Gérard Cartier

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Gérard Cartier est un poète français né en 1949 à Grenoble. Il a été ingénieur dans des projets d’infrastructures (dont le tunnel sous la Manche et la liaison internationale Lyon-Turin). Il a été lauréat du prix Tristan-Tzara et du prix Max-Jacob.

Sommaire

Biographie [modifier]

Diplômé de l’École Centrale des Arts et manufactures en 1972, il a mené jusqu’en 2009 une carrière d’ingénieur dans l’ingénierie et les infrastructures. Après une période en entreprise, il a été responsable pour Eurotunnel des études et des travaux du terminal français du tunnel sous la Manche (1985 à 1993), puis directeur du département Transports et Infrastructures d’un grand bureau d’études français (métros du Caire, d’Athènes, autoroutes) ; enfin, de 2001 à 2009, il a été directeur des études de la section internationale de la liaison ferroviaire Lyon-Turin[1].

Il a poursuivi en parallèle son activité de poète.

Nombre de ses livres tirent leur motif de l’histoire récente et témoignent de son « ambition d'écrire une poésie épique, mêlant les heurts de l’Histoire, du nazisme à l'Algérie »[2]. La période de la seconde guerre mondiale, en particulier, lui a fourni la matière de plusieurs livres, avec la déportation de Robert Desnos (Alecto !) et l’épopée tragique du Vercors, au pied duquel il a longtemps vécu (Introduction au désert puis Le désert et le monde, prix Tristan-Tzara). Le hasard parcourt le dernier demi siècle, de la guerre d’Algérie à la Palestine.

Ses derniers livres prennent souvent la forme d'une « autobiographie fantasmatique, qui ne coïncide pas avec sa propre existence mais en est comme l'image mythique ou la projection rêvée »[3] : Le hasard ; Méridien de Greenwich (prix Max-Jacob) ; Le petit séminaire. Un autre thème de prédilection est le Moyen Âge : Tristran est librement inspiré de la légende de Tristan et Yseut.

Son dernier livre, Cabinet de société (Éd. Henry, 2011), en hommage aux saints Lagarde et Michard, est un recueil de récits célébrant les auteurs classiques et modernes[4] .

Gérard Cartier a traduit le poète irlandais Seamus Heaney, Prix Nobel de littérature 1995 (La lanterne de l’aubépine, Le Temps des cerises, 1996).

Il a été membre du comité littéraire de la revue de poésie Le Mâche Laurier (dernier numéro en 2008), et est depuis 2010 le coordinateur de la revue électronique de littérature Secousse[5].

Il a par ailleurs été, avec Francis Combes, l’initiateur et le maître d’œuvre de l’affichage de poèmes dans le métro parisien qui s’est poursuivi de 1993 à 2007[6].

Œuvres [modifier]

Poésie [modifier]

  • Le montreur d’images, Saint-Germain-des-prés, 1978
  • Passage d’Orient, Temps Actuels, coll. Digraphe, 1984
  • La nature à Terezin, Europe Poésie, 1992 (Encres de Michel Harchin)
  • Alecto !, Obsidiane, 1994
  • Introduction au désert, Obsidiane, 1996
  • Le désert et le monde, Flammarion, 1997 (prix Tristan-Tzara, 1998)
  • Méridien de Greenwich, Obsidiane, 2000 (prix Max-Jacob, 2001)
  • Le hasard, Obsidiane, 2004
  • Le petit séminaire, Flammarion, 2007
  • Tristran, Obsidiane, 2010

Récits [modifier]

  • Cabinet de société, Éd. Henry / Écrits du Nord, 2011

Pièce radiophonique [modifier]

  • La déportation d’Hermès, France Culture, 1987 (Nouveau Répertoire Dramatique, réalisation Claude Roland-Manuel)

Traduction [modifier]

  • La lanterne de l’aubépine de Seamus Heaney, Le Temps des cerises, 1996

Références [modifier]

  1. Conférence à l'Université de tous les savoirs, 2004.
  2. Emmanuel Laugier, Le matricule des anges, juillet 2004
  3. Yves di Manno (Vient de paraître n° 17 - juin 2004)
  4. Biblioblog
  5. http://www.revue-secousse.fr/
  6. Anthologies des poèmes affichés dans le métro (Le Temps des Cerises, 1994, 1995, 1999, 2005)

Liens externes [modifier]