Gardien de phare

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Gardien de phare
Image illustrative de l'article Gardien de phare
Une gardienne de phare américaine de la côte Atlantique en train de briquer son optique (1945).

Perspectives professionnelles Faibles: les phares sont progressivement automatisés.

Gardien de phare est un métier consistant à surveiller la navigation maritime depuis un phare et à assurer le bon fonctionnement de celui-ci.

Un métier en voie de disparition[modifier | modifier le code]

Le métier de gardien de phare varie considérablement selon le lieu où est bâti le phare. En France, les gardiens appellent les phares de haute mer les "enfers". Les "purgatoires" sont les phares installés sur une île. Les "paradis" désignent les phares situés sur le continent. En général, les gardiens débutaient leur carrière sur un "enfer", pour la finir dans un "paradis". Mais, certains d'entre eux ont préféré passer toute leur vie professionnelle sur des phares de haute mer, y compris sur le plus difficile d'entre eux : Ar-Men.

Cela dit, le métier de gardien de phare comporte certaines responsabilités qui sont à assumer quel que soit le type de phare. Ces responsabilités sont les suivantes :

  1. allumage, surveillance et extinction du feu ;
  2. surveillance de l'horizon maritime (navigation et bon fonctionnement des autres phares et balises);
  3. surveillance de la visibilité, de façon notamment à lancer la corne de brume si cette visibilité devient trop mauvaise ;
  4. entretien du phare, et en particulier bien sûr du feu et de l'optique ;

Ce métier tend à disparaître dans les pays développés en raison de l'automatisation ; par exemple, aux États-Unis, l'ensemble des phares a été automatisé dans les années 1980[1]. Les "enfers" des côtes françaises ont été automatisés puis, au fur et à mesure des départs en retraite, tous les phares français l'ont été. Le dernier gardien de phare français, en poste au phare du Cap Fréhel, est encore en fonction en 2014[2].

Au Canada[modifier | modifier le code]

Au Canada, en 2009, la Garde côtière a proposé d'éliminer les derniers postes gardiens de phare du pays toujours présents à Terre-Neuve et en Colombie-Britannique[3].

En avril 2010, le Comité sénatorial permanent des pêches et des océans débute un étude sur le rôle jouée par les phares au Canada. À cet égard, des audiences publiques furent tenues à Ottawa et une enquête de terrain fut menée en à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique[4]. Le sénateur Bill Rompkey, président du Comité, déclare en décembre 2010 que « Les gens que nous avons entendus sur les deux côtes étaient largement en faveur du maintien en poste des gardiens de phare et c’est ce que nous recommandons à l’unanimité[5]. » Il ajoutera que le maintien des postes augmente la sécurité maritime dans certaines zones et a une impact non négligeable sur certaines petites communautés maritimes.

Mutation du métier[modifier | modifier le code]

Avec l'évolution, les feux à vapeur de pétrole ont donné place à l'électricité, les gardiens de phare sont devenus des "électromécaniciens de phare". Dans les années 1950, il y a trois écoles de formation : Brest, Saint-Nazaire, cap Gris nez. En 1991, l'État français a arrêté de former des Electromécaniciens de phare.

Il reste encore 40 gardiens de phare auxiliaires, mais à présent, environ 200 contrôleurs des travaux publics de l'État spécialisés dans les phares et balises surveillent et installent l'appareillage électrique et électronique ainsi que les optiques des phares français.

Service des phares et balises[modifier | modifier le code]

Article détaillé : phares et balises.

Gardiens de phare dans la fiction[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Romans, nouvelles et récits[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Frank Schubert 1915-2003.The End of an Era for American Lighthouses, dans le Lighthouse Digest]
  2. Le phare par le dernier de ses gardiens, Le Mag no 28, p. 39, supplément au journal Sud Ouest du 13 octobre 2012.
  3. http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2010-2011/chronique.asp?idChronique=134821&autoPlay=, Radio-canada, « Gardien de phare : un métier en voie de disparition », 15 février 2011
  4. http://pharescanadiens.ca/?page_id=2
  5. http://pharescanadiens.ca/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]