Gaffe (échecs)

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Aux échecs, une gaffe est le nom donné à un très mauvais coup ; c'est en général une erreur tactique, causée le plus souvent par des problèmes de temps, un excès de confiance en soi, ou la négligence, voire l'étourderie.

Erreurs et gaffes[modifier | modifier le code]

La différence entre une gaffe et une simple erreur est quelque peu subjective. Un coup faible d'un joueur novice s'explique par son manque de connaissances ou de technique ; le même coup de la part d'un maître sera qualifié de « gaffe ». En notation échiquéenne, les gaffes sont typiquement notées « ?? » (après le coup), contrairement aux mauvais coups ordinaires, notés par un seul point d'interrogation.

Particulièrement chez les joueurs amateurs et novices, les gaffes proviennent souvent d'un raisonnement erroné oubliant de prendre en compte les coups de l'adversaire forçant une réponse. En particulier, les échecs, les captures et les menaces doivent être envisagés à chaque coup ; négliger ces possibilités rend le joueur vulnérable à des erreurs tactiques élémentaires[1].

De nombreux maîtres recommandaient, pour éviter les gaffes, d'écrire le coup envisagé sur la feuille de partie, puis de le vérifier une dernière fois avant de le jouer[2],[3] ; cette pratique n'était pas rare même au niveau des grands maîtres[3]. Cependant, en 2005, la FIDE décida de l'interdire, demandant désormais que le coup soit effectué sur l'échiquier avant d'être noté[4].

Exemples dans des parties de grands maîtres[modifier | modifier le code]

Même les grands maîtres commettent parfois des gaffes « impensables ». Dans les cinq exemples suivants, l'erreur semble évitable par n'importe quel modeste amateur.

Mikhail Tchigorine contre Wilhelm Steinitz[modifier | modifier le code]

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Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Case noire f8 vide Case blanche g8 vide Case noire h8 vide
Pion noir sur case noire a7 Pion noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Tour blanche sur case noire e7 Case blanche f7 vide Case noire g7 vide Pion noir sur case blanche h7
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Fou blanc sur case noire d6 Cavalier blanc sur case blanche e6 Roi noir sur case noire f6 Fou noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Pion blanc sur case blanche d5 Case noire e5 vide Pion noir sur case blanche f5 Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Case noire d4 vide Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Pion noir sur case noire h4
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Case blanche f3 vide Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Pion blanc sur case blanche a2 Pion blanc sur case noire b2 Case blanche c2 vide Tour noire sur case noire d2 Tour noire sur case blanche e2 Case noire f2 vide Case blanche g2 vide Pion blanc sur case noire h2
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Tour blanche sur case blanche f1 Case noire g1 vide Roi blanc sur case blanche h1
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Avant le 32e coup des Blancs (après 31...Tcd2)
Mikhail Tchigorine - Wilhelm Steinitz

Dans la 23e partie[partie 1] du championnat du monde de 1892La Havane), Tchigorine avait une pièce d'avance (Steinitz ayant perdu un cavalier), mais un pion de retard, et son fou était paralysé en d6, devant défendre à la fois la tour en e7 et le pion en h2. Cette partie était décisive ; s'il l'avait gagné, il aurait annulé le match et des parties de départage auraient du être jouées. Après 31...Tcd2, Tchigorine joua 32.Fb4??, une gaffe souvent estimée être la pire qui ait jamais eu lieu dans un Championnat du monde. Steinitz répondit 32...Txh2+, et Tchigorine abandonna immédiatement, perdant la partie (qui se conclurait sinon par 33.Rg1 Tdg2#) et le titre[5].

