Grand Orient de France

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Le Grand Orient de France (GODF, GO, G∴O∴D∴F en typographie maçonnique) est la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d'Europe continentale. Il est née en 1773 d'une profonde transformation de la Grande Loge de France de l'époque, fondée le 24 juin 1738. Ayant aboli en 1877 l'obligation pour ces membres de se référer à « l'existence de Dieu » et à « l'immortalité de l'âme », il est de la sorte une obédience dite « libérale », ou « adogmatique ». Il a pour principe la « liberté absolue de conscience » et n’impose aucune croyance, notamment religieuse à ses membres et se distingue en cela des obédiences de la branche anglaise qui impose la croyance en un dieu, le respect de préceptes dits « de régularité » édictés par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1929, ainsi que l'abstention de prises de position dans le champ politique ou religieux. Sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité qu'il adopte en 1848 fait suite à son évolution historique et se confond volontairement avec celle de la République Française.

Sceau en noir et blanc du Grand Orient de France
Sceau du Grand Orient de France

Histoire[modifier | modifier le code]

portrait en pied et en couleur d'un aristocrate du XVIIIe siècle
Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg

Le Grand Orient de France est né en 1773 d'une profonde transformation de la Grande Loge de France de l'époque, fondée le 24 juin 1738. C'est à la suite de la mort le 16 juin 1771 de son dernier Grand maître : Louis de Bourbon-Condé, comte de Clermont que débute cette transformation[1].

Cette fondation fait suite à une dizaine d'années de dissensions et de scissions ou les dérives maçonniques ponctuent l’extension d'un « maquis touffu » de hauts grades dont les créations se multiplient depuis près de vingt ans et servent surtout à l'obtention de privilège dans une société civile ou le rang et l'autorité découle du titre[2]. La mort du Comte de Clermont met également fin au pouvoir de son substitut général Chaillon de Joinville et permet l'accession lors des assemblées des 21 et 24 juin 1771 au poste d'administrateur général du duc Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg[3]. Celui-ci des lors a pour condition préalable, la fin des divisions dans la maçonnerie du royaume et fait notable à cette époque, pour la première fois le substitut qui est le véritable administrateur de l'Ordre est élu par l'assemblée et non nommé par la seule volonté du Grand Maître[4]. Sous son administration, il se constitue d'une obédience véritablement nationale, majoritaire, fortement centralisée, qui confie sa grande maîtrise à Louis Philippe d'Orléans qui est solennellement installé le 22 octobre 1773. La grande maîtrise dont il est titulaire, organisé comme une « brillante sinécure »[5], permet à Montmorency-Luxembourg de se trouver de facto grand maître de la Grande Loge reconstitué. Situation qu'il met à profit pour imprimer à la maçonnerie française des traits spécifiques qui vont la différencier des autres maçonneries européenne et dont la plupart perdurent toujours au sein du Grand Orient[6].

Débuts du Grand Orient[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 1773 l'assemblée générale adopte le chapitre premier des nouveaux statuts et décide de créer un « Grand Orient de France »[7]. Cette assemblée met en œuvre plusieurs changements majeurs dont le plus important est l'élection des vénérables maîtres de loge[8], mettant fin à l'inamovibilité de ceux-ci en précisant que : « le Grand Orient de France ne reconnaitra désormais pour Vénérable de loge que le Maître élevé à cette dignité par le choix libre des membres de la loge ». Ce 1er chapitre officialise également la représentation du Grand Orient par les « députés de loge tant de Paris que des Provinces » lors des assemblées générales, affirmant pour la première fois une démocratie participative au niveau national et déniant de la sorte, à tous organismes de Hauts grades le droit de s’immiscer dans les affaires de l’obédience[9].

La dernière assemblée générale de « l'authentique Grande Loge de France » se tient le 2 octobre 1773, elle valide l'installation solennelle de Philippe d’Orléans comme Grand Maître le 22 octobre 1773, date qui marque la fondation de la nouvelle obédience [10]. Le jour même, le nouveau Grand Maître valide tous les travaux déjà commencés en son nom et « sous les auspices du Grand Orient de France » mettant fin à la période de transition qui a suivi le décès du comte de Clermont[11].

Une grande majorité des loges du royaume rallient cette nouvelle structure dans les années qui suivent, bien qu'une « Grande Loge de Clermont » rivale, principalement parisienne et refusant ces évolutions, reste en activité jusqu'en mai 1799, date à laquelle les deux obédiences, très fortement affaiblies par la Révolution française, fusionnent.

