TrES-2

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Coordonnées : Sky map 19h 07m 14.035s, +49° 18′ 59.07″

TrES-2

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Système TrES-2 vu le 16 avril 2009 par le télescope spatial Kepler[1].

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 19h 07m 14,035s[2]
Déclinaison +49° 18′ 59,07″[2]
Constellation Dragon
Magnitude apparente 11,41 / 14,73[3],[4]
Caractéristiques
Type spectral G0V / K4,5 - K6[4]
Indice U-B ?
Indice B-V ?
Indice V-R ?
Indice R-I ?
Indice J-K ?
Indice J-H ?
Astrométrie
Vitesse radiale km/s
Mouvement propre μα = 2,9 mas/a[2]
μδ = -3,4 mas/a[2]
Parallaxe mas
Distance 695 ± 36 al[4]
(213 ± 11 pc)
Caractéristiques physiques
Masse 1,05 / 0,67 M[4]
Rayon 1,000 ± 0,036 R[5]
Gravité de surface (log g) 4,4 ± 0,1[6]
Luminosité  L
Température 5 850 ± 50 K[5]
Métallicité [Fe/H] = -0,15 ± 0,1[5]
Rotation  
Âge 5,1 ± 2,7×109 a[5]

TrES-2, également appelée GSC 03549-02811 et, plus rarement, Kepler-1, est une étoile binaire située à environ 695 années-lumière (213 pc[4]) du Système solaire, dans la constellation du Dragon. Elle est formée d'une naine jaune, TrES-2A, très semblable au Soleil, et d'une naine orange, TrES-2C, un tiers moins massive, dont les projections sur la voûte céleste sont distantes l'une de l'autre de 232 ± 12 UA compte tenu de la distance du système[4].

Une exoplanète de 1,2 fois la masse de Jupiter a été détectée par la méthode des transits autour de l'étoile principale du système dès 2006 dans le cadre du Trans-Atlantic Exoplanet Survey, et baptisée TrES-2 b. Il a depuis été établi que cet astre, de type Jupiter chaud, orbite en un peu moins de 2,5 jours à seulement 0,0356 UA de l'étoile, soit moins d'un dixième du demi-grand axe de l'orbite de Mercure autour du Soleil, ce qui lui vaut une température d'équilibre moyenne de plus de 1 220 °C[4].

Caractéristiques des planètes du système TrES-2[4],[7]
Planète Masse (MJ) Période orbitale (d) Demi-grand axe (UA) Excentricité
TrES-2 b 1,199 ± 0,052 2,47063 ± 1×10-5 0,03556 ± 0,00075 Fixé à 0

La particularité de TrES-2 b est son albédo géométrique très faible[8],[9], d'une valeur mesurée inférieure à 1 %, la meilleure modélisation étant obtenue pour un albédo d'à peine 0,04 %[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) NASA Ames Research Center Kepler, A Search for Habitable Planets – 16 avril 2009 « Host to 'Hot Jupiter' (labeled) ».
  2. a, b, c et d (en) TrES-2 sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg
  3. (en) NASA Ames Research Center Kepler, A Search for Habitable Planets – 24 janvier 2011 « Kepler-1b ».
  4. a, b, c, d, e, f, g et h (en) S. Daemgen, F. Hormuth, W. Brandner, C. Bergfors, M. Janson, S. Hippler et T. Henning, « Binarity of transit host stars – Implications for planetary parameters », Astronomy & Astrophysics, vol. 498, no 2,‎ mai 2009, p. 567-574 (lire en ligne) DOI:10.1051/0004-6361/200810988
  5. a, b, c et d (en) Exoplanet.eu – 9 février 2011 « Star: TrES-2 ».
  6. (en) Alessandro Sozzetti, Guillermo Torres, David Charbonneau, David W. Latham, Matthew J. Holman, Joshua N. Winn, John B. Laird et Francis T. O'Donovan, « Improving Stellar and Planetary Parameters of Transiting Planet Systems: The Case of TrES-2 », The Astrophysical Journal, vol. 664, no 2,‎ 1er août 2007, p. 1190-1198 (lire en ligne) DOI:10.1086/519214
  7. (en) Francis T. O'Donovan, David Charbonneau, Georgi Mandushev, Edward W. Dunham, David W. Latham, Guillermo Torres, Alessandro Sozzetti, Timothy M. Brown, John T. Trauger, Juan A. Belmonte, Markus Rabus, José M. Almenara, Roi Alonso, Hans J. Deeg, Gilbert A. Esquerdo, Emilio E. Falco, Lynne A. Hillenbrand, Anna Roussanova, Robert P. Stefanik et Joshua N. Winn, « ES-2: The First Transiting Planet in the Kepler Field », The Astrophysical Journal Letters, vol. 651, no 1,‎ 1er novembre 2006, p. L61-L64 (lire en ligne) DOI:10.1086/509123
  8. (en) Royal Astronomical Society – 11 août 2011 « Alien world is blacker than coal ».
  9. (en) ScienceDaily – 11 août 2011 « Darkest Known Exoplanet: Alien World Is Blacker Than Coal ».
  10. (en) D. M. Kipping et D. S. Spiegel, « Detection of visible light from the darkest world », dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society', 1-5 (2011).