Galileo (système de positionnement)

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Galileo est un projet européen de système de positionnement par satellites. En test depuis fin 2005 suite aux lancements des 2 satellites Giove-A et Giove-B en décembre 2005 et avril 2008, les 4 premiers satellites de la constellation seront testés à partir de 2011 et le système sera opérationnel en 2014[1].

Galileo sera « couramment utilisé dans les transports maritimes, aériens et terrestres, les opérations de secours et de sauvetage, les travaux publics, la prospection pétrolière, l'agriculture, ou tout simplement associé à la voiture ou au téléphone mobile dans la vie de tous les jours »[2].

Il garantira l'autonomie de l'UE vis-à-vis des USA dans ce domaine stratégique, notamment dans les applications militaires, et déploiera des facultés avancées par rapport à celles présentement offertes par le GPS des USA[2].

Sommaire

[modifier] Présentation de Galileo

Ce système de positionnement par satellite est destiné à supprimer la dépendance de l'Europe en matières spatiales, et notamment vis-à-vis du système américain, le GPS (Global Positioning System).

Cette indépendance est importante, car le GPS souffre de nombreuses restrictions sur la précision du positionnement (de l'ordre de 20 mètres pour le signal gratuit), sur la fiabilité ou sa continuité (le positionnement peut être impossible dans certaines zones du globe et/ou à certains moments, pour des raisons techniques et/ou politiques).

[modifier] Sous contrôle civil

Le système sera sous contrôle strictement civil, contrairement aux autres systèmes existants qui sont eux, sous contrôle militaire.

Les deux responsables du projet sont

Pour cette occasion, une entreprise commune, European Satellite Navigation Industries (ESNIS), anciennement Galileo Industries (GAIN), a été créée en juillet 2003, ayant son siège à Bruxelles en Belgique. Après l'échec de ce mode de financement, une nouvelle solution a été mise en place à partir de la fin 2007 : un financement direct de l'ESA, sans l'intermédiaire ESNIS.

Selon les estimations le programme devrait créer entre 15 000[3] et 20 000 emplois en Europe[4] et 2 000 emplois permanents liés à son exploitation[4].

[modifier] Signaux sur 3 bandes

Galileo diffusera ses signaux sur 3 bandes (E1, E5, E6):

[modifier] Cinq services

5 services sont prévus[5] :

[modifier] Galileo complémentaire avec le système EGNOS

L’European geostationary navigation overlay system (EGNOS) est le premier programme européen de navigation et de positionnement par satellite qui s'est ouvert au grand public et aux entreprises le 1er octobre 2009.

En attendant que le système de 30 satellites soit déployé, les quatre premiers seront lancés en 2011, les suivants jusqu'en 2014, EGNOS préfigure Galileo. Ce réseau de 40 stations terrestres corrige les signaux des systèmes de positionnement des américain GPS et russe GLONASS, dans leurs versions actuelles et futures.

Grâce à l'interopérabilité du GPS et de GLONASS, EGNOS améliore à la fois leur fiabilité et leur précision : la précision nominale du GPS, de 20 mètres environ, passe ainsi à une précision horizontale de 2 mètres avec EGNOS, avec des signaux fiables. EGNOS est épaulé par trois satellites propres.

EGNOS est surtout utile pour la navigation aérienne (la précision verticale est très supérieure), la précision du GPS étant souvent suffisante pour les usages courants.

EGNOS est un système de GPS différentiel qui a des équivalents pour d'autres parties du monde. Tous ces systèmes sont compatibles entre eux, ce qui permet aux équipements (compatibles) GPS d'utiliser l'apport du WAAS, du MSAS et de EGNOS sur leurs continents respectifs.

[modifier] Historique, gouvernance et développement

En 2001, après de longues tergiversations, l'Union européenne a pris la décision de principe de construire son propre système de géopositionnement par satellite. De fait, l'organisation construite est complexe mélangeant les financements publics et privés, et multipliant les structures bureaucratiques.

[modifier] Concession

Le 27 juin 2005, Galileo Joint Undertaking (GJU) a négocié l'attribution de la concession avec deux consortiums qui avaient présenté leur offre conjointe :

La décision du GJU repose initialement sur l'espoir que la mutualisation des efforts et des moyens permettra la mise en place de Galileo plus rapidement et de manière plus sûre. Les recettes commerciales devraient également être 20 % plus importantes que s'il n'y avait eu qu'un seul consortium choisi (Voir l'article sur wikinews).

