Gabrán mac Domangairt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Gabrán mac Domangairt roi des Scots de Dal Riada de 538 à 560.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Domangart mac Fergusa il est le quatrième roi de Dal Riada et succède à son frère Comgall mac Domangairt. mort en 538[1]. Il est mentionné dans la vie de Saint Colomba écrite par Adamnan.

Le Duan Albanach lui accorde un règne de 20 ans. Selon les Annales d'Ulster il meurt en 560[2] la même année est enregistrée une « migration » (fuite ?) devant le « fils de Maelchu », c'est-à-dire le roi Bruide[3].

Les Annales de Tigernach relèvent sa mort également en 560[4] et précisent que la même année le royaume des Scots est dévasté par Brude mac Maelchon le roi des Pictes[5]. Gabrán mac Domangairt fut peut être la victime d'un retour offensif des Pictes qui avaient dû céder des territoires aux Scots pendant les règnes précédents.

Cenél nGabraín,[modifier | modifier le code]

Gabrán est considéré comme l'ancêtre du Cenél nGabraín, un groupe familial issu du démembrement du « Corcu Réti »[6]qui domine le royaume de Dál Riata jusqu'à la fin du VIIe siècle et continue à fournir ensuite des souverains au royaume d'Alba puis au royaume d'Écosse et qui prétendaient être issus par lui de son grand père Fergus Mór, qui était considéré comme le premier monarque de la dynastie jusqu'au XVIe siècle et même XVIIe siècle longtemps après que l'origine gaélique du royaume n'ait plus aucune signification. Contrairement au Cenél Loairn, le Senchus Fer n-Alban ne cite aucune des familles composant le Cenél nGabraín.

Cependant des descendants probables de Gabrán, comme Dúnchad mac Conaing et ses nombreux parents, disputèrent le trône aux successeurs de Eochaid Buide le petit-fils de Gabrán, de sorte que cette absence de segments explicites dans la parenté peut être trompeuse. Une généalogie de David Ier d'Écosse dans le « Book of Ballymote » détaille cependant les divisions suivantes:

  • Après Áedán mac Gabráin, entre le lignée principale nommée « fils d' Eochaid Buide  » ou « enfants de Cináed mac Ailpín » , et les « fils de Conaing ». Auxquels il convient également d'ajouter le Cenél nGartnait qui revendiquait être issu de Gartnait (vers 649) un fils Áedan[7].
  • Après Eochaid Buide, entre la lignée principale, les « enfants de Fergus Goll » et les « enfants de Connad Cerr ... ou les hommes de Fife », bien que les études récentes aient démontré que Connad Cerr était un membre du Cenél Comgaill[8].

Les territoires dominés par le Cenél nGabraín semblent avoir compris essentiellement le Kintyre et le Knapdale mais également aussi inclure l'île d'Arran en entier ou en partie, Jura et Gigha. Le titre de roi de Kintyre est utilisé pour qualifier un certrain nombre de roi du Cenél nGabrain. Deux sites royaux sont connus Dunadd, qui se trouve dans la partie nord de son présumé territoire et Aberte (ou Dún Aberte), qui correspond sans doute Dunaverty au centre du sud de la péninsule du Kintyre. Kilmartin semble avoir été un important centre chrétien primitif du fait de sa proximité avec Dunadd et de sa dédicace à Saint-Martin de Tours. Il existait un autre centre religieux prestigieux à Lismore dans les domaine contrôlé par le Cenél Loairn rival.

Postérité[modifier | modifier le code]

Selon le Senchus Fer n-Alban Gabrán mac Domangairt avait cinq fils dont la postérité constitua le Cenél nGabráin qui dut lutter pour le contrôle du Dál Riata contre les descendants de Comgal le Cenél Comgaill puis au siècle suivant contre le Cenél Loairn:

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Annales de Tigernach : AT 538.3 & Annales d'Ulster : AU 538.3
  2. Annales d'Ulster : AU 560.1
  3. Annales d'Ulster : AU 560.2
  4. Annales de Tigernach : AT 560.2
  5. Annales de Tigernach : AT 560.3
  6. (en) James E. Fraser From Caledonia to Pictland. Scotland to 795 Ediburgh University Press 2009 (ISBN 9780748613231[à vérifier : ISBN invalide]) p.  121-122 .
  7. James E. Fraser op.cit Table 9.3 « Cenél nGabráin and Cenél nGartnait (672-706) » p. 250.
  8. Marjorie Ogilvie Anderson qui estimait déjà en 1973 que Connad Cerr était un membre du Cenél Comgaill Kings and Kingship in Early Scotland p. 150 n°138
  9. Annales d'Ulster AU 595.2

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]