Tigran Petrossian contre David Bronstein[modifier | modifier le code]

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Case blanche a8 vide Tour noire sur case noire b8 Fou noir sur case blanche c8 Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Tour noire sur case noire f8 Case blanche g8 vide Roi noir sur case noire h8
Case noire a7 vide Pion noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Cavalier noir sur case blanche d7 Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Reine noire sur case noire g7 Case blanche h7 vide
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Reine blanche sur case noire d6 Case blanche e6 vide Case noire f6 vide Pion noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Pion blanc sur case noire a5 Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Cavalier blanc sur case blanche d5 Pion noir sur case noire e5 Cavalier noir sur case blanche f5 Case noire g5 vide Pion noir sur case blanche h5
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Pion blanc sur case blanche c4 Case noire d4 vide Cavalier blanc sur case blanche e4 Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Pion blanc sur case noire h4
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Case blanche f3 vide Pion blanc sur case noire g3 Case blanche h3 vide
Case blanche a2 vide Tour blanche sur case noire b2 Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Pion blanc sur case noire f2 Fou blanc sur case blanche g2 Case noire h2 vide
Case noire a1 vide Tour blanche sur case blanche b1 Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Roi blanc sur case blanche h1
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Avant le 36e coup des Blancs (après 35...Cdf5)
Tigran Petrossian - David Bronstein

Cette partie[partie 2] provient du tournoi des candidats de 1956 (joué à Amsterdam). Petrossian, ayant les Blancs, avait un net avantage d'espace et de mobilité, les Noirs pouvant à peine bouger : tandis que Petrossian renforçait lentement sa position, les sept derniers coups de Bronstein avec les Noirs avaient été des déplacements de cavalier apparemment sans but. Il venait cependant de jouer ...Cdf5, menaçant la dame blanche. Petrossian aurait aisément pu conserver son avantage positionnel en jouant par exemple 36.Dc7, mais négligeant la menace, il joua 36.Cg5?? et abandonna après 36...Cxd6.

Étienne Bacrot contre Ernesto Inarkiev[modifier | modifier le code]

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Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Tour noire sur case noire f8 Cavalier noir sur case blanche g8 Tour noire sur case noire h8
Case noire a7 vide Pion noir sur case blanche b7 Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Roi noir sur case noire g7 Case blanche h7 vide
Pion noir sur case blanche a6 Case noire b6 vide Pion noir sur case blanche c6 Pion noir sur case noire d6 Case blanche e6 vide Case noire f6 vide Case blanche g6 vide Pion noir sur case noire h6
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Case blanche d5 vide Case noire e5 vide Reine noire sur case blanche f5 Pion noir sur case noire g5 Case blanche h5 vide
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Pion blanc sur case noire d4 Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Cavalier blanc sur case blanche f3 Case noire g3 vide Pion blanc sur case blanche h3
Pion blanc sur case blanche a2 Pion blanc sur case noire b2 Pion blanc sur case blanche c2 Case noire d2 vide Reine blanche sur case blanche e2 Pion blanc sur case noire f2 Pion blanc sur case blanche g2 Case noire h2 vide
Tour blanche sur case noire a1 Case blanche b1 vide Fou blanc sur case noire c1 Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Roi blanc sur case noire g1 Case blanche h1 vide
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Avant le 23e coup des Blancs (après 22...cxd6)
Étienne Bacrot - Ernesto Inarkiev

Cette partie[partie 3] fut jouée en 2008 au tournoi de Bakou, faisant partie du Grand Prix FIDE 2008-2010. À la ronde 11, Étienne Bacrot, ayant les Blancs contre Ernesto Inarkiev, le mit en échec au coup 23 en jouant De7+??. Les deux joueurs notèrent calmement le coup sur leurs feuilles de partie. Bacrot s'aperçut alors que le cavalier noir en g8 pouvait prendre la dame, et abandonna sans attendre[6].