Le système du partenariat public privé a été annulé par la Commission et les États membre de l'Union en juin et novembre 2007. L'entreprise commune Galileo fut dissoute le 31 décembre 2006. C'est l'Agence spatiale européenne qui est chargée d'organiser l'appel d'offre pour les six lots définis par la Commission pour la phase FOC (fully operational capability) du programme Galileo. L'ESA appliquera le droit de la Communauté et échappera donc au droit du juste retour. Le Conseil TTE du 7 avril 2008 a redéfini le rôle de l'agence communautaire GSA (European GNSS Supervisory Authority). Le règlement 1321 / 2004 est en cours de réécriture et officialisera les nouvelles fonctions de la GSA. Création d'un panel interinstitutionnel qui se réunira chaque trimestre. C'est un organisme de type nouveau. Sa création est accolée au règlement de juillet 2008, elle n'a aucune valeur juridique.

[modifier] Financement et difficultés rencontrées

L'investissement estimé du programme est supérieur à 3,4 milliards d'euros.

Les frais d'exploitation annuels sont estimés à 220 millions d'euros.

Le financement du programme était prévu initialement avec des fonds publics et privés :

Mais de très nombreuses difficultés ont été rencontrées dès le début du projet : rivalité entre États et notamment entre Italie et Allemagne, difficulté à choisir un consortium, volonté d'associer les deux consortiums concurrents, puis grande difficulté (compréhensible) au sujet du leadership, etc.

Ces difficultés perdurent, et ont déjà causé « un retard de 5 ans par rapport au calendrier initial ». La Commission Européenne a plaidé avec force le 17 mai 2007 « pour un financement public complet des 30 satellites de son futur système de navigation par satellite Galileo (le GPS européen), exploité par le privé une fois opérationnels ». Ce scénario, jugé « le plus avantageux » par le commissaire aux Transports Jacques Barrot, sera présenté aux ministres européens des Transports les 7 et 8 juin 2007. Il impliquerait un déploiement complet des satellites « à la fin 2012 », avec de premières utilisations concrètes un an plus tôt, selon la Commission européenne [6].

Le coût total cité dans cet article (10 milliards d'euros, de 2007 à 2030, période incluant un contrat d'exploitation privée d'une durée de vingt ans) est très supérieur au total cité plus haut : 3,4 milliards d'investissements + 4,4 milliards pour l'exploitation (20 fois 220 millions d'euros). Dans ce scénario, le coût public sur la période 2007-2013 resterait cependant à 3,4 milliards d'euros. Selon Jacques Barrot, il pourrait en partie être financé par des « crédits non consommés » en provenance de diverses lignes de compte du budget communautaire (aides agricoles pour les stocks de céréales, crédits de recherche, fonds européen contre les catastrophes naturelles). Cependant certains commissaires européens ont exprimé leur hostilité à ces transferts entre lignes budgétaires et selon Mariann Fischer Boel : « Le financement de Galileo ne peut pas dépendre du cours des céréales », alors que Günter Verheugen met en doute l'intérêt des projets de Galileo et le juge « stupide »[7] (par opposition à GMES).

Le 23 avril 2008, le Parlement européen a finalement approuvé le financement entièrement public de Galileo, en vue d'une finalisation du projet pour 2013, avec un financement de 3,4 milliards d'euros. L'accord a été très largement avalisé avec 607 voix (sur 750) pour. Ainsi, dès la première lecture, le financement du projet par l'Union européenne reçoit le feu vert.

De ce fait, Galileo aura un statut unique en tant que première infrastructure commune produite et financée par l'Union européenne, qui en sera également propriétaire. La Commission européenne gérera le projet avec comme contractant principal l'Agence spatiale européenne. L'autorité européenne de surveillance du Système Global de Navigation par Satellite (GNSS) gérera le centre de sécurité; et un comité ad hoc fera un bilan trimestriel des progrès réalisés.

