Gabriel Vicaire

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Gabriel Vicaire

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Portrait de Gabriel Vicaire (1848-1900), gravure de Lalauze.

Autres noms Adoré Floupette
Activités écrivain et poète français
Naissance 25 janvier 1848
Belfort
Décès 24 septembre 1900 (à 52 ans)
Paris
Genres Poésie

Compléments

Il cosigne certains ouvrages avec Henri Beauclair sous le pseudonyme collectif d’Adoré Floupette.

Gabriel Vicaire, né le 25 janvier 1848 à Belfort et mort le 24 septembre 1900 à Paris, est un écrivain et poète français. Il cosigne certains ouvrages avec Henri Beauclair sous le pseudonyme collectif d’Adoré Floupette.

Il est enterré à Ambérieu-en-Bugey[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Vicaire est le fils d'Alphonse Vicaire, receveur de l'administration et des domaines, et d’Élisa Pitet. Il est d'origine bugiste par ses aïeux Vicaire et Sirand, bressane aussi par son ascendance maternelle implantée à Pont-de-Veyle, Tournus et Saint-Trivier-de-Courtes, qu'il évoque, n'ayant pas encore 14 ans dans sa plus ancienne poésie connue avec ce refrain :

Chantez, chantez sous cet ombrage,
Petits oiseaux de Saint-Trivier,
Chantez car votre doux ramage
Dans mon cœur a su pénétrer.

Il fait ses études au lycée de Bourg-en-Bresse, de 1860 à 1864, puis obtient son baccalauréat à Lyon en 1865 et est bachelier en droit en 1868. Il publia des poèmes à partir de 1868, dans diverses revues.

Avec son cousin Georges Vicaire, il chante les « Éclectiques », les « Hydropathes », « La Mère L'Oye ». Dans les salons et les ateliers, ils s'attirent l'amitié de nombreux poètes, écrivains et artistes.

Son recueil Émaux Bressans, paru en 1884, où il chante son amour de son pays, connaît un grand succès. En 1889, le jury de l'Exposition prime sa cantate Quatre-vingt-neuf. En 1890 et en 1898, l'Académie française lui décerne son prix Archon-Despérouse. En 1892, il est fait chevalier de la légion d'honneur pour ses « travaux très distingués ».

L'« exquise clarté » de ses vers est très appréciée des compositeurs de musique dont plus d'une centaine les ont choisis pour écrire leurs mélodies, duos, quatuors ou chœurs, notamment Busser, Cuvillier, Jaques-Dalcroze, Reynaldo Hahn, Lévadé, Moret, Paladilhe, Tiersot, Vidal, Widor

Hommages[modifier | modifier le code]

Son nom a été donné à des rues de Paris, Lyon, Ambérieu-en-Bugey, Belfort, Pont-d'Ain et Bourg-en-Bresse ; un square lui est dédié à Rennes. Un monument par Injalbert dans les jardins du Luxembourg à Paris côtoie celui de son ami Paul Verlaine, un médaillon par Pierre Lenoir à La Clarté en Perros-Guirec sur la « Roche aux poètes » à côté de ceux de Charles Le Goffic et d'Anatole Le Braz, et des plaques commémoratives à Ambérieu-en-Bugey et Belfort ont été érigées en sa mémoire.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Livre de la Patrie (1882)
  • Emaux Bressans (1884)
  • Les Déliquescences, poèmes décadents d'Adoré Floupette, avec sa vie par Marius Tapora (1885)
  • Miracle de Saint Nicolas (1888)
  • L’Heure enchantée (1890)
  • Fleurs d'Avril (en collaboration avec Jules Truffier, 1890)
  • À la Bonne Franquette (1892)
  • Au Bois Joli (1894)
  • La Farce du Mari Refondu (en collaboration avec Jules Truffier, 1895)
  • Le Clos des Fées (1897)
  • Au pays des ajoncs, édition posthume par son cousin Georges Vicaire
  • Le Sortilège ou Mary Morgane (1897)
  • Études sur la poésie populaire. Légendes et traditions (1902) édition posthume par Georges Vicaire
Iconographie

En dehors du monument d'Injalbert et du médaillon en bronze de Pierre Lenoir, il existe d'autres effigies dessinées, peintes, gravées, ou sculptées par Bacque, Bourdin, F.A.Cazals, Gabrielli, Injalbert, Ad. Lalauze, F. Langlois, Adèle Lespinasse, Pézieux, Salaün et Marcel Vicaire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 12.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Didier Coste, "Les éclipses d’Adoré Malley", Acta Fabula, Essais critiques, [1]
  • Notice biographique
  • Un chef-d'œuvre du pastiche par G. Delatramblais (1924). [2]