Gérard Jaeger

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Gérard A. Jaeger, né le 1er décembre 1952 à Fribourg, en Suisse, est historien, essayiste et romancier. Il vit entre la Suisse et la France.

Polygraphie littéraire[modifier | modifier le code]

Après des études commerciales, de droit et de lettres, puis la préparation de sa thèse à Paris qu'il soutient à l'Université de Fribourg, il se spécialise tout d'abord en histoire maritime. C'est à cette époque qu'il publie «Les Aventuriers de la mer», «Les Femmes d'abordage», «Pirates, flibustiers et corsaires», «Hong Kong : chronique d'une île sous influence» et la trilogie des grands corsaires : Forbin, Luckner et Bavastro, et plus récemment une histoire de la Coupe de l'America. Suit une série d'essais qui le conduit à s'intéresser à la criminalité sous toutes ses formes, un cycle qui se conclut par des ouvrages sur la peine de mort, les prises d'otages et les conséquences de la guerre. Ainsi paraissent les biographies d'Anatole Deibler, de Landru et d'Henry Dunant. Philosophe, il a publié par ailleurs de nombreux articles sur l'actualité, dans la presse périodique et quotidienne, en France comme en Suisse.

Une œuvre toujours en chantier[modifier | modifier le code]

Il poursuit actuellement son œuvre maritime avec, notamment, un ouvrage de longue haleine, de forme originale et inédite intitulé "Le Voyage de Hambourg", dont l'écriture se déroule en mer du Nord, à bord d'un cargo français. Mais à l'approche du centenaire du naufrage du "Titanic", le 15 avril 2012, une autre navigation dans les champs de glace s'impose à lui : à savoir la préparation de ce qui pourrait bien devenir son livre majeur : un ouvrage monumental sur les tenants et les aboutissants de ce drame devenu légendaire, à propos duquel il déclare : "Ce n'est peut-être après tout qu'un épiphénomène de l'Histoire, au sens où cette catastrophe apparaît comme la dérive naturelle d'une succession d'événements historiques. Son point de départ n'étant que le déclencheur d'une cascade de situations ayant toutes conduit au naufrage". À ce sujet, vous êtes invités à visionner les deux clips réalisés par Jean-Marc Olivier en septembre 2010, l'un en français, l'autre en anglais, annonçant ce nouvel essai dont les conclusions surprendront plus d'un lecteur ! Parallèlement, il achève le dernier volet de ses "Indiscrétions d'atelier" commencées en 2001. Après Rodin et Courbet, Jean-Honoré Fragonard lui donne l'occasion de visiter l'atelier de l'artiste à l'aune de ses relations avec les femmes.

Ses livres les plus récents[modifier | modifier le code]

Derniers ouvrages publiés (57 depuis 1970)[modifier | modifier le code]

  • Rodin et les femmes (Indiscrétions d’atelier I), l’Aire, 2001
  • Anatole Deibler. L'homme qui trancha 400 têtes, Le Félin, 2001
  • Les Rosenberg. La chaise électrique pour délit d’opinion, Le Félin, 2003
  • Les Amazones des Sept Mers (troisième édition), Le Félin, 2003
  • Anatole Deibler. Les carnets d’exécutions, L’Archipel, 2004
  • Landru. Bourreau des cœurs, L’Archipel, 2005
  • America’s Cup: une histoire (1851-2007), L’Archipel, 2006
  • Courbet, l’homme blessé (Indiscrétions d'atelier II), Punctum éditions, collection Vies choisies, 2006
  • Pour l'amour de Blanche, roman, Presses de la Cité, 2008
  • Prises d'otages : de l'enlèvement des Sabines à Ingrid Betancourt, préface d'Hervé Morin, ministre de la Défense, L'Archipel, 2009
  • Henry Dunant, l'homme qui inventa le droit humanitaire, préface de Jean-François Mattei, président de la Croix-Rouge française, L'Archipel, 2009
  • Il était une fois le "Titanic" : 37 secondes pour changer le cours de l'Histoire, préfaces de John Andrews et Clifford Islmay, L'Archipel, 2012
  • Indiscrétions d'atelier : Fragonard, Courbet, Rodin (réunion des "Indiscrétions d'atelier" I et II, et de "Fragonard", inédit), l'Aire, 2013.

Les cycles littéraires[modifier | modifier le code]

Premier cycle : Au commencement était la poésie...[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup d'écrivains, il a exercé sa plume en publiant beaucoup de poésie, en revues et en volumes. Il était alors étudiant en Lettres, mais c'est dans la chanson française qu'il puisa l'essentiel de son inspiration : celle de Brassens, de Brel ou de Barbara. On lui doit ainsi dans les années 1970 des recueils intitulés "L'Age de Bronze", "Le Grand Largue", "Le Signe des Confins", autant de portes ouvertes sur un intérêt de plus en plus aiguisé pour la mer et l'océan.