Saluant ce rapport, le Commissaire Jacques Barrot s'est réjoui de cet accord. Il a souligné qu'il respecte les accords budgétaires passés. Au nom de la Commission des Budgets, Margaritis Schinas s'est félicité de l'accord, précisant que « si l'UE avait l'argent, ce qui importait, c'était le cadre dans lequel il serait dépensé ». Il a de même souligné la responsabilité du Parlement Européen dans le contrôle de l'utilisation d'une part non négligeable de l'argent des contribuables. Pour la Commission des Transports, Anne Elisabet Jensen a elle aussi applaudi l'accord et la sécurité accrue que Galileo devrait assurer au transport. Jeffrey Titford a fait entendre une voix dissonante en mettant l'accent sur les émissions de gaz carbonique engendrées par le lancement de 30 satellites.

[modifier] Coopération

[modifier] Avec les États-Unis

Les États-Unis ont, dès le début du projet, tenté de le faire annuler, et cela pour différentes raisons plus ou moins avouées :

Les États-Unis ont finalement accepté Galileo et vont même y participer. C'est ainsi qu'en marge du sommet États-Unis Union-européenne, qui s'est déroulé en Irlande, a été signé le 26 juin 2004 un accord final permettant l'interopérabilité technique de Galileo avec le GPS. Cela permettra de pouvoir utiliser le système Galileo et GPS avec un même récepteur. De plus, si un des systèmes venait à avoir des défaillances, le second prendra le relais de façon totalement transparente.

L'utilisation conjointe des 2 systèmes et du système EGNOS (système diffusant par des satellites géostationnaires des données de correction du GPS américain à partir d'un réseau de surveillance au sol) permet d'améliorer la précision du positionnement sur l'ensemble de la planète.

Cet accord du 26 juin 2004 est en grande partie confidentiel mais pour l'essentiel, il peut être dit que l'accord conclu prévoit la possibilité de discriminer, en cas de crise, les signaux militaires américains "M code" des signaux civils du GPS américain. Réciproquement, l'accord permet aussi de maintenir en opération les signaux PRS (dédiés aux services publics) européens quand il sera nécessaire d'interdire, pour des raisons de sécurité, l'accès aux signaux ouverts[8].

Par ailleurs, malgré la participation des États-Unis, Galileo est concurrencé par un projet américain analogue.

[modifier] Avec plusieurs autres pays

De nombreux autres pays sont intéressés pour participer à Galileo, à des niveaux de coopération plus ou moins importants.

En septembre 2005 cinq pays ont signé des accords de participation à Galileo :

La Norvège Norvège, non membre de l'UE mais membre de l'ESA, s'est à son tour jointe à Galileo, signant un accord le 3 avril 2009. Contrat de 68,9 millions d'euros, permettant aux entreprises norvégiennes de répondre aux appels d'offre du programme[12].

D'autres discussions sont en cours avec les pays suivants :

[modifier] Etudes, rapports sur les retards de ce projet

Plusieurs études ont été réalisées sur ce grand projet européen, du fait du très grand retard accumulé depuis le lancement. Dont une réalisée par la Cour des Comptes européenne[13].

Ces retards sont extrêmement liés[14] à :

[modifier] Réorganisation récente, très différente

[modifier] Accord européen sur un financement public

Le 23 novembre 2007, les États membres de l'Union européenne se mettent d'accord sur le financement public du programme et les 2,7 milliards d'euros nécessaires[16].

Un autre accord, conclu le 29 novembre 2007 à la majorité qualifiée, sans l'Espagne, permet de résoudre des différends entre pays participants sur l'attribution des appels d'offres.

Le lendemain, 30 novembre, l'Espagne se joint au programme, annonce le ministre portugais des Transports, Mario Lino, qui présidait la réunion des ministres européens des Transports à Bruxelles[17], ce pays devant abriter un centre au sol, chargé du signal dédié spécifiquement à la protection civile ("Safety of Life"), utilisé en cas de problème dans le domaine de la sécurité maritime, aérienne et ferroviaire.

Le projet est ainsi divisé en six segments[18], chacun d'entre eux faisant l'objet d'un appel d'offres[19] :

Chaque segment est/sera doté d'une société « chef de file » - mais aucun chef de file ne pourra être maître d'œuvre de plus de deux segments - et de sous-traitants à hauteur de 40 % des contrats.

La question financière et la politique d'approvisionnement semblent réglées, mais il reste encore de nombreux obstacles à franchir avant le déploiement de la constellation[18].

