Géographie du Sénégal

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Géographie du Sénégal
carte : Géographie du Sénégal
Continent Afrique
Région Afrique de l'Ouest
Coordonnées 14' N, 14' O
Superficie
Côtes 531 km
Frontières Mauritanie 813 km, Gambie 740 km, Mali 419 km, Guinée-Bissau 338 km, Guinée 330 km
Altitude maximale 581 m (Nepen Diakha)
Altitude minimale 0 m (océan Atlantique)
Plus long cours d’eau Gambie
Plus importante étendue d’eau Lac de Guiers

Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe Ouest est la plus occidentale de toute l’Afrique Continentale.

Le Sénégal s’étend sur 196 722 km2, soit plus d’un tiers de la France. Si on le compare à ses voisins Mali et Mauritanie, le Sénégal est un petit pays.

Le Sénégal est composé de 14 régions administratives et 45 départements.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Structure du territoire[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Bilan hydrique du pays[modifier | modifier le code]

D'après Aquastat[1], la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 686 mm, soit pour une superficie de 196.720 kilomètres carrés, un volume de précipitations annuelles de 134,95 kilomètres cubes (France métropolitaine 477,99 km³).

De ce volume précipité, l'évapo-transpiration et les infiltrations consomment quelque 111,15 km³. Restent 23,8 kilomètres cubes de ressources d'eau superficielle produites sur le territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de 2 kilomètres cubes d'eau souterraine est produite chaque année, en interne également.

À ces ressources de 25,8 km³ produites en interne, il faut ajouter 13 kilomètres cubes d'eau produits à l'étranger et qui font partie des ressources utilisables du pays, une fois la frontière franchie. Il s'agit d'une part des débits apportés de Guinée par le fleuve Gambie et ses affluents (soit 2 km³), et d'autre part par la moitié du volume d'eau charrié par le fleuve Sénégal venu du Mali (l'autre moitié étant réservée à la Mauritanie puisque ce fleuve fait frontière entre ces deux pays, une fois le sol malien quitté) et ce à raison de 22 kilomètres cubes divisés par 2, c'est-à-dire 11 kilomètres cubes environ.

Compte tenu de ces apports, les ressources totales en eau du pays se montent annuellement à quelque 38,8 kilomètres cubes (38,8 milliards de m³), soit pour une population estimée à 12 millions d'habitants en 2008, quelque 3.200 m³ d'eau par habitant, ce qui est satisfaisant, en comparaison de bien des pays soumis au risque de sècheresse en Afrique et même ailleurs. À titre de comparaison, l'Afrique du Sud, pays le plus industrialisé d'Afrique noire ne dispose que d'un peu plus de 1.000 m³ d'eau annuellement par habitant, l'Allemagne d'un peu plus de 1.850 m³, et la France de plus ou moins 3.300 m³ annuellement.

Il faut ajouter qu'une certaine quantité d'eau quitte annuellement le territoire : 5 km³ vers la république de Gambie (fleuve Gambie et ses affluents) et 0,4 vers la Guinée-Bissau (Rio Geba), soit un total de 5,4 kilomètres cubes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie du Sénégal.

Climat[modifier | modifier le code]

Inondations à Dakar en août 2005

Le climat est du type sahélien. Il comporte une saison des pluies – que l'on appelle hivernage – et une saison sèche. La saison des pluies s'étend de juin à octobre avec un pic en août-septembre et variable selon la latitude (moins de précipitations dans le nord par rapport au sud). C'est la période des moussons. La saison sèche dure de novembre à juin avec des alizés continentaux.

Photo satellite des foyers d'incendie (points rouges) en février 2002, principalement situés dans les zones à savane

Les températures les plus élevées sont observées en été, pendant la saison des pluies. Les plus basses se situent au mois de janvier.

Sur le littoral la mer apporte de la fraîcheur et les températures sont de l'ordre de 16 °C à 30 °C, mais dans le centre et l'est du pays elles peuvent atteindre 41 °C.

Environnement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Environnement au Sénégal.