Révolution Française[modifier | modifier le code]

Il est fréquent de lire que les francs-maçons ont activement préparé la révolution de 1789, ce qui accrédite l'idée du complot. La vérité est qu'il y en eut dans tous les camps. Ainsi le Duc de Luxembourg émigra dès juillet 1789 et une loge aristocratique comme « La Concorde », de Dijon se saborda dès août 1789[12]. Cependant les loges ont, par leur fonctionnement dans les années antérieures, pris une certaine indépendance vis-à-vis de l'État et de l'Église, ce qui a vraisemblablement facilité l'éclosion d'aspirations nouvelles. Parmi les francs-maçons actifs de l'époque révolutionnaire, citons Mirabeau, Choderlos de Laclos. L'hymne national « La Marseillaise » a d'ailleurs été composé par un franc-maçon : Rouget de l'Isle.

Le 5 janvier 1792, le Grand Orient de France approuve publiquement la Révolution en cours, ce qui ne signifie pas pour autant une adhésion de la totalité de ses membres à ce bouleversement politique, institutionnel et social majeur de l'histoire de la France. En effet, durant la Terreur le GODF se met en sommeil de 1793 à 1796, rares sont les ateliers qui ont maintenu une activité durant cette période. En février 1793 et à son initiative, les archives du Grand Orient sont déménagées chez Roëttiers de Montaleau, ce même mois le Grand Maître Philippe d'Orléans[N 1]renie formellement la franc-maçonnerie[13].

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait en couleur de Joseph Bonaparte en grand uniforme
Joseph Bonaparte

À partir du coup d'État de Bonaparte le 18 brumaire et sous le Premier Empire, la franc-maçonnerie française va de nouveau se développer de manière importante, en multipliant les loges, sous la protection de Bonaparte, qui comprend tout le bénéfice qu'il peut tirer d'une maçonnerie docile, il investit celle-ci avec des hommes de confiance. Le Grand Orient se dote de dirigeants proche du pouvoir, le frère de l'empereur Joseph Bonaparte devient Grand Maître avec pour adjoint Murat et Cambacérès[14]. Protégée par un régime qu'elle sert, la maçonnerie continue à porter dans toute l'Europe les valeurs philosophiques issues du siècle des Lumières. Le Grand Orient est investi par tout ce qui compte en politique, famille de Bonaparte, maréchaux, généraux, ministres et fonctionnaires[14]. Le nombre des loges passe de 300 à 1 220 en 10 ans (1814).

La chute de Napoléon et de l'empire entraînent celle de la franc-maçonnerie. Accusée depuis les écrits d'Augustin Barruel d'avoir provoqué la Révolution, combattu par le nouveau clergé ultramontain elle est contrainte de se mettre en sommeil dans la plupart des pays de la Sainte-Alliance[14]. En France le Grand Orient survie protégé par des personnalités proches du monarque Louis XVIII[N 2] tel Mac Donald ou le Duc Decazes. Le grand Orient reste néanmoins suspect et il lui est interdit de débattre de sujets politiques ou religieux[14].

Le 24 février 1848 l’avènement de la Seconde République est salué par des « batteries d'allégresse ». Une délégation du Grand Orient est reçue à l’Hôtel de ville pas des membres du gouvernement provisoire qui en apportant les premières mesures sociales répond aux attentes du Grand Orient. En décembre le Prince Napoléon devient président de la République et les monarchistes gagnent les élections législatives en 1849. Cette même année le Grand Orient définie la franc-maçonnerie comme « essentiellement philanthropique, philosophique et progressive » avec pour devise celle de la République. Affirmant ces convictions progressistes, la Maçonnerie est à nouveau suspecte et de nombreuses loges sont fermées avant et après le coup d’État du 2 décembre 1851[15].

Second Empire[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc d'un maréchal du second Empire
Bien que non maçon, B.P.Magnan fut nommé Grand-Maître par Napoléon III.

Napoléon III impose son pouvoir sur la franc-maçonnerie française, en nommant d'abord le prince Lucien Murat et plus tard le maréchal Magnan à la tête du Grand Orient afin de prévenir toutes velléités d'opposition au régime. Ce dernier n'étant pas franc-maçon, il fut initié et reçu les trente trois grades en deux jours. Pendant la période dite : « autoritaire » du Second Empire (1852-1860) le pourvoir impérial instaure un encadrement idéologique strict, pour essayer de contrôler une institution dont il se méfie, mais qu'il croit pouvoir surveiller et utiliser comme relais d'influence[16],[N 3]. Pendant la période dite : « libérale » de l'Empire (1860-1870) Le Grand Orient retrouve une plus grande autonomie sous la Grande Maitrise du général Mellinet, successeur élu du maréchal Magnan[17]. Dans le même temps, la nouvelle génération qui entre dans les loges du Grand Orient est républicaine et influencée par le positivisme. Elle veut une maçonnerie plus efficace et les loges deviennent des sociétés de pensée. La référence à Dieu est contestée comme attentatoire au principe de la liberté de conscience[17].