Le 28 novembre 2007, l'allemand OHB-System et le britannique SSTL (en) annoncent leur alliance pour répondre à l'appel d'offres du segment spatial[18].

Le 23 avril 2008, le Parlement européen a donné le feu vert à la partie finale du projet, avec un financement de 3,4 milliards d'euros sur des fonds communautaires[20].

Pour ce premier grand projet industriel, et stratégique, mené par l'Union européenne. Pour l'ancien commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo représente « un outil de souveraineté pour l'Europe » et marquera son « indépendance totale »[21]. Néanmoins, le droit de l'OMC s'applique aux marchés publics de la Communauté. Les 13 Etats signataires de l'accord OMC marchés publics de 94 ( USA, chine, Japon, Singapour, Israel) pourront faire des offres sur les parties non stratégiques des six lots et sous condition de réciprocité.

[modifier] Accord également sur le règlement ’sécurité’ de Galileo et de Egnos

Après avoir obtenu l’accord (volets financier et industriel) des Etats membres de l’UE, le Parlement européen a aussi approuvé le règlement ’sécurité’ de Galileo et du service européen de navigation géostationnaire (Egnos).

« Compromis » négocié avec le Conseil de l’UE et la Commission européenne lors de réunions informelles, ce texte reprend la plupart des amendements proposés le 29 janvier dernier par la commission industrie, recherche et énergie du Parlement européen. ... Ce texte invite aussi la Commission européenne à définir les principales exigences techniques en matière de contrôle de l’accès aux technologies assurant la sécurité de Galileo et d’Egnos.

Ainsi « les États membres devraient adopter leurs réglementations nationales de sécurité afin d’atteindre le même niveau de protection que celui en vigueur pour les informations secrètes de l’UE dans le domaine de la sécurité industrielle d’Euratom », souligne le Parlement européen dans un communiqué daté du 23 avril 2008. Parallèlement, les missions de l’Autorité européenne de surveillance de Galileo (ASG), autorité créée pour l’occasion, ont été revisées[22].

[modifier] Secteurs d'applications

Les secteurs d'applications sont nombreux. Ils touchent aussi bien le secteur civil (marine marchande, aviation, véhicule de particulier, etc.) que militaire (positionnement des troupes et des unités mécanisées, des missiles ou des avions). Ce dernier secteur est toutefois sujet à discussions. À plusieurs reprises il a été dit que Galileo est «un programme civil sous contrôle civil». Cependant à partir du moment où le signal PRS est utilisé par les pompiers ou la police, rien n'empêcherait l'armée d'en faire de même.

En plus du positionnement, comme les satellites disposent chacun d'une horloge atomique ultra-précise, Galileo peut servir de base temporelle. Le service commercial permet également d'envoyer des messages d'informations à grande échelle.

[modifier] « European Satellite Navigation Competition », ex « Galileo Masters »

L'« European Satellite Navigation Competition » est un concours européen d’idées sur la navigation par satellite, lancé en 2004 sur une initiative du Land de Bavière sous le nom de Galileo Masters.

Les créateurs et organisateurs ont pour objectif de réunir des idées concernant les applications commerciales pour la navigation satellite et de promouvoir les idées individuelles par le biais d’attribution de prix.

Le concours est ouvert aux étudiants (majeurs), particuliers, très petites entreprises, petites et moyennes entreprises, et institutions scientifiques implantées au sein de la Communauté européenne.

Jusqu'en 2009, la Fondation Sophia Antipolis, présidée par le Sénateur Pierre Laffitte et l’agence de développement économique des Alpes-Maritimes, Team Côte d’Azur, présidée par Jean-Pierre Mascarelli, vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes, étaient le portail d’entrée unique France[23] de ce concours d’idées sur les applications commerciales futures de la navigation par satellite.

[modifier] Trophées 2004 à 2007

2004[24]
2005[25]
2007[26]

[modifier] Un concours qui prend une dimension mondiale

"Ce concours a, depuis son lancement, connu une réelle montée en puissance : le nombre de régions partenaires est passé de 3 à 13, le nombre de participants de 84 à 258, et ce sont à présent 77 experts (17 au départ) qui sont chargés d'évaluer les idées.

