Gérard Bougrier

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Ne pas confondre avec Gérard Bougrier, maire d'Artannes-sur-Indre (Indre-et-Loire).


Gérard Bougrier, né le 30 novembre 1944 à Rennes, est un haut fonctionnaire français, impliqué dans les enquêtes liées à l'assassinat du préfet Claude Érignac, distingué par le prix Cactus, qui — après avoir pris sa retraite — est très impliqué dans le tissu associatif.

Enfance et famille[modifier | modifier le code]

Gérard Bougrier est le fils de Pierre Bougrier, fonctionnaire. Marié en 1970, il a eu quatre enfants. Originaire de Rennes, il a fait ses études à Lorient, Bône (Algérie), Vannes, Angoulême puis à la faculté de droit de Bordeaux[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Gérard Bougrier est diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux (IEP Bordeaux). En 1994-1995, il a été auditeur à l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN)[1].

Carrière dans la préfectorale[modifier | modifier le code]

Postes occupés[modifier | modifier le code]

Il est administrateur civil, puis préfet, notamment préfet adjoint pour la sécurité en Corse (poste souvent qualifié dans la presse de « préfet de police »[2]), avant d'entrer dans l'Inspection générale de l'administration (IGA)[1] :

L’assassinat du préfet Claude Érignac[modifier | modifier le code]

Lors des enquêtes qui ont suivi l'assassinat du préfet Claude Érignac le 6 février 1998, il a souvent été fait état de la note que Gérard Bougrier, alors préfet adjoint pour la sécurité auprès des préfets de la Corse-du-Sud et de la Haute-Corse, avait rédigé le 15 octobre 1997, peu de temps avant d'être nommé préfet des Hautes-Pyrénées[8],[9]. Dans cette note envoyée à la direction du cabinet du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, il estimait que « des investigations approfondies » de l’Inspection générale des Finances (IGF) sont nécessaires dans trois domaines[10],[11],[12] :

  • l’agriculture, il cite plusieurs noms et particulièrement celui de Marcel Lorenzoni ;
  • le banditisme, avec deux familles connues pour leurs liens avec le gang de la Brise de Mer ;
  • les investissements, dossiers qui touchent notamment des nationalistes de divers bords. Il demande également de se pencher sur les comptes du Crédit agricole et de la Caisse de développement économique de la Corse.

Dans ce cadre, Gérard Bougrier sera longuement entendu par la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement des forces de sécurité en Corse[13].

Après la retraite[modifier | modifier le code]

Gérard Bougrier prend sa retraite en 2009 et s'investit dans le bénévolat :

  • nommé le 1er janvier 2011[14] directeur musical du chœur d'hommes Greg'orian spécialisé dans le chant grégorien et du chant byzantin, et donne des concerts au profit de l’association vannetaise de soins palliatifs « source de vie »[15] ;
  • élu en avril 2011[16] président départemental de l'organisation de bienfaisance Société de Saint-Vincent-de-Paul, organisation pour laquelle il a mis en place un partenariat avec l'Union générale sportive de l’enseignement libre (UGSEL), la fédération française de sport scolaire de l’enseignement privé[17], responsabilités qu'il exerce encore en 2013[18] ;
  • conférencier sur le thème « Le bénévolat, le don et la gratuité », notamment au sein du Mouvement chrétien des retraités (MCR56)[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Gérard Bougrier est officier de l’ordre national de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, chevalier de l’ordre des Palmes académiques et de l’ordre du Mérite agricole

Fin 1999, alors qu'il est préfet des Hautes-Pyrénées, Gérard Bougrier reçoit le « prix cactus » décerné par le club de la presse des Hautes-Pyrénées qui récompense, par cette plante piquante, celui ou celle, qui par son attitude ou ses actes a rendu difficile le travail d'information de la presse[20].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La France et son littoral, édité par l'association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'intérieur, 105 pages, 1994[21]
  • Deux siècles d'histoire préfectorale dans l'Aude, 1800-2000, 2000, (ISBN 2-9507610-2-X)[22]

Gérard Bougrier a par ailleurs participé à la rédaction de nombreux rapports, dont :

