Gaétan Frigon

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Gaétan Frigon

alt=Description de l'image Gaétan Frigon 2011.jpg.
Naissance 6 avril 1940
Saint-Prosper-de-Champlain, QC
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Pays de résidence Drapeau du Canada Canada
Profession
Président exécutif de Publipage Inc.
Formation
Conjoint
Hélène Héroux

Gaétan Frigon, né le 6 avril 1940 à Saint-Prosper-de-Champlain dans la province de Québec au Canada, est une personnalité québécoise du monde des affaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon est le deuxième d’une famille de six enfants. Saint-Prosper était alors un petit village de Mauricie comptant 1000 habitants, un village typique du Québec du temps.

Son père, Jean-Baptiste Frigon, était le marchand général et, par voie de conséquence, considéré comme un notable de la place. Il a d’ailleurs été maire de la municipalité pendant plusieurs années. Le magasin général avait été construit à la fin des années 1800 par son grand-père maternel, Prima Cloutier, qui le vendit à son grand-père paternel, William-Xavier Frigon, en 1920. Le magasin prit alors le nom de W.X. Frigon Enrg, nom qui demeura jusque dans les années 1980 alors que Gérald, son frère, l’acheta au décès de son père et l’appela simplement Magasin Frigon. Le magasin est encore là aujourd’hui. Le magasin étant attenant à la maison familiale, il y passait la presque totalité de son temps, étant attiré par les rouages du commerce.

Études[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon fit ses études primaires au couvent de Saint-Prosper avec des religieuses comme enseignantes, comme c’était la pratique dans le temps.

Il fut un des chanceux du village à pouvoir aller faire son cours classique au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, reconnu dans le temps comme le temple et le passage obligé de ceux qui voulaient devenir prêtre, médecin ou avocat.

Après sa rhétorique en 1959, il décida d’aller à l'Université d'Ottawa terminer son cours classique tout en apprenant l’anglais et la comptabilité. Il gradua de cette université en 1961 avec un baccalauréat ès arts.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, seul Eaton, le plus important détaillant canadien du temps, engageait des gradués d’universités. C’est là que Gaétan Frigon commença sa carrière, immédiatement après sa graduation en 1961, en tant que chef de section dans les vêtements pour hommes. Il gravit les échelons pour devenir directeur de département en 1965.

En 1967, il devint alors le plus jeune directeur d’un étage complet, avec la responsabilité du sous-sol, toujours au magasin du centre-ville de Montréal. Mais c’est alors qu’il prit la décision de quitter Eaton en pleine gloire dans les 12 mois suivants pour aller apprendre toutes les facettes du commerce de détail au sein d’entreprises variées impliquées dans des domaines toujours différents, allant de magasins corporatifs à magasins affiliés ou franchisés, en passant par la distribution en gros.

Tel que prévu, Gaétan Frigon quitta Eaton en 1968 et, au cours des 10 années qui suivirent, il travailla pour les 4 entreprises suivantes, ce qui lui permit de devenir une autorité en matière de commerce de détail et de distribution en gros :

  • Les Auto-centres Western (une filiale de Gulf Canada dans le temps) : Il supervisa des auto-centres corporatifs autant à Québec qu’à Montréal ainsi que dans le nord de l’Ontario. Il fut en mesure d’apprendre les différences géographiques à l’intérieur d’une même entreprise ainsi que les principes fondamentaux de la gestion d’unités corporatives multiples.
  • Red Barn System Canada Ltd : Cette entreprise, dont le siège social était à London en Ontario, était une émule des restaurants McDonald's. En tant que responsable des opérations pour l’Est du Canada, Gaétan Frigon fut impliqué dans le développement et la supervision de restaurants à Hull, Gatineau, Ottawa, Cornwall, Kingston et Belleville. Il fut en mesure d’apprendre, entre autres, les principes du franchisage sur une grande échelle. De plus, il constata l’importance à accorder à la propreté des lieux et à la qualité des produits périssables dans le milieu de la restauration de type restauration rapide.
  • Georges Painchaud Iinc. (une filiale de M Loeb Limited dans le temps) : En tant que directeur de la mise en marché, Gaétan Frigon apprit les éléments de base des achats et les différents concepts de ventes à des petits épiciers indépendants et, plus tard, à des pharmaciens. Il mit sur pieds de nombreux programmes de commercialisation et apprit en même temps les principes associés à la négociation avec des fournisseurs.
  • Fédération des magasins COOP : Cette entreprise de Québec était le moteur des magasins Coop et Cooprix du temps. En tant que directeur des opérations de gros et de détail, il mit sur pied les premiers programmes publicitaires à l’intérieur d’une structure coopérative. Il fut impliqué directement dans la gestion des entrepôts ainsi que dans la négociation de conventions collectives avec de puissants syndicats. Il fut partie prenante au développement de la marque privée COOP, laquelle est encore aujourd’hui mise en marché dans l’Ouest canadien. Lors de la fermeture de la Fédération des magasins Coop dans les années 1980, la plupart des magasins Coop et Cooprix furent intégrés à IGA.

