Gabriel Barbou des Courières

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Gabriel Barbou des Courières
Image illustrative de l'article Gabriel Barbou des Courières

Naissance 23 novembre 1761
Abbeville (Somme)
Décès 6 décembre 1827 (à 66 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade général de division
Années de service 17791815
Distinctions grand officier de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 6e colonne "BARBOU"

Gabriel Barbou des Courières, né le 23 novembre 1761, à Abbeville (Somme), mort le 6 décembre 1827 à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Son nom est parfois orthographié Gabriel Barbou d'Escourières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était de la famille des imprimeurs Barbou. Engagé comme soldat volontaire au régiment d'Artois le 14 mai 1779, il était sous-lieutenant en 1782. Il est Lieutenant en 1788. En 1791 il passa avec son régiment à Saint-Domingue, y séjourna seize mois. Il sert à Saint-Domingue de janvier 1791 à juillet 1792

Il revient en France lors de la signature de la paix et fut employé, avec le grade d'adjudant général aux armées des Ardennes et de Sambre-et-Meuse.

Il sert à l'Armée du Nord en 1793, adjoint aux adjudants généraux de l'armée des Ardennes en juillet 1793. Adjudant général chef de brigade à l'armée du Nord en 1794, il se trouva à la bataille de Fleurus, au blocus du Quesnoy, de Landrecies, de Valenciennes et de Condé, et il s'y distingua par ses talents et son courage. Nommé le 7 septembre 1794, général de brigade, il servit dans la division du général Bernadotte, et fit les deux campagnes de 1795 et 1796.

L'année suivante, il est nommé chef d'état-major de l'armée de Sambre-et-Meuse, eut, au combat d'Éttersdorf, son cheval tué sous lui. Il est employé à l'armée de Batavie le 23 septembre 1798 sous Augereau jusqu'en 1801. En 1798, il fut chargé de faire cesser les troubles que la conscription avait occasionnés dans le Brabant. Sa fermeté et sa modération rétablirent l'ordre dans ce pays et lui concilièrent l'estime générale.

En 1799, il combattit dans l'armée de Hollande, sous les ordres du général Brune, et se signala aux batailles de Bergen et de Castricum. Il obtint le grade de général de division le 18 octobre 1799 que lui avaient mérité ses services et ses talents. Il est à l'armée de Hanovre jusqu'en 1805.

Il fit la campagne de 1801 sous les ordres du général Augereau, dont l'armée occupait la Franconie. Appelé, à la fin de cette année, au commandement de la 17e division militaire, il parvint à rétablir l'ordre dans les départements du Midi. Plus tard, le général Barbou remplaça en Suisse le maréchal Ney ; ensuite il commanda une division au camp de Boulogne, et succéda, en octobre 1805, à Bernadotte dans le commandement de l'armée de Hanovre.

Les Russes et les Suédois s'étant portés dans ce pays avec des forces imposantes, Barbou se retira dans la forteresse de Hameln, et s'y maintint jusqu'à la paix de Presbourg. Il remplit à cette époque les fonctions de commissaire de l'Empereur près le gouvernement hanovrien.

Revenu en France, il passa à l'armée d'Espagne en 1807, et y commanda une division sous les ordres de Dupont. Il eut une grande part aux affaires du pont de l'Alcala et à la prise de Cordoue ; mais il est fait prisonnier à la Bataille de Bailén en 1808.

Il revint en France après une courte captivité. Libéré, il fut envoyé à l'armée d'Italie sous les ordres du prince d'Eugène de Beauharnais, il résiste à Venise, et il parvint à s'y maintenir, malgré les efforts des Autrichiens victorieux.

Il fut ensuite envoyé dans le Tyrol, pour y réprimer un soulèvement. Enfin en 1810, il fut appelé au commandement de la place d'Ancône et occupa ce poste jusqu'en 1812.

Assiégé dans Ancône par Murat, roi de Naples et traitre à sa patrie, bombardé dans sa citadelle, il capitule le 18 février 1814. Rentré en France après la chute de l'Empereur, il est fait chevalier de Saint-Louis puis grand officier de la Légion d'honneur.

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.

Lors des Cent-Jours, au 20 mars 1815, il est affecté au commandement de la 13e division militaire et fut admis à la retraite à compter du 4 septembre 1815 après le retour des Bourbons dans le fourgon des coalisés.

Il est mort à Paris le 6 décembre 1827,

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Gabriel Barbou des Courières », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]