IIIe République[modifier | modifier le code]

En mars 1871, Paris se soulève , une fraction de la Maçonnerie adhère d'emblée à la Commune, l'autre tente vainement d'obtenir l'ouverture de négociations pour mettre un terme à la guerre civile. A la fin de la trêve la Commune est écrasée, de nombreux « frères » tombent sous les balles versaillaises[17]. De 1872 et jusqu'à la victoire électorale républicaine en 1877 la franc-maçonnerie accusée de complicité avec la Commune est à nouveau suspecte et des loges sont fermées sous l'ordre moral. Elle devient un foyer de républicanisme[17] et le Grand Orient joue à cette époque un rôle important dans la fondation du parti républicain[18].

Aussi, le Grand Orient devient une force politique, ancrée à gauche, même si parfois se rencontrent et s'y affrontent des modérés, des radicaux, des socialiste de diverses écoles et quelques anarchistes. Les franc-maçons qui s'y rattachent, luttent contre le même ennemis, cléricaux, monarchistes et ultérieurement nationalistes et antisémites[19]. Le Grand Orient de la IIIe République est donc engagé dans les luttes politiques de ce temps et il impulse de nombreuses créations comme : la ligue des droits de l'Homme, les mutuelles de secours et de soins, les coopératives ouvrières, les universités populaires, les patronages laïque. Il mène un incessant combat contre la loi Falloux, le Concordat, et pour la séparation de l’Église et de l’État. On doit à ses actions par exemple l'instauration du divorce ou encore la loi sur la liberté des funérailles et la crémation[19].

Photo en noir et blanc du pasteur Frédéric Desmons
Frédéric Desmons

En 1877, la question religieuse est réglée — sur un rapport du pasteur Frédéric Desmons relatif à un vœu émanant d'une loge de Villefranche-sur-Saône — le Grand Orient supprime l'obligation (toute théorique) de croire en Dieu et retire de sa constitution la phrase « La Franc-maçonnerie a pour principe l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme », se réclamant désormais de la « liberté absolue de conscience ». L'invocation au Grand Architecte de l'Univers devient facultative[17] et le Grand Orient de France devient la plus importante obédience de la branche de la franc-maçonnerie dite « libérale » ou « adogmatique » : cette décision est en effet la cause principale du schisme dit de la « Régularité maçonnique » qui sépare depuis les obédiences qui n'exigent pas de leurs membres la croyance en un être suprême du reste de la franc-maçonnerie mondiale.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le Grand Orient de France est impliqué dans l'« affaire des fiches » au début du XXe siècle. Ce grand scandale politique survenu en 1904, après une interpellation à la Chambre du député nationaliste Jean Guyot de Villeneuve, dévoilant au public les pratiques de surveillance des officiers de l'armée par les loges et la mise en place d'un service de renseignements sur les militaires au siège du GODF, rue Cadet. L'affaire marqua profondément l'armée et la droite. Selon Jean-Baptiste Bidegain, le secrétaire adjoint au GODF qui révéla l'affaire, un service de renseignements existe au sein du Grand Orient depuis 1891 et se préoccupe d'obtenir des renseignements sur les fonctionnaires en général[20], c'est à partir de 1901 qu'il s'occupe de ficher les officiers[21].

En 1913, le Grand Orient n'oblige plus ses loges à travailler à la gloire du grand Architecte de l'Univers. Les quelques loges voulant revenir à une pratique maçonnique théiste, seule régulière de leur point de vue, quittent le Grand Orient et créent la Grande Loge nationale indépendante de France et des Colonies, future Grande Loge nationale française (GLNF).

Soudée au gouvernement René Viviani à la déclaration de la Première Guerre mondiale, il se retrouve rejeté dans l'opposition après la victoire du bloc national en 1919 qui le conduise naturellement à prendre du champ avec l'action politique et a s'adonner davantage à la réflexion philosophique[22].