Aleksandr Beliavski contre Leif Erlend Johannessen[modifier | modifier le code]

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Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Case noire f8 vide Case blanche g8 vide Case noire h8 vide
Case noire a7 vide Case blanche b7 vide Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Pion noir sur case blanche f7 Case noire g7 vide Roi noir sur case blanche h7
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Pion noir sur case blanche c6 Case noire d6 vide Case blanche e6 vide Case noire f6 vide Pion noir sur case blanche g6 Case noire h6 vide
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Pion noir sur case blanche d5 Case noire e5 vide Pion blanc sur case blanche f5 Reine blanche sur case noire g5 Pion noir sur case blanche h5
Case blanche a4 vide Case noire b4 vide Case blanche c4 vide Pion blanc sur case noire d4 Case blanche e4 vide Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Pion blanc sur case noire h4
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Pion blanc sur case noire e3 Pion blanc sur case blanche f3 Roi blanc sur case noire g3 Case blanche h3 vide
Case blanche a2 vide Case noire b2 vide Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Case noire f2 vide Case blanche g2 vide Case noire h2 vide
Case noire a1 vide Reine noire sur case blanche b1 Case noire c1 vide Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Case blanche h1 vide
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Avant le 69e coup des Blancs (après 68...Db1)
Aleksandr Beliavski - Leif Erlend Johannessen (en)

Cette partie[partie 4], provenant de l'open Annibal de Linares de 2002, est une des rares dans laquelle un grand maître a joué le pire coup possible, c'est-à-dire le seul coup offrant un mat immédiat en réponse. Dans cette finale de dames, Beliavski, avec les Blancs, avait une meilleure position après 69.fxg6+ fxg6 70.Rf4 (à cause du pion faible en c6). Cependant, Beliavski joua 69.Rf4??, provoquant la réponse 69...Db8#. D'après Johnsen, les deux joueurs mirent un moment à s'apercevoir que c'était un mat, et Beliavski accepta sportivement sa défaite[7].

La « gaffe du siècle » : Deep Fritz contre Vladimir Kramnik[modifier | modifier le code]

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Case blanche a8 vide Case noire b8 vide Case blanche c8 vide Case noire d8 vide Case blanche e8 vide Cavalier blanc sur case noire f8 Case blanche g8 vide Roi noir sur case noire h8
Reine noire sur case noire a7 Case blanche b7 vide Case noire c7 vide Case blanche d7 vide Case noire e7 vide Case blanche f7 vide Pion noir sur case noire g7 Case blanche h7 vide
Case blanche a6 vide Case noire b6 vide Case blanche c6 vide Case noire d6 vide Case blanche e6 vide Case noire f6 vide Case blanche g6 vide Pion noir sur case noire h6
Case noire a5 vide Case blanche b5 vide Case noire c5 vide Case blanche d5 vide Pion blanc sur case noire e5 Case blanche f5 vide Case noire g5 vide Case blanche h5 vide
Pion noir sur case blanche a4 Pion noir sur case noire b4 Case blanche c4 vide Case noire d4 vide Reine blanche sur case blanche e4 Case noire f4 vide Case blanche g4 vide Case noire h4 vide
Case noire a3 vide Case blanche b3 vide Case noire c3 vide Case blanche d3 vide Case noire e3 vide Case blanche f3 vide Case noire g3 vide Case blanche h3 vide
Case blanche a2 vide Pion blanc sur case noire b2 Case blanche c2 vide Case noire d2 vide Case blanche e2 vide Case noire f2 vide Pion blanc sur case blanche g2 Pion blanc sur case noire h2
Case noire a1 vide Case blanche b1 vide Fou noir sur case noire c1 Case blanche d1 vide Case noire e1 vide Case blanche f1 vide Case noire g1 vide Roi blanc sur case blanche h1
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Chess zhor 26.png
Avant le 34e coup des Noirs (après 34.Cxf8)
Deep Fritz - Vladimir Kramnik

En novembre 2006, le champion du monde en titre Vladimir Kramnik défia le programme d'échecs Deep Fritz dans le World Chess Challenge: Man vs. Machine, un match en six parties organisé à Bonn. Dans la deuxième partie[partie 5] (la première s'étant conclue par une nulle), Kramnik, avec les Noirs, était dans une position jugée supérieure par la majorité des observateurs, et venait de refuser une nullité par répétition de coups en jouant 29...Da7. Mais son plan de gain par 31...a4 inquiéta les commentateurs, parmi lesquels le grand maître Yasser Seirawan, et la situation devint plus incertaine après 32.Cxe6 Fxe3+ 33.Rh1 Fxc1 34.Cxf8, rendant la nullité très probable[8], par exemple par 34...Rg8 35.Cg6 Fxb2 36.Dd5+ Rh7 37.Cf8+ Rh8 38.Cg6+.

