Gérard d'Aboville

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Gérard d'Aboville

Naissance
Paris
Nationalité Français
Activité principale Navigateur
Autres activités
Homme politique
Ascendants
Henri d'Aboville

Gérard d'Aboville, né le à Paris, est un navigateur et homme politique français. Il est l'initiateur des traversées océaniques à la rame en solitaire. D'Aboville siège au conseil de Paris dans le groupe UMP. Il est aussi le président de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard d'Aboville est un descendant du général d'empire Augustin Gabriel d'Aboville, d'Auguste Ernest d'Aboville, son fils, homme politique du Second Empire et des débuts de la Troisième République, et du Conseiller d'État Jacques-Simon Tournouër au XIXe siècle. Il est l'un des neuf enfants de Henri d'Aboville (1911-2002) et de Christiane de Clercq.

Article détaillé : Famille d'Aboville.

En 1980, parti de Cap Cod aux États-Unis le 10 juillet, il arrive à Brest le 21 septembre, 71 jours et 23 heures plus tard, après avoir parcouru 5 200 kilomètres à la rame. Son bateau, le Capitaine Cook, mesure 5,60 mètres. Il est le premier navigateur à traverser l'océan Atlantique en solitaire à la rame dans le sens ouest-est[1].

En 1980, il participe au rallye Paris-Dakar en moto avec ses quatre frères, chacun sur Kawasaki KL 250.

En 1985, il est l'organisateur et le concepteur des rafts de l'expédition Africa-Raft de Philippe de Dieuleveult[réf. nécessaire].

En 1991, il traverse l'océan Pacifique à la rame. Il part de Chōshi, au Japon, le 10 juillet et atteint les côtes américaines le 21 novembre. L'année suivante le chanteur Guy Béart lui rend hommage dans une chanson intitulée Entre-temps ramait d'Aboville.

En 1993, il publie Seul, un roman qui retrace jour après jour, tel un journal de bord, son voyage en solitaire de 1991.

Il est député européen de 1994 à 1999[2].

Depuis, il s'est investi dans la lutte écologique et la sauvegarde du patrimoine marin avec la Fondation du patrimoine maritime et fluvial dont il est le président depuis 1997[3]. Il est Président du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques[4].

En 2001, Gérard d'Aboville accompagné de Hubert de Chevigny et Bernard Lafferrière survole le pôle nord avec un petit avion monomoteur (un Private Explorer) sans l'aide d'instruments de navigation électroniques, simplement en pilotage à vue comme lors du premier survol du Pôle.

En 2002, il se présente sans succès aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Morbihan. En 2004, il est nommé au Conseil économique et social[5].

En 2006, il intègre le projet PlanetSolar comme coskipper. Ce projet a pour but d'accomplir le premier tour du monde à l'énergie solaire au printemps 2011.

En 2007, il est élu membre titulaire de l'Académie de marine[6].

En janvier 2008, il se déclare candidat pour le poste de maire du 15e arrondissement de Paris contre le candidat UMP Philippe Goujon. Il reçoit le soutien du maire sortant, René Galy-Dejean, dissident UMP battu aux législatives 2007[réf. nécessaire].

Le Gérard d'Aboville obtient 10,11 % des suffrages, permettant un maintien au second tour. Il fusionne avec la liste menée par Philippe Goujon, malgré l'opposition de certains membres de sa liste. Le 16 mars, d'Aboville est élu au conseil municipal du XVe arrondissement en 5e position sur la liste de Philippe Goujon[7] et au Conseil de Paris[8].

Il soutient la candidature de François Fillon à la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix André de Saint-Sauveur de l'Académie des sports en 1980 pour sa traversée de l'océan Atlantique.
  • Grand Prix de l’Académie des Sports – Prix Serge Kampf de l'Académie des sports en 1991 pour sa traversée de l'océan Pacifique.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]