  • L'indemnité temporaire de retraite des fonctionnaires de l’État Outre-mer, réf. PAM 06-015-01, septembre 2006, [lire en ligne]
  • Mise en œuvre du programme « Administration Territoriale » par la préfecture du Val-d'Oise, réf. PAT 07-029-01, juin 2007, [lire en ligne]
  • Rapport d’audit du système de gestion et de contrôle du programme européen cofinancé par le FEDER INTERREG III B Océan Indien, réf. 07-054-01, septembre 2007, [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Who’s Who in France, 39e édition, 2008, p. 363
  2. Daniel Boulanger, Le jour où j'ai tué HB, Hachette Littératures, 2007, (ISBN 2-01237-861-7), [lire en ligne]
  3. « Décret du 8 février 1996 portant nomination de préfets », sur le site legifrance.gouv.fr,‎ 8 février 1996 (consulté le 21 juin 2012).
  4. « Décret du 10 novembre 1997 portant nomination d'un préfet », sur le site legimobile.fr,‎ 14 novembre 1997 (consulté le 21 juin 2012).
  5. « Décret du 6 janvier 2000 portant nomination d'un préfet », sur le site admi.net (consulté le 21 juin 2012).
  6. « Gérard Bougrier », sur le site acteurspublics.com (consulté le 21 juin 2012).
  7. « Arrêté du 17 août 2005 portant nomination des membres, du président et du vice-président de la commission interministérielle de coordination des contrôles portant sur les opérations cofinancées par les fonds structurels européens », sur le site droit.org (consulté le 21 juin 2012).
  8. Laurent Chabrun et Jean-Marie Pontaut, « Les mobiles d'un crime », L'Express,‎ 5 mars 1998 (lire en ligne)
  9. Jacques Follorou, Vincent Nouzille, Les Parrains Corses : Leur histoire, leurs réseaux, leurs protections, Fayard, 2004, (ISBN 2-21363-977-9), [lire en ligne].
  10. Franck Johannes, « Il y a six mois, le préfet de Corse était abattu à Ajaccio. Erignac: la piste agricole privilégiée. », sur le site du quotidien Libération,‎ 6 août 1998 (consulté le 21 juin 2012).
  11. Laurent Chabrun, « Le mystère des carnets secrets », sur le site du quotidien Libération,‎ 15 avril 1999 (consulté le 21 juin 2012).
  12. Philippe Mathon, « "Je n'ai pas vu mon mari revenir" », sur le site de la chaîne d'information La Chaîne Info,‎ 18 juin 2003 (consulté le 26 avril 2013).
  13. Assemblée nationale, RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE SUR LE FONCTIONNEMENT DES FORCES DE SÉCURITÉ EN CORSE, 10 novembre 199, [lire en ligne]
  14. « Page d'accueil », sur le site du chœur d'hommes Greg'orian (consulté le 21 juin 2012).
  15. « Concert de chat choral à Vannes », sur le site du quotidien Ouest-France,‎ 29 janvier 2012 (consulté le 21 juin 2012).
  16. « Gérard Bougrier - Saint-Vincent-de-Paul. Un ex-préfet élu président. », sur le site du quotidien Le Télégramme (consulté le 21 juin 2012).
  17. « Une action caritative en faveur de Saint-Vincent-de-Paul - Arradon », sur le site du quotidien Ouest-France,‎ 16 septembre 2011 (consulté le 21 juin 2012).
  18. « Gérard Bougrier, président de la Société Saint-Vincent de Paul », sur le site de la chaîne de radio RCF,‎ 12 février 2013 (consulté le 26 avril 2013).
  19. « Une action caritative en faveur de Saint-Vincent-de-Paul - Arradon », sur le site d'actualités de la ville de Vannes,‎ 16 septembre 2011 (consulté le 21 juin 2012).
  20. « Tarbes Club de la presse : les lauréats 2000 », sur le site du quotidien La Dépêche,‎ 28 février 2000 (consulté le 21 juin 2012).
  21. Le dossier qui donne son titre au fascicule comporte 105 pages (p. 17-121). - Numéro de : "Administration", (ISSN [http://worldcat.org/issn/0223-5439&lang=fr 0223-5439), no 162, janv.-mars 1994, [lire en ligne]]
  22. « Bougrier », sur le site isbn2book.com (consulté le 21 juin 2012).