Garde bourgeoise

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La garde bourgeoise est une milice civile organisée à la fin de l'Ancien Régime par les bourgeois qui montent la garde pour défendre les biens et les personnes.

Sommaire

En Belgique [modifier]

Avant 1830, une garde bourgeoise est déjà établie à Bruxelles [1].

Pendant la révolution belge, suite aux émeutes survenues à Bruxelles le 25 août 1830 après la représentation de l'opéra romantique d'Auber, La Muette de Portici au théâtre de la Monnaie, la bourgeoisie, réalisant que les autorités légales étaient dépassées et se sentant menacée, créa une garde bourgeoise, afin de rétablir l'ordre. Le 27 août 1830, Emmanuel Van der Linden d'Hooghvorst devint commandant en chef de la garde à Bruxelles. Des gardes s'organisèrent dans les principales villes du pays. La première organisation de la garde bourgeoise se présentait comme ceci : sous les ordres du commandant se trouve un capitaine par section (limites des 8 sections cadastrales de Bruxelles); celui-ci nomme ses subordonnés. Le poste central est situé à l'hôtel de ville. Voici la liste des capitaines :

  • 1ère section : M. Van Gelder-Parys
  • 2ème section : M. Basse Frédéric
  • 3ème section : M. Erard-Goffin
  • 4ème section : M. Blaes
  • 5ème section : M. Wagemans
  • 6ème section : M. Ferdinand Meeûs, trésorier. Le peintre Jean-Baptiste Madou l'a représenté en uniforme.
  • 7ème section : M. Latour,
  • 8ème section : M. Michiels

Toutes les gardes bourgeoises furent ensuite unifiées sous la dénomination de garde civique.

En France [modifier]

Dès 1461, étant donné la mauvaise organisation du Guet des métiers, une garde bourgeoise est instaurée à Paris pour les occasions exceptionnelles.

Remise sur pied par la municipalité de Paris le 13 juillet 1789, la garde bourgeoise joua un rôle important dès le lendemain lors de la prise de la Bastille. Le 15 juillet, le roi Louis XVI nomma le marquis de La Fayette commandant en chef de la garde parisienne. Dans les jours suivants dans tout le pays se formèrent des milices sur le modèle parisien. La garde bourgeoise devint la Garde nationale dans les mois qui suivirent.

Bibliographie [modifier]

  • G. Wouters & Louis Geens, La Garde civique et ses origines, Liège, Bénard, 1905, 16 pages, 24 aquarelles/
  • J.J. Thonissen : Vie du comte Ferdinand de Meeûs, Louvain 1863.
  • E. Vanden Bussche : La garde civique de Bruges (notes sur la Légion de Bruges) depuis 1830, chez Daveluy, Bruges,1881. Livre offert et spécialement dédié à Monsieur Arthur Pecsteen, membre de la Chambre des Représentants, Lieutenant-colonel commandant la garde civique de Bruges, ancien Echevin de cette ville, Chevalier de l'Ordre de Léopold et des ordres de la Branche ernestine de Saxe et d'Albert le Valeureux.
  • X X : La Garde Civique, article non signé de l'Illustration belge du 28 mai 1905, page 67.

Notes et références [modifier]

  1. Henry-Charles Van Parys, La garde bourgeoise de Bruxelles sous l'ancien régime et ses capitaines, Recueil LI de l'Office généalogique et héraldique de Belgique, 2001