Gabriel d'Arboussier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gabriel d'Arboussier
Fonctions
Président du Grand Conseil de l'AOF
1958 – 1959
Ministre de la Justice
1960 – 1962
Ambassadeur
Député
19451946
Groupe politique URR
Biographie
Date de naissance 14 janvier 1908
Lieu de naissance à Djenné Soudan français (actuel Mali)
Date de décès 21 décembre 1976 (à 68 ans)
Lieu de décès à Genève, Suisse
Nationalité Sénégalaise
Française
Parti politique Rassemblement démocratique africain
Profession Juriste
Résidence Gabon

Gabriel d'Arboussier est un homme politique français et africain, né le 14 janvier 1908 à Djenné au Soudan français et décédé le 21 décembre 1976 à Genève en Suisse.

Né d'un père gouverneur des colonies (issu d'une riche famille de planteurs), le baron Henri d'Arboussier-Monplaisir, et d'une mère musulmane, Aminata Ali Koita, descendante d'El Hadj Omar.

De son mariage en 1946 avec Antoinette Neves, il eut quatre enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa formation[modifier | modifier le code]

Gabriel d'Arboussier commence dans les années 1930, après des études dans les facultés de droit de Paris et de Toulouse puis l'École coloniale, une carrière d'administrateur des colonies. Il était par ailleurs un ancien élève du collège de Sorèze.

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Cofondateur du RDA[modifier | modifier le code]

Dès 1946, député du Gabon à la 1re assemblée constituante, il est, avec Houphouët-Boigny un des fondateurs du Rassemblement démocratique africain (RDA), dont il devient secrétaire général. La même année, il est coopté par son parti[1] pour être conseiller de l'Union française (pour la Côte d'Ivoire). En 1949, vice-président du Mouvement mondial des partisans de la paix, il voyage à travers le monde. Son périple en Union soviétique lui fait comprendre que l'avènement rapide du communisme en Afrique parait très hypothétique.

Personnage haut en couleur, cultivé et brillant, d'Arboussier ne tarde pas à entrer en conflit avec Houphouet-Boigny dans la direction du RDA. Proche du PCF[2], il reproche à son aîné son rapprochement graduel vers le MRP. Cette opposition décidée lui vaut de perdre ses mandats au RDA et à l'Union française.

Carrière nationale[modifier | modifier le code]

Premier-Vice-Président puis Président du Grand Conseil de l'AOF de mars 1958 à janvier 1959.

Après la vague des décolonisations, il devient ministre de la Justice au Sénégal (1960-1962)[3].

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

Puis, il entame une carrière de fonctionnaire international :

  • Directeur adjoint de l'UNESCO de 1963 à 1964 et ambassadeur en France à la même date ;
  • Directeur adjoint de l'Institut de Recherche de l'ONU (1965-1966) ;
  • Nommé ambassadeur en RFA en 1974.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Problèmes culturels de l'Union française, Union française universitaire, 1949
  • Au service de l'Afrique noire. Le Rassemblement démocratique africain dans la lutte anti-impérialiste (notices par Félix Houphouet-Boigny. Rapport présenté par Gabriel d'Arboussier au Comité de coordination, le 2 octobre 1948, à Dakar), Les Impressions rapides, 1949
  • L'Afrique vers l'unité, 1961

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (alors proche du PCF)
  2. (sans être communiste)
  3. Photo de Gabriel d'Arboussier sur le site du ministère de la Justice du Sénégal

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Cornevin, Hommes et destins : dictionnaire biographique d'outre-mer, Académie des sciences d'outre-mer, 1975, p. 8-9