GG Allin

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GG Allin

Nom de naissance Jesus Christ Allin
Naissance 29 août 1956
Lancaster (New Hampshire), Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 28 juin 1993 (à 36 ans)
Manhattan, New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale chanteur
Genre musical Punk rock, punk hardcore
Années actives 1977-1993

GG Allin (Kevin Michael Allin), né Jesus Christ Allin à Lancaster dans le New Hampshire, le 29 août 1956 et mort à New York (Manhattan) le 28 juin 1993, est un chanteur américain punk hardcore connu pour ses performances scéniques qui incluaient des actions transgressives telles qu'Allin déféquant sur scène, s'automutilant, chantant nu[1], mettant les gens au défi de lui faire une fellation, et de multiples actes de violence envers le public. Bien que plus réputé pour son jeu de scène que pour sa production musicale, il enregistra de façon prolifique avec plusieurs groupes, non seulement du punk rock, mais également du discours, de la country, ainsi qu'un type de rock inspiré des Rolling Stones.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Il est né au Weeks' Memorial Hospital, à Lancaster, New Hampshire[2]. Ce nom prophétique lui a été donné car son père Merle Allin, Sr. (un homme religieux et asocial, alors âgé de 32 ans) avait dit à sa femme, alors âgée de 21 ans, qu'un ange lui était apparu et lui avait dit que son fils nouveau né serait un grand homme, dans la veine du messie[3],[4]. Dans sa jeunesse, son frère aîné, Merle Allin (en), Jr., qui était incapable de prononcer Jesus correctement et l'appelait continuellement « Jiji », a transformé son prénom en GG. La famille vivait dans une cabane en rondins sans eau ni électricité. Le père d'Allin, qui interdisait toute conversation à la maison une fois la nuit tombée, était décrit comme maltraitant et mentalement instable, même si GG n'a jamais utilisé cela comme excuse pour aucune de ses excentricités.

Peu après avoir commencé l'école, sa mère changea son nom légal en Kevin Michael Allin (le 2 mars 1962 selon son certificat de naissance). Arleta avait autorisé son nom de naissance à subsister jusqu'à ce jour. Cependant, avec la santé mentale de son mari se détériorant, sa mère changea son nom afin de donner à Allin une chance de vivre une enfance normale, libre de moqueries.

GG fut considéré comme inadapté dès le collège, et placé en enseignement adapté, il redoubla une année. Il était connu pour se rebeller en venant aux cours habillé en drag queen (sa photo de classe de première le montre ainsi). Quand interrogé à propos de son enfance, GG a été cité comme la décrivant « Très chaotique. Pleine de changements et de dangers. Nous vendions de la drogue, volions, entrions par effraction chez les gens, dans leurs voitures, etc. Nous avons fait ce que nous voulions pour la plus grande partie - y compris tous les groupes dans lesquels nous avons joué. Les gens nous haïssaient déjà à cette époque. »[5]

Débuts[modifier | modifier le code]

Certains de ses premiers enregistrements fûrent en tant que batteur. Au lycée, il avait déjà un penchant pour les actions théâtrales et provocantes. Lors d'un de ses premiers concerts (un bal de lycée), il arracha les décorations et tout le monde applaudit. Un des premiers concerts déclencha même une émeute. Il écrit deux chansons avec le groupe Malpractice en 1977 et joua aussi de la batterie sur le single Galileo / Jesus Over New York pour le groupe Stripsearch en 1981.

Ses premières années en tant que leader fûrent avec the Jabbers (en) (1977 – avril 1984). The Jabbers enregistrèrent plusieurs chansons sur lesquelles Allin jouait de la batterie et chantait les paroles. En 1980 vint la première réalisation d'Allin, Always Was, Is And Always Shall Be (en). À ce moment, Allin était un leader punk rock standard dans la veine d'Iggy Pop et Stiv Bators. Il fût même encadré à un point par le vétéran de l'industrie musicale (et producteur des Dead Boys) Genya Ravan (en). Des tensions internes aux Jabbers commencèrent à croître alors qu'Allin devenait de plus en plus incontrôlable, méchant, et sans concessions. The Jabbers (en)se sépara, et ses membres prirent des chemins différents. Son addiction aux drogues commença à cette époque.