Photo en noir et blanc de Pierre Brossolette, il porte un uniforme de l'armée.
Pierre Brossolette le 18 juin 1943

En 1939 quand la guerre éclate, le Grand Orient s'est trop identifié à la République pour survivre à sa chute. Il est dissous par décret gouvernemental[N 4] en aout 1940 mais la Gestapo en zone occupée a déjà procédé à des arrestations. La Maçonnerie est présentée par la propagande du régime de Vichy comme un « instrument aux mains des juifs » et responsable de la défaite. Des listes de noms sont dévoilés et paraissent en 1941 dans le Journal Officiel, les francs_maçons sont exclus de la fonction publique et parfois pris comme otage par les Allemands ou la milice[22]. Pendant cette Seconde Guerre mondiale, des francs-maçons du Grand Orient de France s'engagent dans la Résistance, en particulier dans le réseau « Patriam Recuperare » et dans divers mouvements. À Lyon ils forment un comité et s'agrègent à « Combat », « Libération », « Franc-Tireur »... Dans le même temps, le régime de Vichy persécute sévèrement les francs-maçons, , le Grand Orient y perd de nombreux membres, parmi eux Jean Zay, Pierre Brossolette Gaston Poittevin, René Boulanger[22]. À la Libération, le G.O.D.F compte moins de 7 000 membres, ils étaient 30 000 en 1939.

Depuis quelques années, bénéficiant d'une longue période de stabilité, les effectifs du Grand Orient de France ont beaucoup progressé : ses membres sont passés de 30 000 (1990) à approximativement 50 000 (2010) pour environ 1 130 loges. Il est régulièrement cité dans les médias en raison des débats qui agitent sa direction[23]. Cependant, la structure démocratique et autonome du G.O.D.F protège et épargne la plupart des loges « de base », qui continuent de travailler sereinement.

Principes[modifier | modifier le code]

Le Grand Orient de France occupe une position originale dans la franc-maçonnerie mondiale sur trois points particuliers.

  • Son refus d'exiger une croyance quelconque, en particulier en un dieu, ce qui n'implique absolument pas l'obligation d'athéisme.
  • Son attachement à la laïcité.
  • Ses valeurs républicaines et sociales.

Les membres du Grand Orient de France déclarent que la recherche du progrès est un moteur dans leurs réflexions et leurs actions, au point que ce principe figure dans leur constitution. Ils se déclarent attachés à la liberté absolue de conscience, qu'ils considèrent comme garante, avec la laïcité, des institutions. Ainsi, quiconque professe des opinions racistes, xénophobes ou bien se déclare partisan de régimes totalitaires ne peut être reçu au Grand Orient de France. Le GODF est généralement classé à gauche[24] et la plupart de ses grands maîtres dans l'époque contemporaine ont été membres du PS ; il interdit à ses membres d'appartenir au Front national[25].

Ses valeurs s'inscrivant dans la tradition politique d'une France républicaine[26]. Il s'érige ainsi en un défenseur des principes contenus dans sa devise qui est aussi celle de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

Fonctionnement du Grand Orient[modifier | modifier le code]

photo en couleur d'un immeuble à Paris
Le siège du GODF, rue Cadet, à Paris.

Le Grand Orient de France est une association régie par le loi de 1901. Son siège se trouve au 16, rue Cadet dans le 9e arrondissement de Paris. Le principe de séparation des pouvoirs, « judiciaire, législatif et exécutif » selon un système d'élection, de contrôle et de renouvellement rigoureux est la base du fonctionnement général du Grand Orient[27] et le suffrage universel est le principe de souveraineté qui s'exerce sur toutes ses structures.

« Chaque Maçon doit être conscient et fier des spécificités de notre Obédience[...] il sait et apprécie que toutes les structures de directions soient soumises au vote et, au-delà, que les mandats électifs soient soumis à des strictes limites de temps. Ainsi l'Ordre est réellement la Chose de Tous, la Res Publica[N 5] »

— Guy Arcizet.


Constitution et règlement général[modifier | modifier le code]

Les statuts du GODF se présentent sous la forme d'une constitution définissant les grands principes de la franc-maçonnerie. Ils sont complétés par un règlement général précisant le fonctionnement de l'obédience et de ses loges.

L'article 1er de sa constitution donne une définition de la franc-maçonnerie selon ses principes. Les principes de cet article sont les mêmes depuis le convent de 1877 ou le pasteur et député républicain Frédéric Desmons présente un rapport[N 6] dont la discussion débouche sur un vote modifiant à une très large majorité l'article premier de sa constitution[28]. Sa formulation actuelle est issue de la proposition que fait adopter Antoine Blatin[N 7] au convent de 1884[29]

« La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l'humanité. Elle a pour principe la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle attache une importance fondamentale à la laïcité[N 8]. »

« Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »

Direction de l’obédience[modifier | modifier le code]

Conseil de l’ordre[modifier | modifier le code]

Le GODF est dirigé par un « Conseil de l’Ordre » de trente-cinq membres, élus par les délégués des loges réunis en congrès régionaux. Le conseil de l’ordre, exécutif de l’Ordre, élit en son sein le « président du Conseil de l’ordre ». Ce dernier doit prêter le serment de la grande maîtrise et être « reconnu comme tel » par l’ensemble du convent pour pouvoir porter le titre de « Grand maître ». Il est assisté par trois Grands maîtres adjoints et par des Grands officiers, chargés de missions particulières, élus par le conseil, en son sein. Le mandat de Grand maître, est non renouvelable et ne peut excéder trois années. Le conseil de l'Ordre gère les intérêts matériels de l'obédience et applique les mandats que lui donne le Convent[30].