Metro-Richelieu[modifier | modifier le code]

Fort de l’expertise accumulée au cours des dix années précédentes, Gaétan Frigon accepta, en 1978, le poste de vice-président marketing de Metro-Richelieu[1],[2],[3]. C’est alors qu’il fit sa marque dans le monde alimentaire au Québec en faisant passer Metro d’une simple coopérative d’achats à une des plus importantes chaines au Québec.

Parmi ses réalisations les plus importantes, on compte le développement des dépanneurs 7 jours (appartenant aujourd’hui à Couche-Tard) ainsi que la campagne publicitaire à succès On connait not’ monde avec le regretté Gaston L’Heureux.

Il quitta Metro-Richelieu en 1982 pour aller chez Steinberg's. Cependant, en 1985, devant l’arrivée massive des super surfaces comme Super Carnaval et Price Club (Costco), Metro-Richelieu offrit à Gaétan Frigon d’y retourner pour redonner de la force à cette entreprise devenue publique et dont les parts de marché étaient en chute libre.

Les succès marketing se succédèrent alors à un rythme effréné. La bannière Metro fut repositionnée avec le concept Allo! Allo! Je fais mon Metro mettant en vedette Marguerite Blais. Au cours de la même période, Gaétan Frigon développa, avec Guy Fournier, un concept unique de visibilité corporative, le Gala MétroStar[2].

Passant de TQS à Radio-Canada, puis à TVA, le Gala Metrostar fut pendant plus de 20 ans le plus écouté de tous les galas rendant hommage aux personnalités artistiques du Québec. Le Gala Metrostar s’appelle aujourd’hui le Gala Artis du fait qu’il n’est plus commandité par la chaine Metro.

Il participa aussi à l’achat des magasins Super Carnaval (aujourd’hui Super C) tout en développant le concept Metro 5 Étoiles qui fut à la base de l’agrandissement de nombreux supermarchés Metro. Finalement, il repositionna les marchés de quartier Richelieu sous l’appellation Marché Richelieu. Durant cette période de croissance, les parts de marché de Metro-Richelieu doublèrent au Québec, donnant ainsi à cette entreprise typiquement québécoise la possibilité d’étendre ses activités ailleurs au Canada. Aujourd’hui, le Groupe Metro (nouveau nom de Metro-Richelieu) est une force majeure en Ontario depuis qu’il a fait l’acquisition des Dominion, A&P et Loeb.

Steinberg's[modifier | modifier le code]

En 1982, Gaétan Frigon quitta Metro-Richelieu pour aller développer le concept des dépanneurs La Maisonnée chez Steinberg's[1],[2],[4]. En peu de temps, plus de 70 La Maisonnée se retrouvèrent dans le paysage québécois. Les dépanneurs La Maisonnée ont été les premiers à développer un concept de magasins de proximité avec des sections de spécialités comme le café frais, le pain cuit sur place et la restauration rapide.

Steinberg's lui demanda alors de s’occuper de la publicité des supermarchés Steinberg, alors en perte de vitesse au Québec. Il développa la dernière campagne publicitaire à succès Le Supermarché de Choix avant les chicanes familiales qui furent à l’origine de la fin de cette grande chaine.

Steinberg fut éventuellement vendu en morceaux avec l’immobilier à la Caisse de dépôt et placement du Québec, les supermarchés à Metro et Provigo et les dépanneurs La Maisonnée à Couche-Tard.

Groupe Quebecor[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon n’avait jamais mis de côté son désir de devenir un jour un entrepreneur. De plus, il considérait avoir accumulé assez d’expérience pour limiter les risques toujours associés à l’entrepreneurship. Il visait l’édition de continuité comme base de lancement, mais devait auparavant apprendre les rudiments de l’imprimerie et de l’édition.

En 1988, il accepta le poste de premier vice-président, distribution, du Groupe Québécor, responsable notamment des divisions de messageries de presse, de distribution de livres et de musique. Il s’agissait de la responsabilité des divisions Messageries Dynamiques, Disques Trans-Canada (aujourd’hui Musicor) et Québec Livres.

Il fut témoin du grand succès remporté par la série La cuisine simplifiée de Sœur Angèle. C’est à ce moment-là qu’il apprit les rudiments de base et les principes de distribution de l’édition de continuité ainsi que des tests qu’il faut faire avant de lancer une série.

