Géographie du Territoire de Belfort

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Carte détaillée du département du Territoire de Belfort avec ses réseau routier et hydrologique principaux

La géographie du Territoire de Belfort est caractérisée par des dénivelés importants liés aux Vosges et au Jura, respectivement au nord et au sud, qui encadrent une plaine centrale nommée "Trouée de Belfort". L'extension de ce département est particulièrement faible si on la compare avec les dimensions moyennes des autres départements français. Il est néanmoins un carrefour important entre plusieurs régions et départements français, et la Suisse, ainsi qu'entre la France rhodanienne et le couloir rhénan.

Situation[modifier | modifier le code]

Le Territoire de Belfort est situé dans le nord-est de la Région de Franche-Comté.

Il est entouré par les départements du Doubs (au sud), de la Haute-Saône (à l'ouest), des Vosges (au nord), du Haut-Rhin (à l'est) et il possède une frontière avec la Suisse au sud-est.

Il comprend notamment une dépression large d'une trentaine de kilomètres (la Trouée de Belfort) située entre le massif des Vosges (Ballon d'Alsace) et celui du Jura (chaîne du Lomont), qui fut de tous temps un lieu de passage entre la vallée du Rhin (Alsace, pays germaniques) et le bassin du Rhône (Franche-Comté, Bourgogne), ce qui lui a valu le nom de Porte de Bourgogne. Le département est situé à environ 47°40' de latitude nord et à 7°00' de longitude est.

Le Territoire de Belfort est l'extrémité septentrionale du bassin versant du Rhône, toutes ses eaux s'écoulant vers la Méditerranée, et l'endroit où ce bassin est le plus proche de la Manche et de la Mer du Nord. Il offre aussi le relief important le plus proche de Paris (sud des Vosges) et à ce titre, il a connu dès la fin du XIXe siècle une activité touristique liée aux sports d'hiver (station du Ballon d'Alsace).

Dimensions[modifier | modifier le code]

Alors que la superficie moyenne d'un département français est de 5 800 km², le Territoire de Belfort ne couvre que 610 km², ce qui le place parmi les plus petits départements. Il mesure 44 km du nord au sud et 22 km d'est en ouest.

Relief[modifier | modifier le code]

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La carte ci-contre montre une plaine d'altitude moyenne 400 m bordée au nord par le massif des Vosges dont les sommets culminent à environ 1000 m :

La ville de Belfort (rep. B) est à 370 m d'altitude. Elle est dominée par le mont Salbert (647 m) qui termine côté ouest une chaîne de collines ne dépassant guère 500 m d'altitude : Mont Rudolphe, Fort de Roppe, Bois-La-Dame (rep. G), Bois du Châtelet. L'extrême pointe sud est un plateau (rep. F) qui atteint 621m à la frontière suisse sur le territoire de la commune de Villars-le-Sec. La Bourbeuse (rep. 3), dont le lit est suivi par le canal du Rhône au Rhin (rep. 2), pénètre dans le département du Doubs à une altitude inférieure à 330 m.

Le Ballon d'Alsace est le sommet le plus au sud du massif des Vosges mais il est loin d'en être le plus haut puisqu'il n'est que le 26ème par ordre de hauteur décroissante.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux facteurs principaux déterminent le cheminement de l'eau dans le Territoire :

  • la présence des Vosges, barrière naturelle aux nuages qui viennent de l'ouest.
  • le sol imperméable de la plus grande partie du département

La limite départementale entre le Territoire de Belfort et le Haut-Rhin suit approximativement la ligne de partage des eaux entre le bassin du Rhin et celui du Rhône.

Les cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le massif des Vosges recueille des précipitations importantes (environ 2 m d'eau par an au Ballon d'Alsace) qui donnent naissance aux principaux cours d'eau du département s'écoulant du nord vers le sud :

Toutes ces rivières ont un débit qui peut varier dans d'énormes proportions au gré de la fonte des neiges et des fortes pluies et des périodes de sécheresse. Les crues de la Savoureuse et de la Rosemontoise ont incité le département à construire des barrages de régulation, pour l'instant hors service.

À ces torrents vosgiens il faut ajouter l'Allaine (rep. 10) et ses affluents la Coevatte et la Vendline, tous trois descendant de Suisse et la Suarcine (rep. 9). Après avoir recueilli la Bourbeuse, l'Allaine change de nom pour s'appeler l'Allan. Plus loin dans sa course, elle reçoit la Savoureuse et se jette dans le Doubs vers Voujeaucourt.

La Douce, (rep. 7 sur la carte) présente un caractère rare dans le nord de la Franche-Comté puisqu'elle disparaît en partie dans le sol calcaire de Bavilliers (dans le Trou-la-dame) pour réapparaître quelques centaines de mètres plus loin.

Les étangs[modifier | modifier le code]

Le caractère imperméable du sol dans plusieurs parties du département favorise la formation des zones humides. Ces dernières sont constituées des 1200 hectares d'étangs auxquels s'ajoutent les marais et tourbières. Elles abritent une faune et une flore particulières liées à la situation du Territoire de Belfort, large dépression entre deux massifs montagneux. Plus de deux cents espèces d'oiseaux ont été observées dans le seul Sundgau belfortain, au sud-est du département dont de nombreux migrateurs faisant étape.
Les plus grands étangs sont ceux du Malsaucy (55 ha) et de la Véronne ainsi que l'étang des Forges (40 ha), tout près de Belfort. Ils ont été aménagés au départ pour servir de réservoirs d'énergie pour l'industrie. Le Territoire est, en plusieurs secteurs, constellé de petits étangs, regroupés dans deux zones :

  • Au sud, autour de Boron, Vellescot, Suarce...(rep. H)
  • Au nord, dans le pays sous-vosgien (rep. G) où le sol est constitué de grès permien rouge.

Ils sont souvent utilisés pour la pisciculture, la pêche de loisir et comme terrain de week-end. Creuser un étang est une façon de valoriser un terrain improductif sur le plan de l'agriculture ou de la sylviculture.

Etang de la Véronne - Territoire de Belfort

Géologie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]