Convent[modifier | modifier le code]

Le convent annuel constitué par les délégués de chaque loge constitue l’assemblée législative du GODF. Il contrôle l’exercice du conseil de l’ordre et est le seul habilitée à modifier la constitution et le règlement général selon des modalités précisément définies. Il décide également de tout ce qui a trait , à la gestion financière, à la solidarité et au patrimoine ainsi qu'aux questions à l'étude des loges.

Liste des Grands maîtres[modifier | modifier le code]

Loges du Grand Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loge maçonnique.

Les loges du GODF, sont des entités « libre et souveraine »[N 9]. Elles constituent la cellule fondamentale du pouvoir, exercé selon le principe « une loge, une voix » et elles sont les seules structures de l’obédience autorisées à « initier » de nouveaux membres[33]. Tous les sujets peuvent y être abordés, dans le respect des règles générales de l’obédience, du règlement particulier et du rite de la loge.

Rites du Grand Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rite français.
photo en couleur d'un décors maçonnique brodé
Tablier de maître brodé du XIXe siècle.

Le rite historique du Grand Orient est le Rite français. Il est le rite de référence de toutes les loges, celles pratiquant un autre rite, ou une version spécifique du Rite français, bénéficie d'une double patente[34]. La majorité des loges pratiquent (environ 900 loges) le Rite français, la plupart dans sa version « Groussier ». 300 loges environ pratiquent d'autres rites dont le Grand Orient détient les patentes, tant des « loges bleus », que des « hauts grades »[35]. Les rites pratiqués sont :

Mixité au Grand Orient[modifier | modifier le code]

Si de sa création au début du XXIe siècle le Grand Orient de France est resté une obédience strictement masculine, il n'a jamais totalement rejeté une forme de mixité jusque là, celle ci s'apparentant aux XVIIIe et XIXe siècles plus à une tutelle qu'à une véritable liberté.

En 1775 il reconnait formellement la maçonnerie d'adoption et prend « le gouvernement » des loges de femmes, afin « de les entourer de garanties suffisantes de moralité ». Il admet ces ateliers que comme « compléments des loges d'hommes » et ne les autorise que là ou il existe une loge « régulière ». Il leur interdit toutefois de tenir des assemblées mixtes sous une autres présidences que celle du vénérable de la loge masculine de leur orient[36]. C'est en 1808 que les loges d'adoption sont interdites et désignées comme contraires à ses constitutions[N 10].

La naissance et le développement de la fin du XIXeet pendant tout le XXe siècle des obédiences mixtes et féminines on vu le Grand Orient évoluer vers une mixité au sein des travaux de ses tenues de loges, celle-ci étant libre de recevoir ou pas, des sœurs d'obédiences avec lesquelles le GODF entretient des traités de reconnaissance ou d'amitié. Comme par exemple avec le Droit humain ou la Grande Loge féminine de France.

Si la mixité est présente et parfaitement acceptée par le Grand Orient, l'initiation des femmes pleinement reconnue depuis le début du XXe siècle par les traités d'amitié et de reconnaissance des loges féminines et mixtes, le droit d'initier des femmes dans ses loges, fut cause de nombreux débats et de refus répétés lors des convents ou la question fut souvent posée sous différentes formes. Deux événements au début du XXIe siècle mettront un terme à l'exclusivité masculine sans que la question soit définitivement tranchée pour autant.

  • Le 24 mai 2008, la loge « Combats »[N 11],[37] initie une femme au temple de la rue Cadet, siège du Grand Orient. La chambre suprême de justice maçonnique, se prononçant sur une plainte en exclusion du 27 février 2010, déposée par le conseil de l'ordre de l'époque, relaxe dans son rendu du 24 mai 2010, la loge « Combats » ainsi que les cinq autres loges ayant pratiqué des initiations féminines[38].
  • Le 22 janvier 2010, dans un communiqué diffusé à la presse[39], le Conseil de l'Ordre du Grand Orient entérine officiellement le changement d'état civil d'Olivia Chaumont. Celui-ci régulièrement initiée en tant qu'homme en 1992 à la loge « Université maçonnique » devient ainsi après sa trans-identité, la première femme membre du Grand Orient de France depuis sa création. En septembre 2010, elle est installée vénérable de sa loge ce qui est également une première dans l'histoire du Grand Orient[40]. Déléguée de sa loge, elle fait entrer de la sorte, la mixité au sein du convent qui se tient le 2 septembre 2010 à Vichy.

