/43 », Loco-Revue, no 477, décembre 1985.
  • « Ambérieu, un dépôt PLM en 1874 », revue Correspondances Ferroviaires, no 23, février 2006.
  • « L'étoile d'Ambérieu », revue Le Train, hors-série, no 47, novembre 2006
  • « L'APMFS prend ses quartiers à Ambérieu-en-Bugey », revue Voies Ferrées, no 173, mai-juin 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Lyon-Part-Dieu Lyon Part-Dieu TER Rhône-Alpes Tenay - Hauteville
ou Culoz
Genève-Cornavin
Lyon-Part-Dieu Meximieux - Pérouges TER Rhône-Alpes Aix-les-Bains-Le-Revard Annecy
Lyon-Part-Dieu Lyon-Part-Dieu TER Rhône-Alpes Culoz Évian-les-Bains
Lyon-Part-Dieu Lyon-Part-Dieu TER Rhône-Alpes Culoz Saint-Gervais-les-Bains-Le Fayet
Lyon-Perrache Meximieux - Pérouges TER Rhône-Alpes Saint-Rambert-en-Bugey Chambéry - Challes-les-Eaux
Lyon-Perrache Meximieux - Pérouges TER Rhône-Alpes Bourg-en-Bresse Bourg-en-Bresse
Saint-Étienne-Chateaucreux Meximieux - Pérouges TER Rhône-Alpes Terminus Terminus
Bourg-en-Bresse,
ou Mâcon-Ville
Ambronay - Priay TER Rhône-Alpes Terminus Terminus
Lyon-Part-Dieu Lyon-Part-Dieu TER Franche-Comté Bourg-en-Bresse Belfort ou Besançon-Viotte
Dijon-Ville Ambronay - Priay TER Rhône-Alpes /
Bourgogne
Terminus Terminus