Galinsoga parviflora

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Galinsoga parviflora, le Galinsoga (ou Galinsoge) à petites fleurs ou Piquant blanc, est une espèce de plante herbacée de la famille des Asteraceae, originaire d'Amérique du Sud. On la connait aussi sous les noms de « Scabieuse des champs »[1], « herbe piment » ou « sournette blanche»[2].

En espagnol, elle est connue sous le nom de guasca en Colombie, et de mielcilla au Costa Rica, et en allemand sous le nom de Franzosenkraut (herbe française)[3]. Le nom anglais de gallant soldiers est un jeu de mot sur Galinsoga.

Cette espèce diploïde a 16 chromosomes (2n = 2x = 16)[4].

Description[modifier | modifier le code]

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Port général de la plante

Galinsoga parviflora est une plante herbacée annuelle, sensible aux gelées. Elle croît jusqu'à 60 cm de haut environ (exceptionnellement jusqu'à 1,2 m). Ses tiges glabres, généralement étalées, sont souvent ramifiées à la base. Les feuilles entières, ovales à pointe aigüe, dentées, opposées ont un pétiole très court.

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Les fleurs sont groupées en capitules de petite taille, terminaux ou axillaires, comprenant de 15 à 50 fleurons (fleurs tubulées) jaunes au centre, ornés de 3 à 8 (habituellement cinq) fleurs extérieures ligulées blanches. Les floraisons se succèdent de mai à octobre dans l'hémisphère Nord.

Les graines sont des akènes de 2 mm de long environ (y compris l'aigrette)[5]. Le poids de 1000 graines est de 0,267 g. On compte en moyenne 26 graines par capitule, mais une plante peut en porter de 2000 à 15 000, voire bien plus, plusieurs floraisons se succédant sur le même pied jusqu'au premières gelées. Ces graines peuvent subsister dans le sol et rester viables de deux à cinq ans. En l'absence totale de dormance, elles peuvent germer immédiatement après leur maturité[6].

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Galinsoga parviflora est répandue dans toutes les régions chaudes (tropicales et tempérées) du monde. C'est une rudérale et adventice, qui pousse souvent en mélange avec l'espèce Galinsoga quadriradiata, également originaire d'Amérique du Sud et très proche morphologiquement. En France sa résistance à certains herbicides (tels le propyzamide) lui a permis de proliférer dans les cultures maraîchères[7]. C'est une adventice courante et localement importante en Afrique tropicale[8]. Cette plante, qui se plait dans les sols riches en éléments nutritifs et bien drainés, est considérée en Afrique comme un bon indicateur de la fertilité des sols.

Galinsoga parviflora fut introduite aux jardins botaniques royaux de Kew en provenance du Pérou en 1796, et de là se diffusa dans le milieu naturel en Grande-Bretagne[6]. Selon d'autres sources, elle aurait pénétré en Europe sous forme de graines envoyées par les botanistes espagnols Ruiz et Pavón aux herbiers de Paris et Madrid en 1794. C'est aujourd'hui une adventice cosmopolite, parfois consommée comme légume ou condiment.

Utilisation[modifier | modifier le code]

alimentaire[modifier | modifier le code]

Les feuilles sont comestibles. En Colombie, on utilise la plante comme condiment, sous la forme de feuilles séchées, pour aromatiser une soupe locale, l'ajiaco. C'est aussi un ingrédient entrant dans la composition de certaines salades.

médicinale[modifier | modifier le code]

En Afrique, les feuilles de galinsoga sont utilisées, notamment, pour calmer les piqûres d’orties et traiter les inflammations de la peau[8]. Au Brésil, où la plante est appelée Picão branco, elle est considérée comme digestive et serait très utilisée en cas de maux d'estomac et autres troubles de l'appareil digestif[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Walter Erhardt, Erich Götz, Allen J. Coombes, Nils Bödeker, Siegmund Seybold, The Timber Press Dictionary of Plant Names, Timber Press,‎ 2010 (ISBN 1604691158 et 9781604691153), p. 358.
  2. « Galinsoga parviflora », EPPO Plant Protection Thesaurus (consulté le 7 décembre 2010).
  3. (en) « Tridax parviflora (Galinsoga parviflora) in Profile »
  4. (en) M. C. Gopinathan et C. R. Babu, « Cytogenetics of Galinsoga parviflora Cav. and G. Ciliata (Raf.) Blake, and their natural hybrids (Asteraceae) », Université de Delhi, département de botanique,‎ 1982 (consulté le 27 septembre 2010).
  5. Galinsoga parviflora, HYPPA, INRA Malherbologie - 2007, consulté le 26 septembre 2010.
  6. a et b (en) W. Bond, G. Davies, R. Turner, « The biology and non-chemical control of Gallant Soldiers (Galinsoga parviflora Cav.) », Garden Organic (HDRA),‎ novembre 2007 (consulté le 37 septembre 2010)
  7. (fr) Philippe Jauzein, Flore des champs cultivés, Paris, INRA / Sopra,‎ 1995 (ISBN 2-7380-0594-2), p. 199
  8. a et b (fr) « Galinsoga parviflora Cav. », Fiche de Protabase. PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas (consulté le 26 septembre 2010)
  9. (pt) « Fitoterapia », Instituto Ahau (consulté le 27 septembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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