À ce même Convent ou elle prendra la parole, l'assemblée générale adopte le vœu suivant : « Le convent confirme que les admissions au GODF sont celles figurant à l'article 76 du règlement général de l'association à l'exclusion de toutes autres et qu'elles n’impliquent aucune considération de sexe ». Ce vote à été interprété comme pouvant permettre aux loges du Grand Orient de France d'initier des femmes[41]. Ce vœu fut néanmoins annulé, pour vice de forme, le 6 mai 2011 par la chambre suprême de justice maçonnique du GODF.

Bien que le règlement ne le précise pas et en application du principe de liberté des loges qui préside également pour les visites des sœurs, le Grand Orient, laisse désormais les loges libres d'initier des femmes ou de les affilier selon les modalités qui s'appliquent à tous les membres masculins du Grand Orient. Selon le rapport d’activité de l’exécutif du GODF publié le 31 mars 2013, depuis 2008 date du début des initiations, l’association a recruté 1 403 femmes soit 45,54 % par voie de transfert d’obédience à obédience et 54,46 % par recrutement direct.

Pratique des « hauts grades maçonniques »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hauts grades maçonniques.

Le Grand Orient de France, détenteur des patentes non cessibles des différents rites, administre les grades « symboliques » des loges bleues (apprenti, compagnon et maître) et délègue la gestion des « Ordres de Sagesse » ou des « Hauts grades maçonniques ». Depuis 1998, cette gestion est confiée à cinq juridictions représentant chacune un rite : le Rite français, le Rite écossais ancien accepté, le Rite écossais rectifié, le Rite égyptien de Memphis-Misraïm et l'Ancienne Maçonnerie d'York, sur la base de conventions bilatérales. Avant 1998, un organisme « le Grand Collège des Rites » était composé de sections correspondant aux différents rites pratiqués au GODF.

Depuis 1998 ces juridictions sont :

Ces structures ont pour seules missions d'administrer les ateliers des « hauts grades » et d'être les gardiennes des rites pratiqués au sein de leurs juridictions respectives. Elles n'ont par conséquent aucune autorité hiérarchique sur les loges bleues pratiquant leur rite.

Activités[modifier | modifier le code]

Activités réservées aux membres[modifier | modifier le code]

Comme pour la franc-maçonnerie en général, les loges du GODF pratiquent des rites de passage du monde « profane » au monde maçonnique constituant « l'initiation ». Une fois initié, le profane devient « apprenti », premier degré d'un parcours vers les deux grades suivants : compagnon, et maître. La méthode de travail proposée aux maçons est originale et facilite le travail individuel et collectif. Le respect de la tradition va de pair avec la prospective, et le symbolisme des rituels est censé apporter d'autres manières de percevoir le monde. Les plus connus de ces symboles sont : l'équerre, le compas et la règle qui renvoient les maçons à des valeurs symboliques élémentaires facilitant la recherche philosophique autant que la recherche d'une humanité meilleure. Cette méthode symbolique prend des chemins strictement personnels, ce qui peut faire croire qu'elle cultive un secret.

Les loges travaillent aussi chaque année sur une ensemble de « questions à l'étude des loges ». Elles sont définies et votées chaque année par le convent et portent sur divers sujets de sociétés, de symbolismes ou de philosophie. La synthèses des travaux des loges, fait l'objet d'une publication annuelle mise à disposition du « monde profane ».

Activités publiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée de la franc-maçonnerie.

Depuis de nombreuses années le Grand Orient à fait le choix de l’extériorisation et de l'ouverture au « monde profane », cela ce concrétise par un site internet assorti d'une « web-TV », des conférences publiques, l'ouverture de ces locaux lors de la journée du patrimoine.

C'est également au travers de son musée de la maçonnerie que le Grand Orient de France extériorise son histoire. créé en 1889, victime de spoliations sous l’Occupation, ré-ouvert en 1973, le musée a progressivement reconstitué ses collections. Il bénéficie depuis 2003 de l'appellation « Musée de France », délivrée par le Ministère de la Culture. Les spécificités et les évolutions de la franc-maçonnerie ont laissé une empreinte qui se retrouve dans l’importance de l’iconographie et des objets préservés à travers le temps, dont le musée est dépositaire. Son but est de témoigner de l’influence maçonnique sur l’évolution de la société, de la citoyenneté et de la modernité[42].