Du début à la fin des années 1980, Allin fût à la tête de nombreux groupes. Entre autres The Cedar Street Sluts, The Scumfucs en 1982, et The Texas Nazis en 1985. Cependant, Allin restait dans la scène underground et n'était pas encore une icône viable du hardcore sur la scène de la côte est. Le 13 mars 1986, Tracy Deneault donne naissance à une fille qu'elle a eu avec Allin. On sait peu de choses sur cette fille, Nicoann Deneault. Certaines spéculations veulent que la petite photo dans la main gauche du cadavre d'Allin lors de ses funérailles était la photo de Nicoann, bien qu'il paraisse plus probable qu'il s'agisse de GG Allin très jeune[6],[7]. Tracey Deneault et GG ne se marièrent jamais. Tracey était une adolescente qu'Allin choisit quand sa femme, Sandra Farrow - son amour d'enfance et un mannequin, demanda le divorce. Allin se retira dans une cabane dans le New Hampshire où il écrivit ce qui est considéré comme sa première « grande œuvre », Eat My Fuc.

Bien que restant un marginal, Allin toucha un public plus large avec la publication par Reachout International Records (en) (ROIR) de Hated In The Nation (en) (1987), une publication sur seule cassette à cette époque, qui contenait plusieurs morceaux de son catalogue, alors introuvable, avec The Jabbers (en), The Scumfucs and Cedar Street Sluts. La bande présentait aussi plusieurs nouveaux enregistrements, studio et live, avec un groupe d'all-stars assemblé par le producteur, journaliste de Maximumrocknroll, et patron des débuts d'Allin, Mykel Board (en). Ce groupe comprenait Jay Mascis de Dinosaur Jr. à la guitare, et Mark Kramer (en), producteur/musicien de Bongwater (en) à la basse.

Carrière[modifier | modifier le code]

De la moitié à la fin 1980, Allin était résolument héroïnomane, alcoolique, fumeur intensif et abusait généralement de toutes les drogues qu'on lui proposait. Il était mal habillé et se lavait rarement. À ce point, Allin commença aussi à utiliser des laxatifs avant ses concerts puisque la défécation était devenue un numéro de scène habituel pour lui. Allin se décrivait comme « le dernier vrai rocker. » Il entendait par là que la musique rock elle-même avait commencé comme une figuration du danger, de l'anti-autoritarisme, de la rébellion, mais avait été largement récupérée par les corporations et les soucis d'argent. La musique et les performances scéniques d'Allin étaient par conséquent destinées à rapprocher le rock de ses racines, à le reprendre d'entre les mains du système corporatif. Certains de ses supporters plaident qu'il marquait là un point, spécialement au regard du système de cooptation des corporations.

Allin idolâtrait la légende de la musique country Hank Williams, Sr., et se considérait comme son âme sœur. Tous les deux étaient relativement solitaires et étrangers aux autres, tous les deux utilisateurs réguliers de drogues, ils n'avaient que peu, si ce n'est pas de possessions, et voyageaient à travers le pays sans répit. Les productions acoustiques de GG Allin, particulièrement présentes sur The Troubled Troubador (en), furent fortement influencées par Williams. Il enregistra ses propres versions de Family Tradition par Hank Williams, Jr., et Longhaired Redneck par David Allan Coe, intitulant ses versions respectivement Scumfuc Tradition et Outlaw Scumfuc. Plus tard, GG Allin produit un autre album country Carnival of Excess.

Durant cette période, Allin collabora avec Bulge (aussi connu comme le Boston hardcore punk trio Psycho, sur l'album Freaks, Faggots, Drunks and Junkies (en)), The Aids Brigade (avec l'horrible Expose Yourself To Kids de 7 minutes) et The Holymen (You Give Love a Bad Name). Allin commença aussi à donner de nombreux spectacles de discours. Des vidéos de ces shows existent mais sont rares. C'est durant cette période qu'Allin enregistra son album Murder Junkies produit par New Rose Records avec le groupe ANTiSEEN (en). Cet album contenait 10 chansons normales et 10 chansons parlées. À part Freaks, Faggots, Drunks and Junkies, Allin considérait cet album comme le plus professionnel et propre des albums explorant sa personnalité et définissant sa philosophie de vie. C'est aussi à ce moment qu'Allin enregistra l'album War In My Head - I'm Your Enemy sorti sur Awareness Records (en) avec le groupe Shrinkwrap. Cet album en particulier est composé d'une chanson de 45 minutes, collage de discours mis en musique par Shrinkwrap.

Ne voulant pas chercher d'emploi stable, Allin subsistait en vendant ses propres albums. Il prétendait aussi avoir commis plusieurs actes criminels tels qu'effractions, vols et agressions. Allin était par ailleurs fasciné par les serial killers. Il écrivit et rendit visite plusieurs fois à John Wayne Gacy dans sa cellule et Gacy a peint un portrait d'Allin.

