Gara Garayev

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gara Garayev

alt=Description de l'image Stamp of Azerbaijan 517.jpg.
Nom de naissance Qara Qarayev
Naissance 5 février 1918
Bakou
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Décès 13 mai 1982 (à 64 ans)
Moscou
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale Compositeur
Style Musique néoromantique
Opéra, ballet, musique symphonique,
Formation Conservatoire de Bakou
Maîtres Uzeyir Hajibeyov
Enseignement Conservatoire de Bakou
Distinctions honorifiques Académie des sciences d’Azerbaïdjan,
Artiste du peuple de l'URSS

Gara Garayev (en azéri : Qara Əbülfəz oğlu Qarayev), né le 5 février 1918 à Bakou et décédé le 13 mai 1982 à Moscou, est un compositeur soviétique et azerbaïdjanais. Gara Garayev, artiste du peuple de l'URSS (1959), député du Soviet suprême de l'Union soviétique, académicien de l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan[1] est l’une des grandes figures de la culture azerbaïdjanaise après la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Garayev est né dans la famille d’un médecin-pédiatre qui connaissait et aimait la musique traditionnelle. Il étudie le piano au Collège musical de Bakou dans la classe de Charoyev (1930 - 1935). Il continue ses études au Conservatoire de Bakou en classe de composition de Léopold Rudolph et dans la classe d’Uzeyir Hajibeyov pour apprendre les bases de la musique populaire. Les premiers essais de composition de Garayev datent de cette époque. Elles sont écrites sous l’influence de l’art populaire azerbaïdjanais. En 1937, il participe à l’expédition folklorique ayant pour but l'étude et l'enregistrement des chansons des ashiks et des mughams. Il est ensuite admis au Conservatoire de Moscou dans la classe d’Anatoli Alexandrov (composition) et de Sergueï Vassilenko (instrumentation), et plus tard de Dmitri Chostakovitch. Le travail de diplôme de Garayev était sa Deuxième symphonie, qui a parfaitement révélé le talent particulier du compositeur.

Karayev combine son activité de compositeur et la participation à la vie musicale de l’Azerbaïdjan : il est directeur artistique de l’orchestre symphonique du théâtre philharmonique de Bakou, président du département azerbaïdjanais de l’Union des compositeurs soviétiques. Durant plusieurs années, il enseigne au Conservatoire de Bakou (recteur de 1949 à 1952, professeur dès 1959). Parmi les élèves de G. Garayev, on peut citer Raouf Hadjiyev, Arif Mélikov, Khayam Mirzazade, Vassif Adiguézalov, Tofik Bakikhanov, Franguiz Alizade.

En 1959, Garayev est élu à l’Académie des sciences d’Azerbaïdjan, et la même année il est honoré du titre d’Artiste du peuple de l'URSS pour reconnaissance de ses mérites exceptionnels. Il est membre de l’Union des cinéastes à partir de 1957. Gara Garayev est mort le 13 mai 1982 à Moscou, à l'apogée de son talent créatif. Il est enterré dans l’Allée d’Honneur, à Bakou.

Œuvre[modifier | modifier le code]

L’héritage artistique de Garayev couvre tous les genres musicaux. Le style du compositeur se distingue par l’émotivité et un lyrisme dramatique et subtil. Un certain nombre d'œuvres de la fin des années 1940 - début des années 1950, sont influencés par le grand poète azerbaïdjanais Nizami : poème symphonique Leyli et Medjnoun, suite symphonique Sept Beautés. Le ballet Sept Beautés de Gara Garayev (1952, basé sur une œuvre analogue de Nizami, chorégraphié par P.A. Gusev, Théâtre d'Opéra et de Ballet d'Azerbaïdjan) a ouvert une nouvelle période dans la musique azérie. Ce ballet a joué un rôle fondamental pour le développement du ballet en Azerbaïdjan puisqu'il y a créé une nouvelle dramaturgie musicale. Le style expressif, émotif et romantique de Garayev est étroitement lié aux principes de la musique populaire. L’influence de cette musique est perceptible même dans la période avancée de son œuvre quand il choisit des techniques de composition plus rationnelles et s'essaye au dodécaphonisme (troisième symphonie, Concerto pour violon).

Gara Garayev fait preuve, dès les années 1960, de courage et d'intégrité artistique en s'intéressant à des techniques musicales considérées comme trop modernistes dans l'URSS de son temps et en défendant, en particulier, la compatibilité entre le dodécaphonisme, l'expressivité et le caractère national. Sa Troisième symphonie (1965), enregistrée sous la baguette de Rudolf Barshai, et son concerto pour violon (1967) en sont de remarquables illustrations.

Il a créé près de 110 pièces, dont des ballets, des opéras, des symphonies et de la musique de chambre, des pièces pour piano seul, des cantates, des chants et des marches. Son empreinte sur la musique d'Azerbaïdjan est profonde. Son fils Faraj Garayev est également un compositeur renommé.

Garayev est également reconnu comme pédagogue. Parmi ses élèves on peut citer son fils Faradj et Arif Mirzoyev. Gara Garayev était également l’auteur d’articles critiques, dont certains ont été publiés en 1988, à Bakou[2],[3],[4].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]