Galerie de Minéralogie et de Géologie du Muséum national d'Histoire naturelle

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Façade principale de la Galerie de Minéralogie et de Géologie.
Bloc de quartz fumé exposé devant la façade de la galerie

La galerie de minéralogie et de géologie est l'un des établissements du Muséum national d'histoire naturelle. Elle se trouve dans le Jardin des Plantes de Paris. Elle comporte une collection de gemmes, cristaux et minéraux, dont certains précieux, qui figure parmi les collections plus anciennes et les plus prestigieuses du monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de cette collection remonte à 1625, époque à laquelle des minéraux aux vertus médicinales étaient déposés dans le « droguier du jardin royal des plantes médicinales. » Par la suite, la collection a été enrichie de pierres précieuses sous Louis XIV et est présentée au public depuis 1745.

Elle contient environ 600 000 échantillons de minéraux, dont une collection unique au monde de cristaux géants et une collection de pierres précieuses provenant des anciennes collections royales.

La galerie de Géologie et Minéralogie du MNHN, pleine et vide.

La galerie, aux grandes vitrines en bois sculpté, construite en 1833 par Charles Rohault de Fleury est le premier bâtiment construit en France pour être destinée à un musée. Elle a été rénovée en 1963 par Jean Orcel, qui l'avait considérablement enrichie grâce à des dons comme celui de la collection Louis Vésigné, selon une présentation thématique spectaculairement « julesvernienne », qui lui valut le tournage de scènes de films[1]. Mais cette présentation ne correspondait plus aux normes modernes de sécurité anti-vol, anti-incendie et anti-radiations ionisantes, et comme l'argent manquait pour la mettre aux normes tout en conservant son esthétique[2], elle fut démontée en 2004[3] et les collections, à l'exception de certaines pièces désormais présentées en sous-sol, furent rangées dans des contenants métalliques, après quoi l'espace fut consacré à des expositions thématiques temporaires telles que les Cristaux géants ou l'Or. De l'ancienne présentation, il ne subsiste que quelques fresques et des tableaux à l'huile en mauvais état, et c'est désormais une « galerie virtuelle » que les visiteurs passionnés de minéralogie et de géologie peuvent visiter… devant leurs écrans d'ordinateur.

La réouverture de la Galerie de Minéralogie et de Géologie est programmée (dans une présentation plus moderne) fin 2014, lorsque sa rénovation sera achevée[4].

Galerie virtuelle de minéralogie[modifier | modifier le code]

À l’occasion de l'Année internationale de la Planète Terre en 2008, le Muséum national d'histoire naturelle a lancé sa galerie virtuelle de minéralogie[5], grâce au mécénat de la Fondation Total.

Dédié à la minéralogie, ce site internet bilingue français-anglais a la volonté de faire découvrir au plus grand nombre les trésors, désormais cachés, des collections de Minéralogie du Muséum. Ce site permet notamment de découvrir 300 spécimens soigneusement sélectionnés en fonction de leur pertinence à la fois scientifique, historique et esthétique. Ces 300 minéraux ont été numérisés en haute définition, afin de favoriser la navigation par l’image, ce qui permet de zoomer sur les minéraux et de les manipuler virtuellement. Le site continuera à se développer à travers de nouvelles rubriques et la numérisation de nouveaux minéraux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le film de 52 minutes « Les dessous de la Terre » par exemple, consacré aux collections de Géologie, y fut tourné par Francis Duranthon, avant d'être diffusé sur FR3 et la Cinq, en 2002 et 2003
  2. Mettre les collections de minéralogie aux normes tout en conservant leur esthétique, a été fait par exemple au Naturhistorisches Museum de Vienne en Autriche : voir les photos dans l'article.
  3. Selon les professeurs Henri-Jean Schubnel, qui a pris sa retraite en 2003, et Patrick De Wever, qui dirigeait le laboratoire de géologie jusqu'en 2001, « les magnifiques collections minéralogiques et géologiques du Muséum, parmi les quatre plus prestigieuses au monde avec des pièces uniques et un catalogue international, sont, faute de budgets, actuellement au fond de tiroirs et invisibles pour le public, tandis que la fameuse galerie des Colonnes, qui mesure 16 mètres de large sur 100 mètres de long et qui relatait toute l'histoire de la planète dans 192 vitrines, est complètement vide et ne reçoit plus de visiteurs que pour des expositions temporaires ; son beau parquet est endommagé, ainsi que les tableaux qui l'ornaient ; les 24 meubles classés de la collection de Louis XVIII en acajou de Cuba (espèce disparue) qui y étaient installés, propriété du Collège de France, ont été déplacés ailleurs, de même que les quelque 800 types d'espèces minérales de référence (le quart des espèces connues), parmi lesquelles on peut notamment trouver pêle-mêle un saphir jaune de plusieurs centaines de milliers d'euros, un échantillon de déchet naturel radioactif de 2,5 milliards d'années venant du Gabon (il n'est pas nocif mais possède une grande valeur historique) et, venant d'une ancienne mine de fer de l'Isère, la plus belle cristallisation de sidérite connue. ». Pierre-Jacques Chiappero, l'un des spécialistes de la minéralogie systématique descriptive en France, et qui vient d'être nommé à la Conservation générale du patrimoine, explique que « ce bâtiment, édifié en 1830, est le premier à avoir été construit en tant que musée, et mériterait d'être rénové correctement, mais cela nécessiterait un budget de plusieurs dizaines de millions d'euros ». Des projets chiffrés, mais très en dessous de tels montants, ont été proposés et devraient être réalisés en 2013 : voir le résumé de leurs interventions sur : [1].
  4. Page Facebook de la Galerie de Minéralogie consultée le 17 novembre 2013: [2].
  5. « Galerie virtuelle de minéralogie », sur Museum-mineral.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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48° 50′ 30.5″ N 2° 21′ 28″ E / 48.841806, 2.35778