Gaillet gratteron

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine L.) est une plante très commune de la famille des Rubiacées.

On la connaît aussi sous les noms de "rièble", "grateron", "gratte-langue", "gaille"...

Elle a des feuilles fines et allongées, accrochantes. Sa tige est carrée.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante très accrochante à tige quadrangulaire longue de 30 cm à 1 m, très rude parce que garnie sur les angles de petits aiguillons rebroussés qui lui permettent de s'agripper alentour. Ses feuilles sont verticillées par 6 à 9, hérissées de petits aiguillons en dessous. Ses fleurs sont blanchâtres en inflorescence partant de l'aisselle des feuilles et les dépassant longuement. Elle porte de gros fruits par deux, de 4 à 7 mm, hérissés de poils crochus.

Cycle[modifier | modifier le code]

C'est une plante annuelle qui fleurit de mai à octobre.

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette plante est très commune et se rencontre dans les moissons, les haies et les broussailles jusqu'à 1 000 m d'altitude. Elle apprécie les sols argileux humides et aussi les nitrates (c'est un nitrophyte ou plante nitrophile).

Usage[modifier | modifier le code]

Médicinal[modifier | modifier le code]

Elle est employée en phytothérapie comme diurétique et sudorifique.

En compresse, elle soigne les irritations de la peau.

Elle fut aussi utilisée contre la goutte.

Ancienne recette de pommade :

  • 100g de plante fraîche
  • 50g d'écorce d'orme
  • 500g de saindoux
que l'on fait chauffer en tournant.

[réf. nécessaire]

Culinaire[modifier | modifier le code]

Une boisson similaire au café peut être obtenue par torréfaction de ses graines.

Les feuilles et tiges peuvent être consommées crues (en salade) ou cuites (en soupe). Elle est riche en vitamine C[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Megan Brickley, Ives Rachel, The Bioarchaeology of Metabolic Bone Disease, San Diego, Academic Press,‎ 2008 (ISBN 978-0-12-370486-3), « Chapter 4 - Vitamin C Deficiency Scurvy », p. 41–74