Galaad (légende arthurienne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Galaad.
Représentation romantique de Galaad
Tableau de George Frederic Watts (1888).

Galaad, Galahad, ou Galaaç est le fils du chevalier Lancelot du Lac et d'Ellan, fille du roi Pellès, le roi Pêcheur, qui détient le Graal. Son nom vient du gallois Gwalchaved : « faucon d'été[1]». Il est le plus jeune chevalier de la Table Ronde. Il est le bon chevalier, le seul qui puisse s'asseoir à la droite d'Arthur sur le siège périlleux, comme prédit par Merlin qui l'avait présenté à la cour du roi Arthur. Il accomplit la quête du Saint-Graal accompagné de Perceval et de Bohort (le jeune cousin de Lancelot) qui sera celui qui versera le sang du Christ qui se trouvait sur la lance du soldat romain l'ayant blessé au côté (la Sainte Lance ou la Lance qui saigne). Galaad sera le seul, au terme de la quête, à pouvoir regarder à l'intérieur du Graal. Il mourut d'ailleurs juste après car avec ce qu'il avait vu, il ne pouvait plus vivre. Son père Lancelot était lui aussi à l'origine destiné à la quête du Graal mais il en fut détourné par l'amour qu'il portait à Guenièvre.

La légende[modifier | modifier le code]

Le Châtel aux pucelles[modifier | modifier le code]

Les exploits de Galaad ne sont pas relatés, on ne connaît presque aucune de ses aventures, si ce n’est celle du « Châtel aux pucelles » où Galaad vainc les sept frères qui gardaient prisonnières toutes les dames qui avaient le malheur de s’approcher du châtel et de s'y déshabiller, ne voulant que frustrer le jeune homme et le détourner de sa noble quête. Il les libère toutes en soufflant dans un cor en ivoire. De curieux enfants lui apprennent plus tard que les sept chevaliers représentaient les sept péchés capitaux, le château l’enfer, et les pucelles les bonnes âmes enfermées à tort dans les enfers avant la venue du sauveur. Cet épisode est revisité par les Monty Python qui, dans Sacré Graal, présentent les pucelles comme des nonnes frustrées qui s'attaquent à la vertu de Galaad.

La Nef merveilleuse[modifier | modifier le code]

La seconde aventure qui nous est racontée est celle de la « Nef merveilleuse » dans laquelle il voyage dans un premier temps en compagnie de Celle-qui-jamais-ne-mentit, Bohort et Perceval. Il trouve au cours de ce voyage l'épée que Salomon avait fabriquée pour lui-même. La Nef les guide vers un royaume où Celle-qui-jamais-ne-mentit sacrifie sa vie pour une reine lépreuse malgré la résistance farouche des trois chevaliers. Suivant la volonté de Celle-qui-jamais-ne-mentit, bien que mortifiés, Galaad, Perceval et Bohort, déposent le cadavre de la jeune fille dans la Nef, qui s’en va comme un tombeau flottant. Plus tard, Galaad retrouve la Nef et a la surprise de trouver à bord son père, Lancelot du Lac. Père et fils passent six mois entiers à naviguer sur la Nef jusqu'à ce que Galaad débarque pour trouver le Graal et accomplir son destin.

L'écu de Galaad[modifier | modifier le code]

Galaad arrive quelques jours après son départ dans un monastère où se trouve une relique, l'écu donné par le fils de Joseph d'Arimathie au roi Evalach, alors en guerre, quelques années après la Passion. L'écu est, à l'image du Siège Périlleux, d'un danger mortel pour quiconque le porte sans être l'élu. L'écu se voit prendre par le roi Baudemagu, mais, blessé par un étrange chevalier angélique, l'écu se voit retourner à l'abbaye pour être donc confié à Galaad qui l'emportera et l'utilisera, après avoir parlé à l'étrange chevalier.

Galaad dans les œuvres culturelles hors littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas William Rolleston, Myths & Legends of the Celtic Race, 1911.