Gérard de Ridefort
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Gérard de Ridefort ou encore Girard de Ridefort est né en Flandre dans les années 1140. Frère puîné d'un seigneur flamand, il n'espère guère de fortune dans son pays. Arrivé en Terre Sainte pour s'y tailler un fief, il rejoint la deuxième croisade en 1146. Raymond III de Tripoli lui promet un riche mariage avec sa vassale Lucia de Botrun mais se ravise finalement, préférant l'offre d'un riche négociant pisan. Il s'est fait de Ridefort un ennemi mortel.
Désormais allié de Guy de Lusignan, Ridefort s'introduit dans l'Ordre du Temple dont il devient Sénéchal en 1183 et maître dès 1185[1]. Après la mort de Baudouin IV en 1185 et de Baudouin V peu après, il arrache la couronne du Royaume de Jérusalem à Raymond III en 1186 au profit de son allié.
Les campagnes téméraires menées par Ridefort contre Saladin sont désastreuses et coûtent de nombreuses vies dans les deux camps.
À la mort de Ridefort devant Acre le 4 octobre 1189[2], les quatre États latins d'Orient sont exsangues et le sort des combats incertain.
Sommaire |
Voir aussi [modifier]
Les hommes de son temps [modifier]
Au cours de sa vie et comme maître de l'ordre du Temple, Gérard de Ridefort a côtoyé des hommes remarquables :
| Précédé par | Gérard de Ridefort | Suivi par | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Arnaud de Toroge |
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Robert IV de Sablé |
Bibliographie [modifier]
- « Gérard de Ridefort, le mauvais génie du Temple : (seconde moitié du XIIe siècle », dans Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », 2008 (1re éd. 2005), poche, 664 p. (ISBN 978-2-7578-1122-1), p. 210-228
- (de) Marie Luise Bulst-Thiele, Sacrae domus militiae templi hierosolymitani magistri, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, coll. « Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften in Göttingen. Philologisch-historische Klasse », 1974, 416 p. (ISBN 3-525-82353-3) [présentation en ligne], p. 106-119
- Henri Gouraud, « Découverte d'une lettre de Gérard de Ridefort dans une mosquée de Jérusalem », Compte-rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 70, no 1, 1926 [texte intégral]
Références [modifier]
- Demurger 2008, p. 222
- Demurger 2008, p. 227