Le GODF édite au travers de la société des Éditions maçonniques de France (Edimaf), les revues maçonniques : « Humanisme » dédiée aux sujets historiques et aux analyses sociétales. « La Chaîne d'Union » dédiée au symbolisme et aux autres philosophies « initiatiques » de par le monde. Les « Chroniques d'Histoire Maçonnique » dédiée plus spécifiquement à la « micro-histoire » de la maçonnerie spéculative. Et « Horizons Maçonniques » qui est la publication annuelle de la synthèse des questions à l'étude des Loges.

Enfin, la solidarité étant un des principes fondamentaux du Grand Orient de France, c'est au travers d'une fondation que celui-ci met en œuvre ses actions de solidarité tant au profit des membres du GODF, que de celui du monde « profane ». C'est dans cet ordre d'idée que fut crée en 1862 l'Orphelinat maçonnique [43]. Il existe en outre un prix de la Fondation dit « Prix Roger Leray » qui récompense l’œuvre ou l'action d'une association, d'un groupement ou d'une personne qui répond à ses objectifs[44].

Subventions publiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Orient de France est bénéficiaire de subventions publiques diverses. Par exemple le ministère de la Culture a versé une subvention de 14 000 euros au Grand Orient de France en 2012[45]. Le Musée de la franc-maçonnerie, situé au siège du Grand Orient de France, a bénéficié de plus de 900 000 euros d'aides publiques[N 12].

Activités internationales[modifier | modifier le code]