Diversité et écosystèmes[modifier | modifier le code]

Excepté les deux collines des Mamelles (roches éruptives également à l’origine des îles de Gorée et des Madeleines) aucun relief n’agrémente l’horizon de la côte. Les seules véritables collines sont celles du Fouta-Djalon à la frontière guinéenne qui ont du mal à culminer au-dessus de 500 mètres (photo à droite, collines de Bandafassi près de Kédougou). Les estuaires du Sénégal, du Saloum et de la Casamance sont même au-dessous du niveau de la mer à marée haute. Les Niayes, dunes côtières sculptées par le vent empêchent néanmoins le marin de voir le paysage continental sur la distance Dakar-Saint-Louis.

Un des grands intérêts du Sénégal est qu’il est un des seuls pays au monde, et cela malgré sa modeste superficie, à montrer tant d’écosystèmes différents. Leur liste est impressionnante :

La côte sénégalaise est constituée de différents paysages reflétant le climat, les courants marins, l’hydrographie ou la géologie :

Sous-titre de niveau 2[modifier | modifier le code]

Niayes[modifier | modifier le code]

Sur la Grande-Côte, les Niayes constituent la moitié du paysage côtier sénégalais. Elles courent de Yoff-Guédiawaye jusqu’à la frontière mauritanienne. Il s’agit en fait de dunes de sable fin et clair constituant un bas relief de l’autre côté duquel les Wolofs ont créé des jardins potagers abrités du vent salé marin. Pour les baigneurs attention au phénomène de la barre présent sur toute la longueur des Niayes. Chaque année de trop nombreux Sénégalais (parfois pêcheurs) y perdent la vie faute de pouvoir regagner la terre

Les bolongs[modifier | modifier le code]

Ce terme est utilisé pour parler des forêts de mangrove constituant de multiples îles dans les estuaires salés des rivières. Les bolongs représentent donc une grande surface côtière. L’écosystème de la mangrove est bien sûr hostile à l’homme. Les moustiques y sont nombreux et à marée haute tous les îlots de mangroves sont recouverts par l’eau salée. Néanmoins les multiples labyrinthes de canaux sont très poissonneux et les pêcheurs grâce notamment à l’épervier (filet de pêche) s’y rendent quotidiennement. Le Parc national du delta du Saloum est recouvert en grande partie par les bolongs. Les bolongs de l’estuaire de la Gambie, et de la Casamance constituent également une grosse partie des côtes de ces deux régions.

Le sable blond / cocotiers[modifier | modifier le code]

On ne verra la côte balnéaire par excellence qu’en Casamance et plus précisément de Niafourang (à la frontière gambio-sénégalaise) à la pointe de la Presqu’île aux oiseaux et de Nyikine à Kabrousse. On retrouve dans ces lieux les plages rêvées des dépliants touristiques... sans touristes ! (sauf au Cap Skirring). Mer chaude ou douce toute l’année, cocotiers...

La côte de la presqu'île du Cap-Vert[modifier | modifier le code]

C’est la côte volcanique. Les rochers, les falaises font qu’il est difficile voire périlleux de se baigner. Quelques rares plages sablonneuses sont assaillies pendant l’hivernage. Les Mamelles et leur phare dominent cette côte volcanique. Les surfeurs y ont un paradis. Les vagues y sont superbes, mais le phénomène de barre n’existe pas. Néanmoins les accidents y sont nombreux, car les rochers sont à fleur d’eau. Quant aux oursins, ils pullulent et sont une menace permanente qui peut ternir votre séjour.

La côte de coquillages[modifier | modifier le code]

Plage et falaises à Toubab Dialo (Petite-Côte)

On l’appelle la Petite-Côte. Elle commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth où les bolongs du Sine-Saloum font leur apparition. La principale végétation côtière de la Petite-Côte sont les filaos. La mer n’y est jamais froide et jamais chaude. Il y a peu de vagues et l’eau y est rarement claire. Elle est cependant très poissonneuse.