Le concours prend de plus cette année une dimension internationale, avec l'arrivée de Taïwan et de Queensland (Australie) rejoignant 11 régions d’Europe : Nice - Sophia Antipolis pour la France, Bavière, Hesse, Basse Saxe, Bade-Württemberg et Rhénanie du Nord - Westphalie pour l'Allemagne, Prague (République tchèque), Madrid (Espagne), Sud de la Hollande, Royaume-Uni, Irlande et Lombardie (Italie).

La compétition reçoit pour la première fois le soutien de la GSA, l'autorité européenne de supervision du programme Galileo, qui vise à accélérer le développement des marchés de la navigation par satellite (GNSS) tout en veillant à ce que l'industrie européenne reste très compétitive."[27]

[modifier] En 2008, 4 prix thématiques spéciaux

Cette année, quatre prix thématiques sont mis en place par les acteurs suivants :

[modifier] Le calendrier du Concours 2008

[modifier] European Satellite Navigation Competition 2009

La région Nice-Sophia Antipolis est venue en force à Madrid, à la conférence internationale de lancement des "Galileo Masters 09", pour confirmer sa participation, pour la 6ème année consécutive, à l’European Satellite Navigation Competition 2009[28].

[modifier] Partie technique

[modifier] Découpage initial

Le programme initial était composé de quatre parties (aussi appelées « segments ») :

[modifier] Le segment spatial

Elle est constituée d'un déploiement de trente satellites placés sur trois orbites circulaires, à une altitude de 23 616 kilomètres. Chaque orbite comporte un satellite de secours.

Chaque satellite pèse 700 kilogrammes et contient notamment :

[modifier] Le segment sol de contrôle

Le segment sol de contrôle est chargé du contrôle des satellites. Il est constitué de :

Le récepteur GRC (Ground Receiver Chain) traitant les signaux PRS (Public Regulated Service) est développé par Thales à Valence dans la Drôme.

Le premier système de relais terrestre a été présenté le 10 novembre 2009 à Transinne (Euro Space Center, Belgique) avant de prendre la direction de la Polynésie française.

[modifier] Le segment sol de mission

Le segment sol de mission est chargé de créer le message de navigation diffusé par le satellite (garant des performances des services), de détecter les éventuelles anomalies et d'en prévenir les utilisateurs (dans le message diffusé par les satellites), ainsi que de mesurer les performances du système.

Il est constitué de :

[modifier] Le segment de test des utilisateurs

Ce segment est destiné à valider en environnement réel les performances des récepteurs du commerce (ou plus exactement leurs prototypes).

Le récepteur TUS (Test User Segment) est développé par Thales à Valence dans la Drôme.

[modifier] Le découpage actuel

Après les nombreux rebondissements, le projet est divisé en 6 segments[18], chacun d'entre eux faisant l'objet d'un appel d'offres[19] :

[modifier] Mise en place

[modifier] Segment spatial

Le développement du segment spatial débute dans les années 2000 avec des études et réalisations de satellites de démonstration, puis des commandes de satellites définitifs, ainsi que des lanceurs nécessaires.

Article détaillé : Galileo (segment spatial).

[modifier] Segment sol de contrôle

[modifier] Centres de sécurité

La Commission européenne a retenu l'offre franco-britannique d'installation de deux centres de sécurité :

Ils gèrent les accès au service gouvernemental PRS (Public Regulated Service), surveillent la sécurité de Galileo et peuvent intervenir dans l'exploitation du système selon les règles de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l'Union européenne[31].