Le 22 janvier 1961, le Grand Orient fonde avec onze autres obédiences adogmatiques, le « Centre de Liaison et d'Information des Puissances maçonniques Signataires de l'Appel de Strasbourg » (CLIPSAS). Celui ci ayant pour objet la promotion et l'association des « Puissances maçonniques libérales »[46]. Il quittera cette structure en 1996 pour créer une autre structure internationale, « l'Association maçonnique intercontinentale libérale » (Amil) dont le siège est à Bruxelles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il pris le nom de « Philippe Égalité » pendant la révolution et sera guillotiné pendant la Terreur le 6 novembre 1793.
  2. Il est lui-même un ancien Franc-maçon et a garanti au Français par la charte octroyée, l'exercice des libertés.
  3. Le maillage territorial du GODF reste alors incomparable. Il n'existe à cette époque aucun parti ou groupe d'influence qui puisse s'en targuer, hormis l’Église.
  4. En même temps que toutes les obédiences maçonniques de l'époque.
  5. Propos introductif de Guy Arcizet, Grand Maître, sur la constitution et règlement du GODF, édition 2010.
  6. Un extrait de son discours figure dans l'article Frédéric Desmons.
  7. (1841-1911), il fut une figure majeure du Grand Orient sous la Troisième République.
  8. Cette dernière phrase est un ajout du Convent 2008.
  9. Le règlement général dans sont livre IIe, titre 1er, précise que loges organisent leurs régimes intérieur, sous condition que rien ne soient en opposition avec le règlement générale de l’obédience.
  10. La Grande Loge Féminine de France Autoportrait, Collectif, 1995.
  11. Elle fut l'une des cinq loges du GODF à recruter des femmes.
  12. « Près d'un million de subventions au Grand Orient de France », L'observatoire des subventions, février 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dachez 2011, p. 63-66.
  2. Daniel Kerjan 2014, p. 68-71.
  3. « Le Duc de Montmorency Luxembourg et la fondation du GODF »,‎ 30 juin 2009.
  4. Daniel Kerjan 2014, p. 116-117.
  5. Daniel Ligou 1998, p. 896.
  6. Daniel Kejan 2014, p. 118-119.
  7. Humanisme 2012, p. 11.
  8. Dachez 2011, p. 65-70.
  9. Daniel Kerjan 2014, p. 131.
  10. Hubert la Marle 1989, p. 31-32.
  11. Daniel Kerjan et 2014 DK2014, p. 138.
  12. Daniel Ligou et al. 2000, p. 200.
  13. Daniel Kejan 2014, p. 232.
  14. a, b, c et d Humanisme 2012, p. 12.
  15. Humanisme 2012, p. 13.
  16. Ludovic Marcos 2012, p. 88.
  17. a, b, c, d et e Humanisme 2012, p. 15.
  18. Judith F Stone 1985, p. 79.
  19. a et b Humanisme 2012, p. 16.
  20. Jean-Baptiste Bidegain 1905, p. 115.
  21. Jean-Baptiste Bidegain 1905, p. 243.
  22. a, b et c Humanisme 2012, p. 18-19.
  23. « Dossier dans l'Express », sur lexpress.fr.
  24. Roger Dachez, « "Jospin s'en méfiait, Chirac était leur chouchou" », lejdd.fr, 14 janvier 2012.
  25. Vincent Nouzille, « Le nouveau pouvoir des francs-maçons », Le Figaro Magazine,‎ 7 décembre 2012, p. 35-52.
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  27. Humanisme 2012, p. 26.
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  32. FD - Biographie
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  37. Chloé Leprince, « Les francs-maçonnes s'invitent dans les loges de leurs frères », sur Rue89,‎ 30 juin 2008.
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  39. « Communiqué de presse repris par l'hebdomadaire l'Express du 22 janvier 2010 », l'Express,‎ Janvier 2010 (lire en ligne).
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  41. « La mixité entre au GODF », sur JDD.fr.
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  43. « La fondation du GODF », sur fondation-godf.org (consulté le 15 juin 2014).
  44. Humanisme 1997, p. 235.
  45. « Annexe au projet de loi de finance pour 2014: Effort financier de l’État en faveur des associations » [PDF], p. 16.
  46. « Histoire du Clipsas », sur clipsas.com (consulté le 15 juin 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Kerjan, Les débuts de la franc-maçonnerie française, Paris, Dervy, coll. « Renaissance Traditionnelle »,‎ 2014 (ISBN 9791024200330).
  • Ludovic Marcos, Histoire illustrée du Rite Français, Paris, Dervy,‎ 2012.
  • Alain Bauer-Gérard Meyer, Le Rite français, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ 2012.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleGuy Arcizet (préface de), « Trois siècles de Franc-maçonnerie », Humanisme, Conform édition, no Hors série,‎ 2012.
  • Christian Perrotin, Le Rite Égyptien au Grand Orient de France, Dervy,‎ 2012 (ISBN 978-2-84454-917-4).
  • Alain Bauer et Édouard Boeglin, Le Grand Orient de France, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ 2006, 3e éd., 128 p. (ISBN 978-2130557708).
  • Alain Bauer et Jean-Claude Rochigneux, Les relations internationales de la Franc-maçonnerie Française, Armand Colin,‎ 2010 (lire en ligne).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleRoger Dachez, Histoire de la franc-maçonnerie française, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? »,‎ 2011, 5e éd., 128 p. (ISBN 978-2130589174).
  • André Combe, Les Trois Siècles de la franc-maçonnerie française, Dervy,‎ 2007.
  • Roger Dachez, Histoire de la franc-maçonnerie française, PUF, coll. « Que sais-je ? »,‎ 2003 (ISBN 2130558070).
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Daniel Ligou et al., Histoire des Francs-Maçons en France : de 1725 à 1815, vol. 1, Toulouse, Privat,‎ 2000, 255 p. (ISBN 2-7089-6839-4).
  • Pierre Mollier, « Élection et représentation : les débats autour des statuts du Grand Orient de France (1773-1789) », dans Chroniques d’histoire maçonnique, vol. 57,‎ 2004 (lire en ligne), p. 3-11.
  • André Combes, Le Grand Orient de France au XIXe siècle : 1865-1914, Edimaf,‎ 2001 (ISBN 2903846960).
  • Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, PUF,‎ 1987 (réimpr. 1998) (ISBN 2130486398).
  • Jacques Lafouge (Préface de), « Des Francs-maçons du Grand Orient de France », Humanisme, Edimaf,‎ 1997.
  • Hubert La Marle, Philippe Égalité, « grand maître » de la Révolution : le rôle politique du premier Sérénissime Frère du Grand Orient de France, Nouvelles Éditions Latines,‎ 1989.
  • (en) Judith F. Stone, The Search for Social Peace: Reform Legislation in France, 1890-1914, SUNY Press,‎ 1985
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleCharles Bernardin, Notes pour servir à l'histoire de la franc-maçonnerie à Nancy jusqu'en 1805 : précédées d'un précis historique du Grand Orient de France jusqu'à la même époque, Impr. de L. Bertrand,‎ 1909 (lire en ligne).
  • Jean-Baptiste Bidegain, Le Grand-Orient de France. Sa Doctrine et ses Actes, Paris, Librairie antisémite,‎ 1905.
  • Achille Godefroy Jouaust, Histoire du Grand Orient de France, Paris-Rennes, Brisard-Tessier,‎ 1865 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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