À ce moment, les performances scéniques d'Allin, qui infligeaient souvent des dégâts considérables aux salles et à l'équipement sonore, étaient régulièrement arrêtées après quelques chansons par la police ou les propriétaires des salles. Allin fut plusieurs fois poursuivi pour violences en réunion et exhibitionnisme. Sa tournée continuelle était interrompue seulement par la prison ou de longs séjours à l'hôpital pour des fractures, des septicémies et autres traumatismes.

Une autre particularité des performances d'Allin était ses menaces continuelles de suicide. En 1988, Allin écrit à Maximumrocknroll disant qu'il se suiciderait en scène lors d'Halloween 1989. Cependant, il était en prison quand ce jour arriva. Il réitéra sa menace chaque année suivante mais finit emprisonné chaque Halloween suivant. Quand on lui demandait la raison du non-respect de ces promesses, ou de ses défécations sur scène, Allin répondait, « Avec GG, tu n'obtiens pas ce que tu attends — tu obtiens ce que tu mérites[8]. » Il déclara aussi que le suicide devait seulement être utilisé quand la personne concernée était au top, rencontrant l'au-delà au meilleur d'elle-même, et pas au pire[9].

Entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, les séjours en prison d'Allin se firent plus réguliers et plus longs. Il purgea une peine particulièrement longue du 22 décembre 1989 au 26 mars 1991 après avoir été accusé du viol avec torture d'une femme à Ann Arbor, Michigan (il plaida no contest, une alternative américaine au coupable/non coupable).

Dans une évaluation psychologique faite au cours du procès, Allin fut jugé comme ayant au moins une intelligence moyenne, décrit comme « courtois, coopératif et franc ». L'évaluateur anonyme nota qu'Allin n'apparaissait pas psychotique et semblait à l'aise avec son style de vie non orthodoxe mais qu'il avait un comportement correspondant à un trouble de la personnalité borderline, des symptômes de masochisme et narcissisme.

Durant le jugement, Allin clama son innocence, déclarant que la femme avait participé de sa propre volonté. Il y avait des éléments dans le dossier laissant entendre que la femme, une de ses admiratrices, s'était jetée sur lui pour se faire de la publicité. Comme noté dans le rapport clinique, les témoins offrirent des témoignages contradictoires à la police, déclarant d'abord qu'elle avait été attaquée par trois hommes. Ce n'est que plus tard qu'elle accusa Allin.

C'est durant cette détention qu'Allin se sentit poussé par sa vie et sa « mission » comme il la définissait. Il écrivit le GG Allin Manifesto (1990) durant cette période. Entre temps, sa notoriété grandissante entraîna des apparitions sur Morton Downey Jr., Geraldo, The Jerry Springer Show et un épisode mémorable de The Jane Whitney Show.

À la fin de cette période, l'apparence physique d'Allin devint radicale. Il rasa sa tête, enleva le milieu de sa moustache à la Gengis Khan, teignit sa barbe en rouge et rasa son corps en entier. De plus, il finit progressivement recouvert par de nouveaux tatouages faits maison de piètre qualité, et par les cicatrices dues à ses performances scéniques.

Décès[modifier | modifier le code]

La tombe de GG Allin à Littleton (en), New Hampshire (États-Unis).

Bien qu'ayant souvent annoncé qu'il se suiciderait sur scène, Allin mourut d'une overdose d'héroïne le 28 juin 1993, dans l'appartement d'une amie à New York, situé 29 Avenue B, Manhattan. Il était âgé de 36 ans. Son dernier concert fut donné dans un petit club appelé The Gas Station à New York. La vidéo de la balance, du concert et de sa suite sont présents sur la version DVD de Hated: GG Allin and the Murder Junkies. Pour ce dernier concert il fit quelques chansons avant que le courant soit coupé, après quoi il dégrada la salle puis s'en alla à travers les rues de New York, nu, couvert de sang et d'excréments, entouré de centaines de fans qu'il embrassait volontiers.

Après être arrivé à l'appartement de son amie, Allin sniffa de l'héroïne, puis perdit connaissance. Certains des fêtards posèrent pour des photos aux côtés d'un Allin ayant perdu connaissance, ignorant qu'il était déjà mort. Le matin suivant, quelqu'un remarqua qu'Allin reposait toujours, immobile, et appela une ambulance, mais Allin était déjà mort à l'arrivée des secours.