Deuxième cycle : La grande traversée...[modifier | modifier le code]

Ce long périple maritime sera son chemin initiatique, plus spirituel que matériel en l'occurrence, car il n'embarquera que beaucoup plus tard à bord des grands cargos transatlantiques de ses rêves, dont la lenteur des voyages lui permettra de construire son œuvre. C'est la période des premières publications majeures initiées notamment par de grandes maisons d'éditions parisiennes. Au début des années 1980, verront le jour, entre autres, les ouvrages d'histoire maritime qui feront sa réputation scientifique : Vespucci, Forbin, Bavastro, Luckner... une chronique historique de Hong Kong et un essai politique sur les prises d'otages. Il y eut aussi sa grande histoire de la coupe de l'America, puis, entre fiction et réalité, un grand roman d'aventures, longtemps réclamé par Jeaninne Balland aux Presses de la Cité. Pendant ce temps-là, il participe à d'innombrables colloques universitaires, donne des conférences et des interviews aux journaux, radios et télévisions. Son nom devient une référence en France, en Suisse, en Belgique, au Canada. Ce cycle, de toute évidence, n'a pas vocation de s'arrêter, puisqu'il prépare actuellement plusieurs livres consacrés à ce thème. Il prévoit même, pour l'année de ses soixante ans, en 2012, un tour du monde en bateau : prémices à ce qui devrait être un jour ses mémoires.

Troisième cycle : Des affaires politiques et judiciaires...[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, une parenthèse s'ouvre pour lui. Grâce à une rencontre providentielle dans un train, il met la main sur les carnets intimes du plus grand des bourreaux de la République française, Anatole Deibler, dont il évoquera aussitôt l'étrange destin d'un homme tranquille. Un documentaire de Nicolas Glimois, auquel participe activement l'historien, est bientôt diffusé sur plusieurs chaînes de télévision. Bernard Lefort, alors directeur de collection aux éditions du Félin à Paris, lui propose un essai sur les Rosenberg qu'il publiera pour le cinquantenaire de l'exécution du couple mythique des années de guerre froide. Le livre choque par son sous-titre : "La peine de mort pour délit d'opinion", et la presse de droite le boycotte au profit d'un éloge marqué des journaux progressistes. C'est alors qu'il fait la connaissance de l'éditeur parisien Jean-Daniel Belfond, fondateur et directeur de l'Archipel. Il fait appel à lui pour développer son cycle judiciaire : un second volume aux carnets de morts du bourreau voit ainsi le jour, suivi d'une biographie d'Henri Désiré Landru -son plus gros succès à ce jour- que louera toute la presse et dont le magazine "Historia" fera sa couverture.

Quatrième cycle: Les indiscrétions d'atelier...[modifier | modifier le code]

Il s'agit ici d'une trilogie, constituée par les portraits de Fragonard, Courbet et Rodin que le biographe met en situations de création à travers leur bonheur et leur souffrance intimes. Vus par le petit bout de la lorgnette, cette suite de petits essais condensés sur l'histoire de l'art rappelle que l'auteur a été l'élève d'Yves Bottineau, ancien Conservateur du château de Versailles. Chacun des trois personnages, dans le contexte particulier de son siècle, est mis en scène dans sa vie intime et dans son oeuvre, auprès de ses modèles dont il jouit de l'âme et du corps. C'est dans un érotisme sans tabou que l'essayiste nous immerge pour son plus grand plaisir : qui est celui de jouir des femmes qu'il a aimées, de celles qu'il a convoitées jusqu'à s'immiscer dans la concupiscence de ses transfuges.

Une rencontre majeure[modifier | modifier le code]

En 1999, l'homme et l'écrivain sont à la croisée de leurs vies personnelle et professionnelle, depuis plus de trente ans confondues en une seule destinée. Cette année-là, il fait la rencontre de Béatrice Alvergne et cette femme va désormais profondément bouleverser sa manière de voir et de penser : par sa présence à ses côtés, elle devient très vite son égérie, sa collaboratrice de tous les instants et sa responsable de la communication. Depuis lors, elle gère avec zèle et compétence toutes ses activités, le motive et le protège de tout ce qui pourrait nuire à son travail comme à sa quiétude personnelle.

Sortie en 2014[modifier | modifier le code]

 EN LIBRAIRIE LE 10 SEPTEMBRE 2014

-Les Poilus. Survivre à l'enfer des tranchées de 14-18, essai, Paris, L'Archipel.

Liens externes[modifier | modifier le code]