Géographie de la Corée du Nord

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40° 00′ N 127° 00′ E / 40, 127 ()

Géographie de la Corée du Nord
carte : Géographie de la Corée du Nord
Continent Asie
Région Asie de l'Est
Coordonnées 40° 00' N 127° 00' E
Superficie
Côtes 2 495 km
Frontières Total 1 673 km

République populaire de Chine 1 416 km, Corée du Sud 238 km, Russie 19 km

Altitude maximale 2 744 m (mont Paektu)
Altitude minimale 0 m (mer du Japon)
Plus long cours d’eau 800 km (Amnok)
Plus importante étendue d’eau ?

La Corée du Nord (officiellement la République populaire démocratique de Corée), est un pays d’Asie orientale, au nord de la péninsule de Corée.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Carte de la Corée du Nord

D'une superficie de 120 538 km², elle est bordée au nord par la Chine (frontière 1 416 km), au nord-est par la Russie (frontières de 19 km) et au sud par la Corée du Sud (frontières de 238 km). Ses frontières maritimes sont à l’est par la mer du Japon, appelée par les Coréens mer de l'Est [1] et à l’ouest par la mer Jaune, mer bordière de la mer de Chine orientale.

Les principaux fleuves sont le Yalou (appelé Amnok par les Coréens) et le Tumen.

La ville la plus importante est Pyongyang, les autres principales villes du pays sont Chongjin, Wonsan, Nampo, Kaesong et Hamhung.

Article connexe : Plateau de Kaema.

Le point culminant est le Mont Paektu (2 750 m), cinquante montagnes dépassant par ailleurs 2 000 m (pour la plupart situées dans le Hamgyong). Les trois quarts du pays sont montagneux ou constitués de plateaux.

Le climat est de type tempéré continental, caractérisé par une amplitude annuelle de 35 °C à Pyongyang (la température moyenne au mois de janvier est de - 8 °C et celle du mois de juillet est 27 °C) et des étés chauds et humides. Les précipitations annuelles atteignent 916 mm à Pyongyang et 1 400 mm à Wonsan, sur la côte est.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Carte administrative de la Corée du Nord

Administrativement, la Corée du Nord compte neuf provinces et quatre villes sous statut administratif propre.

Les neuf provinces sont [2] :

Les cinq villes ayant un statut particulier sont :

Les deux derniers cités étant également des zones économiques spéciales.

Environnement[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

La faune nord-coréenne fait partie d'un ensemble plus vaste qui regroupe le nord-est de la Chine et l'est de la Sibérie. Elle compte notamment des ours bruns et noirs, des tigres[citation nécessaire] (dont le tigre en Corée appartenant à la sous-espèce du tigre de Sibérie), des zibelines, des cerfs et des sarcelles du lac Baïkal. Parmi les espèces avicoles, le pic-vert noir à ventre blanc est propre au nord de la Corée [3].

Flore[modifier | modifier le code]

La République populaire démocratique de Corée abrite plusieurs parcs naturels, en particulier dans les régions des Monts Chilbo, Paektu, Kuwol, Myohyang et Kumgang[3].

En 2004, une nouvelle espèce de pins blancs, le pin blanc de Corée, a été découverte en Corée, dans le village de Raengjong-gol, dans l’arrondissement de Rinsan (province du Hwanghae du Nord) [4].

Problèmes environnementaux[modifier | modifier le code]

Pollution[modifier | modifier le code]

Selon Jeong Hoi-sung, chercheur à l'Institut coréen de l'environnement, l’ensemble de la péninsule coréenne pourrait être la zone la plus atteinte par les pluies acides au cours du XXIe siècle en raison de sa position géographique, entre la Chine et le Japon industrialisés, et du caractère transfrontalier de ce phénomène.

En outre, la température moyenne annuelle en Corée du Sud, qui était comprise entre 10 et 11 degrés Celsius de 1908 à 1940, a atteint 12 à 13 degrés après 1970. Cette augmentation de la température a aussi un effet sur le niveau de la mer.

Les experts de l'Institut coréen de l'environnement estiment ainsi que l'augmentation du niveau de la mer autour de la péninsule sera comprise entre 33,9 et 40,7 centimètres d'ici 2090. Les zones côtières de l'ouest et du sud sont considérées comme plus vulnérables que la côte est, mais c’est surtout la Corée du Nord qui devrait être touchée [5].

