Gabas (rivière)

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Gabas
Illustration
Caractéristiques
Longueur 117 km [1]
Bassin 417 km2 [1]
Bassin collecteur Adour (gauche)
Débit moyen 2,22 m3/s (Poursiugues-Boucoue) [2]
Régime régime pluvial
Cours
Source source
· Localisation Ossun
· Altitude 442 m
· Coordonnées 43° 12′ 13″ N 0° 03′ 44″ O / 43.2035, -0.0623 (Source - Gabas)  
Confluence l'Adour
· Localisation Souprosse
· Altitude 24 m
· Coordonnées 43° 45′ 44″ N 0° 42′ 12″ O / 43.7621, -0.7034 (Confluence - Gabas)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Landes, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées
Régions traversées Aquitaine, Midi-Pyrénées

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

Le Gabas est une rivière du sud-ouest de la France et un affluent gauche de l'Adour, entre le Bahus et le Louts. Il arrose les départements des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, et des Hautes-Pyrénées, dans les deux régions Aquitaine, Midi-Pyrénées.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son nom est un dérivé de gave.
Le cartulaire de Saint-Sever mentionne le fluvius gavasensis vers 982[3]. Il est également documenté[notes 1] sous les graphies Guabas (1548) et Gavas (1675) de même prononciation.

Les noms Gabassot, un affluent du Léez, et Gabastoû, un de ses précurseurs, en sont des hypocoristiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Gabas se forme dans le plateau de Ger au nord de Lourdes par la réunion du Gabastoû et de la Hounrède, puis s'écoule vers le nord-ouest comme le Luy de France (ce dernier étant toutefois un cours d'eau de longueur bien inférieure), l'Uzan et l'Ousse.

Dans le département des Landes, sa vallée est la plus occidentale du Tursan, à la limite de la Chalosse. Le Gabas passe au sud de Saint-Sever, pour confluer dans l'Adour un peu plus à l'ouest, à Toulouzette. Sa longueur est de 117 km[1].

Barrage du Gabas[modifier | modifier le code]

Lacs de Gabas

Le barrage du Gabas est une retenue collinaire destinée au soutien d'étiage du Gabas et à sa réalimentation. L'eau est destinée à l'irrigation du maïs, culture prépondérante dans le Sud-Ouest. Le barrage a été achevé en 2005.

Il s'agit d'un barrage poids de 28 mètres de haut. La retenue, longue de 5 kilomètres, dont la profondeur peut atteindre 35 mètres, a une capacité d'environ 20 000 000 m3. Elle empiète sur les territoires de Lourenties (64), Eslourenties-Daban (64), Luquet (65) et Gardères (65).

Mis en eau à la fin de 2005, le lac est découpé en trois étendues d'eau reliées dont les deux premières constituent des réserves sauvages à niveau constant déjà très peuplées en 2007. Le grand lac est lui aussi devenu le territoire de très nombreux oiseaux (canards, aigrettes, hérons). Il est possible, en faisant le tour qui fait 15 kilomètres, d'apercevoir outre plusieurs centaines d'oiseaux, des poissons de belle taille.

Les exploitations agricoles (cultures et élevages) vont en certains endroits au plus près de l'eau. Le chemin piétonnier qui a été aménagé autour du lac s'éloigne donc parfois de la berge, constituant aussi des zones protégées, zones de quiétude, pour la flore ou la faune sauvage. Des panneaux rappellent l'interdiction de pénétrer dans ces exploitations privées et la présence de taureaux.

Ce lac artificiel, un des plus grands de la région pyrénéenne, constituera certainement une halte importante pour les oiseaux migrateurs dont un comptage est régulièrement fait par les sociétés de chasseurs riveraines. En ce qui concerne le tourisme, hormis les parkings, il a été mis des aménagements pour le public (bancs, tables) mais regroupés aux deux extrémités du lac. L'amélioration de la présentation de la zone avec de nombreuses plantations et ouvrages en particulier au bas de la retenue, permet de disposer d'un environnement agréable sous réserve que les zones arborées soient entretenues.

Les activités sur ce plan d'eau sont gérées par un comité de gestion constitué de l'Institution Adour, des représentants des communes limitrophes (Eslourenties-Daban, Gardères, Lourenties, Luquet), des représentants des communautés de communes limitrophes, d'un représentant de la CACG ainsi que des représentants des activités déjà autorisées (chasseurs, pêcheurs, nautisme avec la voile et le canoë kayak). Chacune de ces activités a signé une convention d'utilisation avec l'Institution Adour. À ce jour sont autorisées la pêche en "No kill", la chasse de nuit et la navigation à titre expérimental avec des restrictions de zone et de dates[4].

Une carte près d'une "maison" du Conseil général mentionne 29 parcours pédestres à l'ouest du lac de Gabas, chemins qui mèneront les randonneurs vers des lieux célèbres comme l'église de Morlaàs.

Galerie[modifier | modifier le code]

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Pyrénées-Atlantiques
Landes

Principaux affluents[modifier | modifier le code]

Le Gabas rassemble de nombreux ruisseaux issus du plateau de Gers. On parle de Gabas à partir de la confluence des deux premiers :

  • (D) le Gabastoû[notes 2] (Gabaston)
  • (G) la Hounrède (Hont hreda 'source froide')

Sont également collectés par le lac du Gabas :

Enfin le Gabas est renforcé de :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Gabas traverse sept zone hydrographiques, pour 417 km2⋅de superficie totale[1]. Son cours a été observé à Poursiugues-Boucoue, de 1967 à 2013 soit sur 47 ans, et son module est de 2,22 m3⋅/s[2], pour un bassin versant de 142 km2 .

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Q1324010 Poursiugues-Boucoue pour un bassin versant de 142km2 de 1967 à 2013 soit sur 47 ans, et à

Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. La Réformation du Béarn (collection manuscrite du XVIe au XVIIIe siècle).
  2. Lo Gavaston en 1429
  3. Carte de Cassini
  4. Hameau de Lasclaveries, Simceus 1535, Simceu 1548, Simpsens 1673, Sinceux de la Claverie, 1736.
  5. Lescou sur la carte de Cassini
  6. Même mot que mer, mare ; Mere sur la carte de Cassini
Références
  1. a, b, c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - le Gabas (Q13-0400) » (consulté le 24 mars 2013)
  2. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (Q1324010) » (consulté le 24 mars 2013)
  3. Histoire de Béarn, p. 224 – Pierre de Marca – cité par Paul Raymond dans le Dictionnaire topographique du Béarn-Pays basque, p. 66.
  4. « Nautisme sur le lac » (consulté le 24 mars 2013)