Imprimeries Transcontinental[modifier | modifier le code]

Toutefois, en 1989, il accepta l’offre de Imprimerie Transcontinental, une filiale du Groupe Transcontinental (GTC) pour devenir leur vice-président marketing[2].

Ce stage chez le plus important imprimeur de circulaires au Canada lui permit d’apprendre les éléments de base de pré-impression et d’impression. Il mit sur pied une filiale appelée Transcom qui avait pour mission de développer de nouveaux marchés spécialisés.

La chance de devenir entrepreneur se présenta lorsque Guy Cloutier lui demanda de développer un produit dérivé de l’émission de télé Bon Appétit mettant en vedette Claudette et Marie-Josée Taillefer. C’est ainsi qu’il développa le concept des fiches-cuisine Bon Appétit. Il convainquit Rémi Marcoux de financer le projet en retour du contrat d’imprimerie. Le succès de ce lancement fut sans précédent au Québec et le concept brisa tous les records de vente pour une édition de continuité. En fait, les fiches-cuisine Bon Appétit furent publiées pendant plus de 6 ans.

Entrepreneuriat[modifier | modifier le code]

Devant un tel succès, Gaétan Frigon quitta Transcontinental pour devenir entrepreneur à plein temps. Dans un premier temps, il acheta, avec sa conjointe Hélène Héroux, 40 % des actions de Scriptum Communications, une entreprise qui éditait alors les fiches-cuisine Bon Appétit.

Il connut également d’autres grands succès dans cette entreprise avec la publication du livre de recettes Qu’est-ce qu’on Mange? Volume 3 des Cercles de fermières du Québec. D’autres publications suivirent, notamment La Soupe est servie, un livre de recettes régionales, ainsi que L’Argent du Monde, une édition de continuité axée sur des pièces de monnaie de différents pays.

Scriptum Communications se spécialisait également dans la publicité plus traditionnelle et était en mesure de bien servir une multitude de clients pour leurs besoins imprimés, tels les rapports annuels et les brochures corporatives.

Publipage inc.[modifier | modifier le code]

En 1996, Hélène Héroux et Gaétan Frigon vendirent leurs actions dans Scriptum Communications pour lancer Publipage inc[2],[5], une agence représentant tous les éditeurs de Pages Jaunes en Amérique du Nord. En plus d’une croissance naturelle inégalée dans l’industrie, la croissance de Publipage se fit par une série d’acquisitions, la plus importante étant celle, en 2000, de Bell Actimedia Solutions, une agence appartenant alors à Bell Canada.

Avec des bureaux à travers le Canada, Publipage devint rapidement la 2e plus importante agence au Canada et la plus importante au Québec avec plus de 250 clients représentants plus de 8000 points de vente.

Aujourd’hui, Publipage aide les entreprises à augmenter leurs revenus grâce à sa plateforme PUBLITRAC qui offre des services de gestion de leads, de marketing relationnel et de mesure des résultats.

Sociétés d'état[modifier | modifier le code]

Fait assez curieux, la principale reconnaissance publique de Gaétan Frigon vient d’un accident de parcours non-prévu. En 1998, on lui offrit la présidence de la SAQ[2],[5],[6], une société d’État responsable des achats, de l’entreposage, de la distribution et de la vente des vins et spiritueux au Québec. Y voyant un défi hors de l’ordinaire, il décida d’accepter le poste, considérant que les 30 années précédentes l’avaient très bien préparé pour un tel mandat. Il quitta donc son poste de président-directeur général de Publipage qu’il confia à sa conjointe Hélène Héroux et accepta un mandat d’une durée maximale de 5 ans comme président-directeur général de la SAQ.

Tous sont d’accord aujourd’hui pour reconnaître le virage commercial spectaculaire effectué par la SAQ sous la gouverne de Gaétan Frigon. À titre d’exemple, à son arrivée en 1998, la SAQ n’était même pas dans la liste des 150 entreprises les plus admirées des Québécois, tel que rapporté annuellement par la revue Commerce. Quatre ans plus tard, elle était en 3e place sur 150.

En 2001, à la recherche d’un événement marquant pour la SAQ, il fonda le Grand bal des Vins Cœurs, au profit de la Fondation de L’Institut de Cardiologie de Montréal. Au cours des dernières 10 années, les recettes nettes de ce Grand bal dépassent les 10 millions $.

En 2002, Pauline Marois, alors ministre des finances dans le gouvernement Landry, lui demanda d’accepter le poste de président du conseil, président et chef de la direction de Loto-Québec[2], une autre société d'État responsable des loteries et des casinos au Québec. Cependant, en 2003, après avoir terminé ses 5 années à la tête de sociétés d’État, et devant l’hésitation du gouvernement à accepter des changements vitaux face aux problèmes résultant des trop nombreux appareils de loterie-vidéo, Gaétan Frigon remit sa démission et retourna chez Publipage comme président exécutif.