À ses funérailles, le corps bouffi et décoloré d'Allin était habillé avec son blouson de cuir noir, et un slip de sparadrap. Il avait une bouteille de Jim Beam à ses côtés dans son cercueil, selon ses vœux (publiquement exprimés dans sa balade country acoustique, When I die). Suivant les souhaits de son frère, le croque-mort n'a pas lavé le défunt (qui sentait fortement les excréments), ni appliqué de maquillage. Les funérailles se transformèrent en fête acharnée. Les amis posèrent avec le corps, mirent de la drogue et du whisky dans sa bouche, et baissèrent le slip de sparadrap pour prendre des photos de son pénis. Comme les funérailles touchaient à leur fin, son frère mit une paire d'écouteurs à Allin. Ces écouteurs furent reliés à un lecteur portable dans lequel fut inséré une copie de The Suicide Sessions. La vidéo de ses funérailles est disponible à l'achat, c'est aussi un bonus du DVD Hated.

À l'époque de sa mort, Allin envisageait un album et une tournée européenne. Il en parlait avec enthousiasme à un ami quelques heures avant sa mort.

GG Allin fut enterré le 3 juillet 1993 au cimetière Saint Rose de Littleton (en), New Hampshire.

Un aperçu de sa carrière[modifier | modifier le code]

Même si GG Allin a eu peu de succès commercial, il est devenu célèbre pour ses performances scéniques violentes, provocatrices, et sa personnalité singulière et implacable.

Il y a toujours eu des spéculations sur la santé mentale d'Allin. Steve Huey écrit : « Peu des associés d'Allin ont nié que son comportement erratique était sûrement le résultat de problèmes mentaux aggravés par ses abus de drogues ; beaucoup spéculèrent sur la possibilité d'un dédoublement de la personnalité, un homme qui passerait très vite de l'amabilité à la violence, de l'intelligence à l'incohérence, de l'autodérision au narcissisme. Et si Allin n'était pas un sociopathe clinique -- comme le suggèrent sa personnalité publique et ses interviews -- il en était très proche[2]. »

L'opinion critique sur la musique et les enregistrements d'Allin est universellement médiocre : Steve Huey déclare que « L'intégralité de la production d'Allin se classe comme peut-être la pire musique jamais enregistrée[10] », alors qu'Ian McCaleb écrit que la discographie d'Allin « est un semi-remorque d'obsession puérile, de concupiscence démente et d'humour au niveau du slip[11]. »

Cependant, la réputation d'Allin n'a fait que croître depuis sa mort, et il a un petit mais dévoué cercle de fans. Les membres du groupe de rock issu de Philadelphie CKY et de l'artiste country/punk hors-la-loi Hank Williams III ont mentionné GG Allin comme une majeure influence pour leur musique. Le groupe CKY joue régulièrement une version de la chanson de GG, Bite it you scum, lors de leurs tournées. Durant leur tournée 2003, Out On The Noose Again, le frère de GG Merle a joué de la basse sur la chanson avec CKY. Dans le quatrième opus de la série vidéo CKY, le guitariste Chad Ginsburg (en) rend visite à la tombe d'Allin lors d'une tournée, puis boit une bouteille de Jim Beam entière et urine sur la tombe de GG. Williams a en partie dédié son album 2006 intitulé Straight To Hell à Allin.

Certains des albums d'Allin, surtout les versions originales, se commandent souvent à un prix très élevé chez les collectionneurs. Sur une des conversations téléphoniques enregistrées sur le CD posthume Troubled Troubador (en), Allin dit son étonnement devant les prix élevés auxquels ses premiers disques, incluant les singles Malpractice et Stripsearch (sur lesquels il ne jouait que de la batterie) se vendent. La rareté des versions originales faites avec les Jabbers et les Scumfucs est une des raisons pour lesquelles sont sorties la compilation et l'album Hated In The Nation (en) en 1987. Aux côtés des sorties officielles, beaucoup de vidéos et d'albums bootleg ont été publiés indépendamment avec ou sans son accord.

Quel que soit le référent, la plupart des albums de GG Allin furent enregistrés en amateur, même selon les standards punk rock, qui considèrent souvent l'amateurisme comme une vertu. Cela est principalement dû à la faiblesse de ses budgets d'enregistrement. Il ne reçut jamais le soutien des grands labels pour la distribution, même si à un moment il signa avec Enigma Records pour un album, contrat signé pendant sa peine de prison au Michigan. Une publicité fut alors réalisée pour cet album, bien qu'il ne fut jamais produit du vivant d'Allin ; l'album, l'enregistrement live Anti-Social Personality Disorder, fut en effet publié à titre posthume, dans un premier temps par Ever Rat Records, puis par Awareness Records (en). La plupart de sa discographie fut auto-produite sur vinyle ou cassette, ou au travers de petits labels indépendants comme Orange Records (en) de David Peel et Black And Blue Records.