Byon Byung-seol, un chercheur à l'Institut coréen de l'environnement, a mentionné les problèmes environnementaux suivants en Corée du Nord [6] :

  • les habitants de zones industrielles telles que Hungnam, Hamhung, Chongjin, Wonsan, Nampo et Songrim souffriraient de dermatites et de maladies respiratoires à cause des gaz émanant d'usines.
  • les déchets liquides provenant d'usines seraient rejetés dans les rivières sans avoir été purifiés, ce qui a éradiqué tous les poissons dans plusieurs d'entre elles.
  • afin de nourrir sa population, des zones immenses de forêts ont été dévastées (passant de 97 726 kilomètres carrés en 1970 à 75 330 kilomètres carrés en 1998) et de grandes surfaces de terre polluées et acidifiées par l'emploi massif d'engrais et de produits chimiques.

Ces problèmes auraient également eu certaines conséquences néfastes pour leurs voisins régionaux, notamment la Corée du Sud. D'autre part, certaines des mesures de surexploitation des terres destinées à nourrir la population ont finalement conduit à une baisse de plus d'un tiers de la production effective des céréales.

Toujours selon l’Institut coréen de l’environnement, les problèmes d’environnement en Corée du Nord ressemblent à ceux de la Corée du Sud dans les années 1970. Ces problèmes, principalement liés à l‘industrie, sont qualifiés de « pollution de production », par opposition à la «pollution de consommation» que connaît aujourd’hui la Corée du Sud et caractérisée par les conséquences d'une urbanisation rapide que sont l’émission de gaz automobiles, l’évacuation des eaux usées des habitations, etc[7]...

La vulnérabilité aux aléas climatiques : les inondations[modifier | modifier le code]

En 1967, 1995, 2006 et 2007 le pays a été soumis à de très fortes inondations qui ont entraîné de lourdes pertes humaines et matérielles.

Programme de coopération environnementale[modifier | modifier le code]

En mars 2006, la Corée du Nord a adopté une loi relative à la reconnaissance des effets sur l'environnement, laquelle dispose notamment que la Corée du Nord va continuer à « développer les échanges et la coopération pour reconnaître les effets sur l'environnement et cesser les développements et les constructions préjudiciables à l'environnement »[8].

Cette loi complète un dispositif législatif et d'engagements internationaux théoriquement très complet pour protéger l'environnement : selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), « la RPDC a révisé son cadre légal et administratif et a désigné la protection de l’environnement comme une priorité dans toutes les pratiques de production et comme une condition au développement durable. Elle a adopté des lois nationales sur les forêts, la pêche, les ressources hydrologiques et la pollution marine. Le pays - qui abrite des espèces sérieusement menacées comme le léopard de l’Amour, l’ours brun d’Asie et le tigre de Sibérie - a aussi signé les accords internationaux de l’environnement comme la Convention sur la diversité biologique »[9].

Ces choix s'inscrivent dans le cadre du lancement en août 2004, conjointement par la Corée du Nord et le Programme des Nations unies pour le développement, de la première évaluation de l'état de l'environnement en Corée du Nord : constatation d'une déforestation (conduite notamment par l’exploitation commerciale des forêts, ainsi que l'accroissement des terres agricoles) et d'une pollution accrue de l'eau, de l'air et des terres[10].

En coopération avec l'agence suédoise de développement international, l'ONG lyonnaise Triangle Génération Humanitaire a conduit, de janvier à décembre 2005, un programme de reforestation et protection de l'environnement dans les provinces de sud Pyongyang et sud Hwangae[11].

Par ailleurs, la zone démilitarisée, entre les deux Corée, accueille désormais une faune et une flore parmi les plus riches au monde.

En 2004, la biosphère du mont Kuwol a été classée au Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO [12], à l'instar de la biosphère du mont Paektu.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. voir à ce sujet la section dédiée dans l'article Mer du Japon
  2. Voir notamment le site du ministère sud-coréen de la réunification
  3. a et b Robert Willoughby, "North Korea. The Bradt Travel Guide, éditions Bradt, 2003, pp. 7-8.
  4. (fr) Le pin blanc de Corée
  5. source : The Korea Times
  6. (en) North Korea’s Environment Becoming Ruined
  7. (en) Acid Rain Pollutes Korea
  8. (en) [1] (site apparemment non accessible)
  9. source : UNEP news, revue interne au PNUD : sur le site "Korea is one"
  10. Programme des Nations unies pour le développement
  11. source : site de Triangle Génération Humanitaire
  12. source : le site "Korea is one"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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