Le coup suivant de Kramnik, 34...De3?? (en fait, lors d'une description de cette partie sur ChessBase, le coup se vit même attribuer « ??? »), fut décrit comme la « gaffe du siècle » par Susan Polgar[9], Kramnik n'ayant pas vu la menace, ce que Seirawan qualifia par la suite de « tragédie incroyable »[8]. Deep Fritz mit immédiatement fin à la partie par 35.Dh7#, échec et mat.

ChessBase décrivit ainsi les événements : « Kramnik joua calmement le coup 34...De3, se leva, prit sa tasse à café et se prépara à quitter l'estrade pour rejoindre sa salle de repos. Un commentateur au moins ne remarqua lui non plus rien de spécial, alors que l'opérateur de Fritz, Mathias Feist (en), jetait des regards affolés de son écran à l'échiquier, n'arrivant pas à croire qu'il avait rentré le coup correct. Fritz affichait le mat, et lorsque Mathias le joua sur l'échiquier, Kramnik cacha son visage dans ses mains, se rassit pour signer la feuille de partie, puis alla consciencieusement assister à la conférence de presse d'après-match. »[8]. Durant cette conférence, il expliqua qu'il avait prévu de jouer 34...De3 (le considérant comme un coup gagnant) dès 29...Da7, et avait recontrôlé cette ligne de jeu coup après coup. De fait, sans l'existence du mat (par exemple avec le cavalier en e8), un échange de dames permettrait un gain facile des Noirs grâce à ses pions avancés, tandis que 35.Dxb4 De2 ou 35.Cg6+ Rh7 36.Cf8+ Rg8 amèneraient finalement également à une victoire des Noirs.

Le journaliste échiquéen Alexander Roshal (ru) a tenté d'expliquer cette gaffe en faisant remarquer que la configuration de mat formée d'une dame en h7 protégée par un cavalier en f8 est extrêmement rare et ne fait pas partie des automatismes des grands maîtres[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce principe est souvent répété par Dan Heisman (en), voir par exemple Dan Heisman, « A Generic Thought Process », The Chess Cafe,‎ mars 2002 et Dan Heisman, « Is It Safe? », The Chess Cafe,‎ juin 2006
  2. (en) Alexandre Kotov, Think Like a Grandmaster, Chess Digest, 1971, pp. 73–74 (mais Kotov fait remarquer qu'une cause fréquente de gaffe, appelée désormais syndrome de Kotov, est la tendance, sous la pression du zeitnot, à se décider finalement pour un autre coup, bien moins analysé, voire nullement envisagé jusque-là)
  3. a et b Simon Webb (en), Chess for Tigers (3rd ed. 2005), pp. 121–22.
  4. Règles de la FIDE ; voir l'article 8.1 concernant l'utilisation de la feuille de notation.
  5. (en) [1]
  6. (en)Bakou, ronde 11, ChessBase News, 3 mai 2008
  7. (en) Sverre Johnsen, « Find the Losing Move » (consulté le 17 août 2010)
  8. a, b et c (en)Man vs machine shocker: Kramnik allows mate in one
  9. (en) La gaffe du siècle, sur le blog de Susan Polgar, 27 novembre 2006
  10. (en) How could Kramnik overlook the mate?, ChessBase News, 29 novembre 2006

Références : les parties complètes des exemples[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]