Gangsta funk

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Le gangsta funk dit G-funk est un style de rap issu de la côte Ouest des États-Unis (West Coast). Il est influencé par l’atmosphère californienne et la musique funk. Le rappeur Dr. Dre en particulier popularisa ce courant musical au début des années 1990.

Historique du genre[modifier | modifier le code]

Le style G-funk est un courant du gangsta rap West Coast (il signifie gangsta-funk) qui a connu son heure de gloire durant la première moitié des années 1990.

Le célèbre rappeur et producteur Dr. Dre, issu du groupe fondateur du gangsta rap N.W.A, créé par Eazy E. (Niggaz With Attitude), est en grande partie à l'origine du mouvement par son utilisation de samples de Funkadelic, Parliament, Ohio Players, George Clinton, Zapp et d'autres groupes de funk des années 1970-80 et des synthétiseurs tel que le Prophet 5, le Juno-106, l'ARP 2600 et les Moog, particulièrement dans les musiques de l'album « The Chronic » sorti en 1992.

Ce courant musical fut réitéré dans de nombreux albums à l'époque, comme ceux de la maison de production Death Row (Suge Knight et Dr. Dre), en particulier en 1993 par la sortie du sulfureux « Doggystyle » de Snoop Doggy Dogg avec le tube planétaire « What's My Name ? », en 1994 par « Regulate... G Funk Era » de Warren G et en 1995 par « Dogg Food » du groupe Tha Dogg Pound. Le G-Funk fut également utilisé en 1996 dans le premier double album de l'histoire du rap américain, « All Eyez On Me » de 2 Pac qui contient « California Love ». Il fut aussi présent dans « Conversation » de Tha Twinz, « This is the Shack » de The Dove Shack et « G-Funk Classics V 1 & 2 » de Nate Dogg.

Bien que Dr. Dre en personne ait déclaré le G-funk mort en 1996, ce style musical a encore été exploité jusqu'au début des années 2000 par un grand nombre d'artistes aussi bien issus de la West Coast (Californie, Nevada, Arizona, Washington) que du Texas, de l'Ohio, du Tennessee ou encore du Michigan. Nettement moins médiatisés mais tout aussi intéressants, ces rappeurs ont souvent privilégié les compositions originales ou rejouées au sampling intensif des premiers disques G-funk (« The Chronic », « Doggystyle »). On peut citer entre autres les noms de Sean T, Y-D, Vontel, Madd Hatta, U.D.I., T-Mo, Felony, Playa G, Seven, D.O.A., II Triflin, Precise, Murder Inc., Tymatale, Game Clinic, 44 Clique, Eastside, Mr. Iroc, The CMC's, Fly Nate, 909 Boyz, Gank Move, Sweet P, Tha D.R.E., Touie, Sinister, The Bonafied, E-Mack-7, Coalition, Mic-C, Bombshell ou encore L.A.Z.

Le G-funk est également ré-apparu en France, développé entre autres par les productions du rappeur-producteur Aelpeacha et des Talkboxers-producteurs Dogg Master et DJ AK; tous ces artistes se sont exportés avec grand succès en Californie, en collaborant régulièrement avec les plus grands de la scène westcoast. La thématique des morceaux reste généralement très proche du modèle californien.

Malgré beaucoup de remarques au sujet de sa mort, le G-funk continue à exister aujourd'hui en Californie en particulier à travers le Chicano Rap où des artistes comme Mr. Criminal, Mr. Capone-E, Cypress Hill, Ese Menace, Hi-Power… continuent à perpétuer le style en utilisant les caractéristiques typiques à ce style.

Caractéristiques du G-funk[modifier | modifier le code]

Les musiques de style G-funk sont basées sur des grooves mélodiques, par opposition au rap hardcore issu de New York.

Les instrumentales sont principalement constituées de samples de funk ou soul, de sons issus d'un synthétiseur, d’un flow modéré et souvent accompagnées d'un refrain chanté par une femme ou parrain de la soul/Funk music comme Marvin Gaye ou Enois Scroggins. Et souvent composées de grosses basses de synthé et de leads (sons aigus et longs) et du fameux vocoder (voix robotisée), de Talk Box comme Roger Troutman dans "California Love" de Tupac et Dr. Dre, sans oublier les sons provenant de la soul music (mellow, Fender Rhodes) et de plusieurs formes de percussions (conga etc.). Ces dernières années, le son et la rythmique westcoast ont évolué avec par exemple l'intégration de cordes, ou des charlestons ultra rapides par rapport au bpm du morceau. On entend aujourd'hui plus de rythmiques dépassant les 100 BPM (Beats per minute ou battements par minute en français) mais si l'aspect musical en soi a changé, les thématiques du G-funk restent fidèles à elles-mêmes. Les clips West Coast ont toujours gardé ce style reconnaissable : des femmes dénudées qui dansent autour des cabriolets customisés (type "lowrider") ou de superbes villas de luxe de Californie où se déroulent des orgies autour de piscines plus immenses les unes que les autres. Cependant, d'autres artistes comme Kam, MC Ren et surtout Paris, infirment cette règle en prenant un engagement politique.

Principaux artistes de G-funk[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive

États-Unis :

France :

Références de la G-funk[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]