Le public venait souvent aux concerts d'Allin moins pour la musique que pour assister à ses performances scéniques qui incluaient Allin chantant nu, attaquant le public et parfois les membres de son groupe, déféquant, urinant, lançant ses excréments dans la foule, s'auto-mutilant et une multitude d'autres actes choquants. Si beaucoup considéraient ces actes comme de l'art performance, du shock rock ou un divertissement sale, GG Allin se considérait comme suivant la philosophie qu'il prônait dans ses chansons. De la même manière, McCabe écrit que, « en laissant de côté tout jugement moral ou artistique, on doit du respect à Allin pour avoir fait ce qu'il a fait avec autant de conviction et pendant aussi longtemps. »

L'attitude indépendante d'Allin était sûrement une extension de sa philosophie de vie ; il rejetait le conformisme et ce qu'il considérait comme un mensonge émotionnel ou mental. Il voyageait à travers les États-Unis sans répit en bus, souvent sans autre bagage que ses habits et un sac, vivant au jour le jour, suivant un mode de vie qu'il préférait face à ce qu'il percevait comme une vie faible, sans esprit, vécue par la majorité suivant un chemin naissance-école-travail-mariage-vieillesse-mort. Il dénonçait souvent le mode vie américain, qu'il considérait comme un ordre pré-établi dans lequel chacun est censé vivre sa vie suivant les conventions du gouvernement et de la société.

Il a été attesté par des sources telles que ses anciens membres de groupe ou son frère, Merle, que GG Allin possédait une résistance physique et mentale extraordinaire au regard du nombre d'agressions avec arme à feu, à l'arme blanche, des empoisonnements, des auto-mutilations subis et la grande quantité de drogues dures ingérées. Allin s'infligeait quantité de châtiments dans une tentative délibérée de se durcir - il acceptait avec entrain la douleur et le danger tout comme le plaisir. Sur scène, il s'est même une fois fait sauter les dents de devant à grands coups de micro[12].

Depuis 2006, les enregistrements d'Allin avec les Jabbers, les Cedar Street Sluts et les Scumfucs sont réédités par Black And Blue Records tandis qu'Awareness Records possède les droits sur ses enregistrements réalisés entre 1987 et 1991. ROIR édite Hated In The Nation depuis sa mise sur la marché, et le dernier album studio d'Allin Brutality And Bloodshed For All (en) est édité depuis sa sortie posthume en septembre 1993 sur l'initiative de Kim Fowley et Alive Records.

Groupes[modifier | modifier le code]

Extraits[modifier | modifier le code]

  • « J'en ai tellement marre de vous que je commence à en avoir vraiment marre de moi » (Bored to Death)
  • « Je me fous de ce que tu dis, car je suis moi » (You'll Never Tame Me)
  • « Poupées sans tripes et décérébrées - qui a besoin de vous ? » (You Hate Me and I Hate You)
  • « Est-ce que tu penses que j'en ai vraiment quelque chose à faire ? » (No Rules)
  • « Je ne veux pas jouer dans aucun putain de groupe des années soixante » (Abuse Myself, I Want to Die)
  • « J'avais l'habitude de renifler les collants des filles, mais il n'y a rien de mieux qu'une fille s'asseyant sur ton nez » (Gimme Some Head)
  • « Si tu as un cancer, va mourir, putain ! / Si tu as le SIDA, répands-le autour de toi et prends des vies » (Die When You Die)
  • « Frappe-moi avec une putain de hache, je ne broncherai pas » (Abuse Me, I Want to Die)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) R.U. Sirius, Everybody Must Get Stoned: Rock Stars On Drugs, Kensington Publishing Corp, 2009, p. 177
  2. a et b http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=11:yzj9kett7q7m~T1
  3. http://www.geocities.com/ekx001/MG/BR135MG.html
  4. http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&searchlink=GG%7CALLIN&sql=11:67120rjac48b~T1
  5. http://www.geocities.com/ekx001/MG/CMMG.html
  6. http://bad.eserver.org/issues/1993/09/hollis.html
  7. http://www.ExplicitSkin.com/members/ggakma/images/x271.jpg
  8. http://www.killcreek.com/devolution/mykel/124.html
  9. http://www.geocities.com/ekx001/MG/ANT1993MG.html
  10. http://allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=10:06nsa9ygb23g
  11. http://trouserpress.com/entry.php?a=gg_allin_and_the_jabbers
  12. http://www.roir-usa.com/8242.htm