Coquillages à Fadiouth

La particularité de la Petite-Côte, c’est sa plage recouverte de coquillages cassés et rarement de sable. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. À Joal-Fadiouth, c’est bel est bien du sable. Mais à Nianing par exemple vous verrez des débris de coquillages d’un calibre assez gros pour vous empêcher de vous allonger à même le sol.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Armature urbaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes du Sénégal.

Réseaux de transport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Générale

  • Atlas du Sénégal, Paris, Éditions du Jaguar, 2007, 136 p. (ISBN 2869504144)
  • Thierno Mouctar Bah, Inventaire des cartes, plans, croquis et itinéraires conservés aux Archives du Sénégal à Dakar, Dakar, Université de Dakar, 1966, 192 p. (Diplôme d’Études Supérieures)
  • Félix Brigaud, Connaissance du Sénégal, fasc. 5, Géographie humaine, C.R.D.S, 1968
  • Philippe Claude Chamard, Le Sénégal, géographie, Nouvelles éditions africaines, 1973
  • Louis-Albert Lake, Analyses cartographiques de la "désertification" dans le nord du Sénégal, Dakar, Université de Dakar, 1982, XI-236 p. (Thèse de 3e cycle)
  • Maya Leroy, Gestion stratégique des écosystèmes du fleuve Sénégal. Actions et inactions publiques internationales, L’Harmattan, Études africaines, 2006, 624 p. (ISBN 2-296-01764-9)
  • Jean-Luc Piermay et Cheikh Sarr (dir.) , La ville sénégalaise. Une invention aux frontières du monde, Paris, Karthala, 2007, 248 p. (ISBN 978-2-84586-884-7)
  • Laurence Porgès, Bibliographie des régions du Sénégal, Dakar, Ministère du Plan, 1967, 705 p. (Thèse de 3e cycle publiée)
  • Laurence Porgès, Bibliographie des régions du Sénégal. Complément pour la période des origines à 1965 et mise à jour 1966-1973, Paris, Mouton, 1977, 637 p.
  • Abdoul Sall, L’Eau au Sénégal : les enjeux actuels de la privatisation, Dakar et Kaolack : essai de géographie sociale, thèse, 2005
  • Ibrahima Seck, La vallée du Sénégal dans la géographie d’Al-Bakri et celle d’Al-Idrisi (étude comparative), Dakar, Université de Dakar, 1984, 71 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Iba Der Thiam, Géographie du Sénégal, Nouvelles éditions africaines, EDICEF, 1981
  • Xavier Van der Stappen, Sénégal, l'homme et la mer, Réunion des musées nationaux, Paris, 2007, 40 p. (ISBN 2711853721) (édité à l'occasion de l'exposition Sénégal, l'homme et la mer présentée à l'Aquarium du palais de la Porte Dorée du 18 décembre 2007 au 22 juin 2008)

Climatique

  • Assane Goudiaby, L’évolution de la pluviométrie en Sénégambie de l’origine des stations à 1983, Dakar, Université de Dakar, 1984, 316 p.(Mémoire de Maîtrise de géographie)
  • Saliou Mangane, Les saisons des pluies 1957-58-59 (Sénégal), Dakar, Université de Dakar, 1976, 106 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Ibrahima Mbaye, Physionomie de la saison des pluies au Sénégal, 1954-55-56, Dakar, Université de Dakar, 1980 (Mémoire de Maîtrise)
  • Bineta Gaye Sall, Les saisons des pluies 1945-46-47 (Sénégal), Dakar, Université de Dakar, 1976 (Mémoire de Maîtrise)
  • M. Augustine Basse Sagna, Le bilan des pluies au Sénégal de 1944 à 1973, Dakar, Université de Dakar, 1976, 267 p.
  • Seydou Sow, La pluviométrie au Sénégal en 1957-58-59, Dakar, Université de Dakar, 1976, 105 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Mamadou Mamadou, La pluviométrie au Sénégal de 1951 à 1953, Dakar, Université de Dakar, 1976, 71 p. (Mémoire de Maîtrise)