Restructuration[modifier | modifier le code]

En 2004, il acceptait de mettre la main à la pâte pour sauver le Groupe San Francisco de la faillite. Cette importante entreprise québécoise de commerce de détail établie au Québec et en Ontario, n’était plus en mesure, après de multiples erreurs stratégiques, de continuer ses opérations. Au mois de juillet 2005, la Cour supérieure du Québec homologuait le plan de relance établi par lui et l’entreprise, plus petite mais avec un bilan sain, pouvait continuer ses opérations sous l’appellation de Les Ailes de la Mode. Un peu plus tard, l’entreprise vendit les magasins Les Ailes de la Mode et devint Bikini Village, du nom des seuls magasins faisant encore partie du groupe.

Golfotron inc.[modifier | modifier le code]

En 2005, Gaétan Frigon lançait une nouvelle entreprise, Golfotron inc. Cette entreprise développa alors un concept de simulateurs de golf basé sur des tapis-capteurs fabriqués en Allemagne. Par la suite, Golfotron fit un partenariat avec une entreprise australienne, Optigolf, pour avoir les droits exclusifs d’un système de captation original.

Après des investissements considérables accompagnés d’essais et d’erreurs, Gaétan Frigon confia à une entreprise de Québec le mandat de développer un nouveau système de captation basé cette fois sur des caméras haute vitesse. Ce système inédit fait maintenant partie intégrante du simulateur de golf Golfotron.

Aujourd’hui, Golfotron fabrique les simulateurs de golf les plus réalistes qui soient. Les joueurs ont le choix de plus de 60 terrains de golf différents, dont plusieurs du Québec. Parmi les acheteurs les plus récents se trouvent 2 professionnels de golf bien connus : Michel Martin avec 5 unités à Trois-Rivières et Carlo Blanchard avec 6 unités à Montréal.

Avec l’entreprise TJMPO de Québec comme distributeur exclusif, les simulateurs de golf Golfotron sont vendus dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis.

Laura Secord[modifier | modifier le code]

En 2003, à la tête d’un groupe d’investisseurs, Gaétan Frigon négocia l’achat de l’entreprise Laura Secord[7],[8]. Toutefois, à la dernière minute, la transaction dû être annulée lorsqu’Archibald Candy de Chicago, les propriétaires de Laura Secord, se mirent sous la protection de la loi pour éviter la faillite. Ils n’étaient donc plus en mesure d’approvisionner les magasins Laura Secord durant la période de transition.

Par la suite, Laura Secord fut vendue à une autre entreprise américaine, Gordon Brothers, qui ne fut pas en mesure d’en assurer la survie à long terme

Récemment, en 2010, Nutriart, une ancienne division des Biscuits Leclerc de Québec, rachetait Laura Secord pour 19,5 millions de dollars.

L’aventure Laura Secord aura permis à Gaétan Frigon de connaitre les dessous de transactions financières avec des firmes américaines accolées à la faillite.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Au cours de sa carrière, Gaétan Frigon a reçu plusieurs reconnaissances de ses pairs, dont les suivantes :

  • en 1984, Mercure du Marketing, Grandes Entreprises, décerné par la Chambre de Commerce de la Province de Québec, pour le développement du concept des dépanneurs La Maisonnée ;
  • en 1987, à nouveau le Mercure du Marketing, Grandes Entreprises, cette fois pour le repositionnement des supermarchés Metro ;
  • en 2000, Gaétan Frigon fut nommé bâtisseur de la Revue Commerce par le Réseau HEC[9] ;
  • en 2001, il fut nommé Personnalité de l’année par l’Association Marketing de Montréal ;
  • toujours en 2001, il reçut le prix Dimension décerné par l’Ordre des administrateurs agréés du Québec ;
  • en 2003, il était nommé l’Homme de l’année par le Choix des Consommateurs ;
  • en 2012, l’Université d’Ottawa, son Alma Mater, a mis sur pied une Bourse Gaétan Frigon, laquelle sera remise à chaque année à un jeune étudiant.

Divers[modifier | modifier le code]

Toujours actif au sein de Publipage et de Golfotron, Gaétan Frigon maintient un blogue (www.gaetanfrigon.com) sur lequel on retrouve notamment les différents articles[10] qu’il a écrit au cours des années, lesquels ont pour la plupart été publiés dans La Presse.

De plus, Gaétan Frigon a été choisi pour être un des 5 dragons[11] de l’émission Dans l'œil du dragon de Radio-Canada. Cette émission qui sera en ondes à compter du printemps 2012, est la version québécoise de Dragons Den, laquelle est en ondes dans 22 pays différents.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]