Gare d'Albi-Ville

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Albi-Ville
Image illustrative de l'article Gare d'Albi-Ville
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Albi
Quartier Centre-Ville
Adresse Place Stalingrad
81000 Albi
Coordonnées géographiques 43° 55′ 21″ N 2° 08′ 15″ E / 43.922631, 2.1376143° 55′ 21″ Nord 2° 08′ 15″ Est / 43.922631, 2.13761  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Midi-Pyrénées
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Castelnaudary à Rodez
Tessonnières à Albi
Albi à Saint-Juéry (Fret)
Voies 3 dont 1 en impasse + voies de service
Quais 3 dont 1 de service
Transit annuel 2500 voyageurs par jour
Altitude 174 m
Historique
Mise en service 24 octobre 1864
Correspondances
Bus et cars Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Albi-Ville

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Albi-Ville

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(Voir situation sur carte : Tarn)
Albi-Ville

La gare d'Albi-Ville (anciennement gare d'Albi-Orléans) est une gare ferroviaire française des lignes de Castelnaudary à Rodez, de Tessonnières à Albi et d'Albi à Saint-Juéry, située sur la rive gauche du Tarn, place Stalingrad, dans le centre-ville d'Albi, préfecture du département du Tarn en région Midi-Pyrénées. Elle est proche de la cité administrative et du Centre universitaire Jean-François-Champollion.

Elle est mise en service en 1864 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). C'est, en importance, la première gare de voyageurs de la ville, la seconde étant celle d'Albi-Madeleine, du temps des compagnies privées elle était dénommée gare d'Orléans ou Albi-Orléans alors que la gare d'Albi-Madeleine était dénommée gare du Midi ou Albi-Midi.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains intercités et des trains du réseau TER Midi-Pyrénées. Elle est ouverte au service Fret SNCF.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 174 mètres d'altitude, la gare de bifurcation d'Albi-Ville est située au point kilométrique (PK) 355,393 de la ligne de Castelnaudary à Rodez (partiellement déclassée) entre les gares de Ranteil (fermée) et d'Albi-Madeleine et au PK 413,323 de la ligne de Tessonnières à Albi, après la gare de Marssac-sur-Tarn, s'intercale la halte fermée de Terssac[1],[2].

Elle est également l'origine de la courte ligne d'Albi à Saint-Juéry (non exploitée).

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare d'Albi-Orléans est mise en service le 24 octobre 1864 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la ligne de Toulouse à Lexos[3] et son embranchement de Tessonnières à Albi[4].

Le 24 novembre 1883, la Compagnie du PO présente à l'administration, pour approbation, un projet d'agrandissement de la gare. En 1888 les travaux sont ajournés du fait d'une baisse du trafic[5].

Le bâtiment voyageurs vers 1900.

En 1901, le total des recettes au départ effectuées dans la gare est de 2 261 821 francs[6].

L'éclairage électrique de la gare est installé en 1912[7].

En 2012, les quais voyageurs de la gare sont refaits. Les travaux de réfection incluent des aménagements pour l'accessibilité des personnes à la mobilité réduite : les quais sont rehaussés, un cheminement du parking au quai est aménagé avec des rampes, l'éclairage est amélioré[8].

Le 6 septembre 2013 un incendie, de l'aile nord de la gare, détruit les combles et la toiture et rend inutilisables les installations des commandes du poste d'aiguillage. En conséquences il n'y a plus de circulations de trains entre Albi et Carmaux[9].

En 2014, c'est une gare voyageur d'intérêt régional (catégorie B : la fréquentation est supérieure ou égale à 100 000 voyageurs/an de 2010 à 2011), qui dispose de trois quais (dont un central), quatre abris et deux traversées de voie à niveau par le public (TVP)[10].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER[11].

Un passage à niveau planchéié permet la traversée des voies et l'accès aux quais[10].

Desserte[modifier | modifier le code]

Train corail lunéa voie A en gare d'Albi-Ville.
Train à Corail Lunéa voie A en gare d'Albi-Ville.

Albi-Ville est une gare voyageurs de la SNCF, desservie par les trains Intercités de la ligne Paris - Toulouse ou Albi[12], branche Paris-Austerlitz - Rodez - Albi[13]

C'est également une gare voyageurs du réseau TER Midi-Pyrénées, desservie par des trains express régionaux des relations : Toulouse - Albi-Ville - Rodez (ligne 2)[14], et Albi-Ville - Gaillac - Figeac (ligne 4)[15].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[11].