[modifier] Sources

[modifier] Références

  1. GALILEO: la Commission passe d'importants marchés pour que le système soit opérationnel début 2014
  2. a et b Jean-Marc Piéplu, un des premiers concepteurs de Galileo, GPS et Galileo : Systèmes de navigation par satellites (Broché).
  3. (fr) Galileo sur gouv.fr/, 14 décembre 2006. Consulté le 10 septembre 2008
  4. a et b (fr) Navigation par satellite: Galileo sur Europa.eu, 13 janvier 2006. Mis en ligne le 13 janvier 2006, consulté le 10 septembre 2008
  5. Lizon-Tati 2005
  6. Bruxelles plaide pour un financement public complet des satellites de Galileo
  7. Galileo taxé de « système stupide »
  8. Revue 'Flux, éditée par Les Ingénieurs Supélec - n°240 juillet 2006
  9. (fr) Galileo : Loyola de Palacio salue le feu vert pour un accord entre l'UE et la Chine
  10. (fr) GALILEO : l'Union européenne et l'Inde concluent un accord
  11. (fr) L'UE et Israël scellent leur accord sur Galileo
  12. GPSdaily.com
  13. Extraits du Rapport de la Cour des Comptes européenne : "L’audit a couvert la période durant laquelle l’entreprise commune Galileo (Galileo Joint Undertaking - GJU) a assuré la gestion de la phase de développement et de validation et a porté en particulier sur le mandat qui lui avait été confié, la façon dont elle a été mise en place et la gestion des tâches qui lui avaient été assignées. ...l’entreprise commune Galileo a été contrainte de négocier un partenariat public-privé (PPP) irréaliste" La supervision des actions de développement technologique, tâche incombant à l’entreprise commune Galileo, a été considérablement limitée par des questions de gouvernance, un budget incomplet et des retards, ainsi que par l’organisation industrielle de la phase de développement et de validation. ... La Commission n’a pas donné les impulsions adaptées au développement et à la gestion du programme Galileo".
  14. Les surcoûts de l’A400M en 16 questions. (3) Tous les problèmes enfin réglés ?
  15. "De 1999 à 2007, l’Union européenne (UE) a souhaité procéder au déploiement et à l’exploitation de Galileo, programme européen de radionavigation par satellite, par la voie d’un partenariat public-privé (PPP). Cette stratégie s’est traduite par un échec. De multiples raisons expliquent ce revers. La présente étude se focalise sur l’une d’entre elles - l’absence de négociations transparentes et compétitives -, et vise à comprendre ses tenants et ses aboutissants. Sa conclusion est que le secteur spatial, en Europe, repose sur des fondements et des logiques incompatibles avec la mise en place de procédures d’appels d’offres paneuropéennes ne prenant pas en compte l’impératif d’une répartition équilibrée des contrats publics entre les entreprises du secteur. Ceci rend, de la sorte, très difficilement négociables des contrats globaux, à l’instar des PPP, et contraint l’UE à prendre en compte le principe de « juste retour » dans la passation de contrats publics de caractère spatial" Galileo : Le Partenariat Public-Privé à l’Epreuve du « Juste Retour », Martin Caudron, European Political and Administrative Studies, Cahiers de recherche politique de Bruges No 11 / février 2010.
  16. « Un accord européen à propos de Galileo », dans l'Express, www.levif.be
  17. « Galileo: un accord a été trouvé avec l'Espagne », online afp.google.com
  18. a, b, c et d Lardier 2007
  19. a et b Le Monde, 29 novembre 2007
  20. « Lancement de Giove-B, le second satellite-test du système Galileo », 27 avril 2008, online dans AFP
  21. Bonnes nouvelles pour l’Europe (pour l’UE) : Galileo enfin remis sur orbite !
  22. Bonnes nouvelles pour l’Europe : Galileo enfin remis sur orbite !
  23. « Participation de Nice-Sophia Antipolis au concours Galileo Masters 2007 », Site des Galileo Masters
  24. Largillet 2004
  25. Largillet 2005
  26. Navas 2007
  27. Sophia, porte d'entrée France de l"European Satellite Navigation Competition 2008"
  28. Largillet 2009
  29. a et b Dow Jones, « Bruxelles attribue plus de EUR1 md de contrats pour Galileo », dans EasyBourse, 7 janvier 2010, en ligne www.easybourse.com
  30. Sociétés : Galileo : 14 satellites confiés à une PME allemande, dans Le Figaro, 8 janvier 2010
  31. « Centre de sécurité : choix de Saint-Germain-en-Laye et Swanwick pour Galileo », dans CNESMAG, avril 2010

[modifier] Bibliographie

[modifier] Annexes

[modifier] Lecture approfondie

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Système de positionnement par satellites
Opérationnels : États-Unis d'Amérique GPS | URSS / Russie GLONASS
En développement : UE Galileo | Chine Beidou | Inde IRNSS
Hors service : États-Unis d'Amérique Transit
Voir aussi : EGNOS | WAAS | LAAS
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