Gérard Klein (science-fiction)

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Gérard Klein

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Gérard Klein, aux Utopiales en novembre 2011.

Activités Économiste, éditeur, romancier, nouvelliste, essayiste
Naissance 27 mai 1937 (77 ans)
Neuilly-sur-Seine, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Genres Science-fiction

Œuvres principales

Gérard Klein (né le 27 mai 1937 à Neuilly-sur-Seine) est un économiste qui a longtemps travaillé à la caisse des dépôts et consignations, où il s'est surtout occupé d'économie de l'épargne. Dans le milieu français de la science-fiction, il est connu par ses activités d'écrivain et d'éditeur, par lesquelles il exerce une influence considérable.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1937 à Neuilly-sur-Seine[1], Gérard Klein a surtout mené une vie d'économiste, la science-fiction étant longtemps restée pour lui un passe-temps[2]. Il est diplômé de psychologie sociale à l'institut de psychologie de la Sorbonne, et d'économie à l’institut d'études politiques de Paris[1]. Au terme de ses études, il est mobilisé deux ans pour la guerre d'Algérie[2].

Carrière d'économiste[modifier | modifier le code]

En 1963, il trouve rapidement du travail auprès de la Sedes, filiale d'études économiques de la caisse des dépôts et consignations. Il s'y occupe, essentiellement, d'économie de l'urbanisme et d'économie de l'épargne, jusqu'en 1976. En 1970, il publie L'épargne des ménages aux presses universitaires, avec Louis Fortran. Parallèlement, il mène les études qui conduisent à la création du plan épargne logement[2].

Lorsque débute sa carrière dans l'édition, il reste conseiller pour la prospective, et crée le groupe de prospective de la caisse des dépôts avec deux autres personnes. En 1987, il cesse pour l'essentiel ses activités d’économiste, mais continue la prospective pour différentes institutions, dont EDF, et reste en contact étroit avec l'association Futuribles pour monter un groupe de travail sur le livre numérique[2].

Carrière dans l'édition[modifier | modifier le code]

À la suite de ses efforts, mais en partie par hasard, il rencontre Robert Laffont qui lui confie la collection de S.F. Ailleurs et Demain de sa maison d'édition[2] en 1969, considérée comme la plus prestigieuse collection de science-fiction en France. Il est également directeur de la collection science-fiction du Livre de poche dès 1986, et dirige avec Jacques Goimard et Demètre Ioakimidis La Grande Anthologie de la science-fiction, de 1974 à 1985[1].

L'importance de sa carrière d'économiste explique qu'il n'ait pas écrit davantage. En 1976, Robert Laffont lui demande de le rejoindre comme éditeur généraliste, et pas seulement pour la science-fiction puisqu'il gère une dizaine de collections de sciences et de prospectives[2].

Carrière d'écrivain[modifier | modifier le code]

Il publie à 18 ans ses premiers textes dans Galaxies et Fiction. Après un premier roman, Embûches dans l'espace, paru en 1958 sous le pseudonyme de François Pagery au Rayon Fantastique (en collaboration avec deux autres auteurs)[3], il écrit sous son propre nom Le Gambit des étoiles, publié la même année. Ce dernier est présenté au Prix Jules-Verne, qu'il manque de peu. À la même époque sort Les Perles du temps, un recueil de nouvelles[1]. Il publie alors cinq romans au Fleuve noir sous le pseudonyme de Gilles d'Argyre. Argyre se retrouve notamment dans La Saga d'Argyre (1960-1964), une trilogie dont le second tome est le fameux Les Voiliers du soleil.

Dans son œuvre, une nouvelle se détache : Les virus ne parlent pas, où il imagine que les virus auraient créé les êtres vivants de la même façon que les hommes ont créé les ordinateurs et pour la même raison : augmenter leur efficacité. Cette idée préfigure un livre du naturaliste Richard Dawkins qui fera ensuite grand bruit : Le Gène égoïste, traitant du même sujet : les êtres vivants peuvent être considérés comme de gros organismes-robots qu'utilisent les gènes pour se dupliquer davantage et plus vite. Dans la nouvelle de Gérard Klein, la créature échappe aux intentions de son créateur puisque l'homme cherche à éliminer les virus. Voir par conséquent les articles golem, Karel Čapek et Isaac Asimov.

Gérard Klein se donne également la primeur (à la limite ex-æquo avec Cordwainer Smith) de l'usage de la propulsion solaire en science-fiction[4]. Il est l'auteur d’une quinzaine de livres, et d'un grand nombre de critiques et d’articles sur le sujet. Son œuvre est traduite en anglais, allemand, espagnol, italien, russe et roumain. En 2005, il reçoit de la Science Fiction Research le prix Pilgrim pour son œuvre, et en 2007, publie l'anthologie de nouvelles Mémoire vive, mémoire morte, aux éditions Robert Laffont[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Œuvre de Gérard Klein.

Signées François Pagery[modifier | modifier le code]

  • Embûches dans l'espace, roman, Le Rayon fantastique, Hachette, 1958, en collaboration avec Richard Chomet et Patrice Rondard[5].

Signées Gilles d'Argyre[modifier | modifier le code]

La Saga d'Argyre[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Signées Gérard Klein[modifier | modifier le code]

Romans et recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Malaise dans la science-fiction américaine, L'Aube enclavée, 1977
  • Trames et moirés, éd. Somnium, 2011 (première parution dans Science-fiction et psychanalyse, Dunod, 1986)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e http://www.utopiales.org/index.php/fr/litterature/auteurs-litterature/79-klein
  2. a, b, c, d, e et f Tsaag Valren et Harmonia Amanda, Interview de Gérard Klein, économiste et éditeur de science-fiction sur Wikinews, 13 novembre 2011
  3. Le pseudonyme de Pagery est composé des syllabes initiales des prénoms de Patrice Rondard, rard Klein et Richard Chomet.
  4. http://david.latapie.name/blog/1873-voiliers-du-soleil-et-biologie-perturbatrice-les-primeurs-de-gerard-klein
  5. Pages Françaises de Science-Fiction.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marc Gouanvic, La science-fiction française au XXe siècle (1900-1968), vol. 91 de Faux titre, Rodopi,‎ 1994, 292 p. (ISBN 9051837372 et 9789051837377)