Gabriel Cousin

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Gabriel Cousin

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Gabriel Cousin (1999)

Activités dramaturgie, poésie, sport
Naissance 7 juillet 1918
Droué (France)
Décès 19 février 2010
Grenoble
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Officier des Arts et Lettres

Gabriel Cousin, né le à Droué dans le Loir-et-Cher, et mort en 2010, est un poète et dramaturge français. Il est l'auteur de 35 ouvrages dont une quinzaine de pièces de théâtre et une vingtaine de recueils de poésies.

Il est Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1985 et Officier des Arts et Lettres en 1986. Il a reçu les Palmes Académiques, la Médaille Militaire et la Croix de Guerre.

Parcours de l'homme de lettres[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu modeste, il est engagé dès l'âge de 13 ans comme ouvrier métallurgiste dans une usine du Bourget.

Parallèlement, il devient athlète de compétition et plus précisément coureur de 400 mètres et de 800 mètres. La guerre de 1939 et sa captivité en Autriche arrêtent définitivement une carrière sportive prometteuse.

Au début de la guerre, il est nommé sergent et commande une section de mitrailleuses sur le front de l’Aisne. Il reçoit la Croix de guerre le 2 juin 1940.

Ensuite, ses nouvelles relations parisiennes et les épreuves qu'il traverse dans la lutte contre l'Occupation déclenchent en lui une véritable boulimie de culture. Jean-Marie Conty, polytechnicien et ingénieur à l’Aérospatiale, contribue à le « sortir de l’usine », et l’aiguille vers la création. Gabriel Cousin s'initie alors à la danse avec Jean Sery ainsi qu'à l'art dramatique avec Roger Blin et Claude Martin.

En 1944, dès la Libération, il forme avec Jacques Lecoq Les Compagnons de la Saint-Jean dont l'activité consiste à créer de grands spectacles populaires dans l'esprit de Jacques Copeau.

À Grenoble, en 1945, il rencontre Jean Dasté et anime avec Joffre Dumazedier la première équipe de Peuple et culture. Il participe alors au mouvement de décentralisation théâtrale de l'après-guerre. II adhère au PCF et milite avec René Dumont contre la faim dans le monde et la bombe atomique[1].

Sa carrière d'homme de lettres commence véritablement en 1948. Il commence à écrire des poèmes et des articles sur les rapports existants entre la culture et le sport. Il est encouragé notamment par Paul Léautaud puis Claude Roy lui fait publier sa première plaquette de poésie chez Seghers.

En 1952, c'est la rencontre décisive avec Georges Mounin qui lui révèle son thème majeur, « l'amour ». Il fait alors éditer chez Gallimard L'Ordinaire Amour en 1958 qui recevra une critique unanime[2].

En 1958, il écrit sa première pièce et joue la carte de la décentralisation théâtrale. Le Drame de Fukuryu-Maru, œuvre qui dénonce le danger nucléaire, est programmée par Jean Vilar au Théâtre national populaire en 1959[3]. Sa création est retardée par la mort de Gérard Philipe puis interdite. C’est finalement Jean Dasté qui la crée en 1963. Suivront une quinzaine de pièces représentées en France et à l’étranger ; la plupart ont été diffusées sur France Culture.

En 1965, il devient conseiller technique au Ministère de la Jeunesse et des Sports, et met au point un processus d'éveil à la créativité basé sur le corps et la sensibilité.

En 1983, le Centre interdisciplinaire d'étude et de recherche sur l'expression contemporaine[4] de l'université de Saint-Étienne a écrit et publié l'ouvrage Gabriel Cousin, dramaturge et poète contemporain[5].

Sa poésie en chanson[modifier | modifier le code]

En 1978, René-Louis Baron découvre sa poésie souvent colorée d'érotisme. Il compose puis enregistre aux Studios De plein vent à Vals-les-Bains, un album de chansons comprenant douze poèmes de Gabriel Cousin et de Michel Dorigné : « Baron chante Cousin et Dorigné ». Les poèmes suivants : La Ville , La Paysanne du Vercors, Ma fille a quinze ans, Toussaint dauphinoise, Les petits serpents verts, Jardin dauphnois, figurent sur ce disque.

L'album a reçu de nombreuses récompenses dont le premier prix du Club des Onze créé par Bruno Coquatrix[6]. Ensuite, poursuivant cette collaboration, ils se sont souvent rencontrés, notamment près de Castelnaudary où Gabriel Cousin vivait avec Hélène, son épouse et « muse ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Poésie
  • La Vie ouvrière, éditions Seghers, 1950
  • L'Ordinaire Amour, éditions Gallimard, 1958
  • Nommer la peur, préface de G. Mounin, éditions Oswald, 1967
  • Au milieu du fleuve, préface de P. Emmanuel, éditions St-Germain-des-Prés, 1971
  • Alchimies des villes, 1975
  • Mariette, 1975
  • De la poésie, 1976
  • Vermiculaire, 1976
  • Premières variations pour des musiques de chambres, éditions de Bibliophilie, M. et A. Pessin, 1980
  • Poèmes d'un grand-père pour de grands enfants, éditions St-Germain des Prés, 1980
  • Hélène, éditions La Corde Raide, 1980
  • Variations pour des musiques de chambres, éditions L.O. FOUR, Caen, 1982
  • Poèmes érotiques, éditions Le P.A.V.E., Caen, 1982
  • L'Ordinaire Amour II, éditions St-Germain des Prés, 1982
  • Dérober le feu, anthologie réalisée et préfacée par M. Baglin. Le Dé Bleu, 1998
Théâtre
  • L'Usine (L'officine), oratorio-pantomime
  • Le drame de Fukuryu Maru, 1967
  • Le voyage de derrière le montagne, 1962
  • Théâtre I, comprenant L'Aboyeuse et l'Automate et L'Opéra noir..., éditions Gallimard, 1963
  • Théâtre II, comprenant Le Voyage de derrière la montagne, Le Drame de Fukuryu-Maru (deuxième version), Cancer sur la terre..., éditions Gallimard, 1964
  • Vivre en 1968, théâtre dans la rue, éditions Art et Education, Lyon, 1969
  • Le Cycle du crabe, éditions Gallimard, 1969
  • La Descente sur récif, éditions L'Avant-scène, 1971
  • Chant pour un homme et une femme dans la ville
  • Oratorio pour une vie, éditions L'Avant-Scène, 1982

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  • Revue Coup de Soleil (n°39/40 mars 1997) : numéro spécial constitué par Michel Ménaché en collaboration avec l'auteur et Michel Dunand.
  • Revue Bacchanales (n°30 mars 2003) : Dossier Gabriel Cousin par Michel Ménaché, Robert Abirached et Jean-Louis Jacquier-Roux.