La gare est desservie par les bus urbains du réseau Albibus (lignes H, K et L)[11] et par des cars du réseau Tarn'bus (lignes 920, 921 et 922). Il faut environs 17 minutes pour rejoindre à pied la place Jean Jaurès et sa « halte routière », terminus des autres lignes du réseau Tarn'bus.

De gare à gare[modifier | modifier le code]

Entre les deux gares principales de l'agglomération, Albi-Madeleine et Albi-Ville, les Albigeois prennent souvent le train, en considérant ce train comme un tram interne[16] , qui relie en trois minutes, le centre-ville aux quartiers nord de la ville.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[17]: elle comporte une Installation Terminale Embranchée, et des voies de service la rendant apte à recevoir les trains de l'infrastructure SNCF.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail,‎ 2011, 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « (741+736) Tessonnières - Albi - Rodez », p. 91.
  2. Gérard Blier, Nouvelle géographie ferroviaire de la France, vol. II. L'organisation régionale du trafic, Paris, La Vie du Rail,‎ 1993, 384 p. (ISBN 2-902808-43-7), planche no 63.
  3. Palau, 2004 : 7.17 Toulouse-Lexos : 24 octobre 1864, p. 29
  4. Palau, 2004 : 7.18 Tessonnières-Albi : 24 octobre 1864, p. 30
  5. Conseil Général du Tarn, Rapports et délibérations,‎ août 1888 (lire en ligne), « Séance du 24 août 1888 : Chemins de fer », p. 214.
  6. Conseil Général du Tarn, Rapports et délibérations,‎ avril 1902 (lire en ligne), « Chemins de fer : Recettes au départ effectuées en 1901 par les gares et stations situées dans le département du Tarn », p. 219.
  7. Conseil Général du Tarn, Rapports et délibérations,‎ 23 septembre 1912 (lire en ligne), « Réseau d'Orléans, contrôle et surveillance : Travaux neufs et de grosses réparations, travaux exécutés ».
  8. « Réseau ferré de France rénove les quais de 17 gares sur la ligne Toulouse-Rodez », sur Réseau Ferré de France,‎ 2012 (consulté le 23 septembre 2014).
  9. Pierre-Jean Pyrda, « La gare d'Albi-Ville ravagée par un incendie », La Dépêche du Midi,‎ 6 septembre 2013 (lire en ligne).
  10. a et b SNCF, « Document de référence des gares de voyageurs révisé pour l'horaire de service 2014 : Version 6 au 9 mars 2014 » [PDF], sur Gares & Connexions,‎ 2013 (consulté le 23 septembre 2014).
  11. a, b et c SNCF, « Services & Gares / Gare Albi-Ville », sur http://www.ter.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 25 septembre 2014).
  12. SNCF, « Ligne Intercités Paris Austerlitz - Toulouse / Rodez - Carmaux - Albi », sur http://www.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 25 septembre 2014).
  13. SNCF, « Fiche Horaire Paris Rodez Albi du 06/07/2014 au 13/12/2014 » [PDF], sur http://www.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 25 septembre 2014).
  14. SNCF, « 2c- Toulouse-Albi-Rodez (à partir du 26 octobre) » [PDF], sur http://cdn.ter.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 25 septembre 2014).
  15. SNCF, « 4- Albi-Gaillac-Figeac » [PDF], sur http://cdn.ter.sncf.com/,‎ 2014 (consulté le 25 septembre 2014).
  16. Albi. Le train, plus court moyen pour traverser la ville, article du 22 janvier 2010 sur ladepeche.fr. Consulté le 27 juin 2012.
  17. Site Fret SNCF : la gare d'Albi-Ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Palau,‎ 2004, 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), p. 29 et 30.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Austerlitz Albi-Madeleine Intercités Terminus Terminus
Toulouse-Matabiau Marssac-sur-Tarn
ou Gaillac
TER Midi-Pyrénées Albi-Madeleine Rodez
ou Carmaux
ou Terminus
Gaillac Marssac-sur-Tarn TER Midi-Pyrénées Terminus Terminus