Géographie de l'Antarctique

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Relief du continent antarctique.

L'Antarctique est un continent situé autour du pôle Sud. Le 60e parallèle sud marque la limite nord de l'océan Antarctique, toutes les terres situées au sud de cette latitude font partie de l'Antarctique.

Généralités[modifier | modifier le code]

L'Antarctique est composé principalement d'une grande île aussi appelée Antarctique et d'un ensemble de petites îles.

Situation[modifier | modifier le code]

L'Antarctique est entouré par l'océan Antarctique, recouvert par une banquise d'épaisseur et d'étendue variables en fonction de la saison, mais qui peut dépasser le 60e parallèle au printemps austral.

Les navigateurs à la recherche du continent austral ont donc d'abord rencontré les îles (cf. liste des îles de l'Antarctique) libres de glace pendant la plus grande partie de l'année, comme :

Relief[modifier | modifier le code]

Image du relief de l’Antarctique (NASA). Les barrières de glace (extensions de l’inlandsis sur la mer) sont représentées en bleu-vert.
Déplacement des glaciers

L'Antarctique est coupé en deux parties inégales par les monts Transantarctiques, chaîne de montagne de 2 500 kilomètres de long, formant une courbe en « S » depuis la côte de la mer de Weddell (face à l’île Berkner) jusqu'à la côte de l'océan Antarctique face aux îles Balleny. Ces monts bordent la barrière de Ross sur près de 1 000 kilomètres ; c'est là que se trouvent les plus hauts sommets (en s'éloignant du pôle Sud) :

Cependant, le point culminant de l'Antarctique se trouve dans les monts d'Ellsworth, au massif Vinson à 4 897 mètres ; ces monts dominent la partie la plus occidentale de la mer de Weddell (barrière de Ronne).

La partie du continent délimitée par les monts Transantarctiques et qui fait face aux océans Atlantique et Indien est appelée Antarctique oriental. Elle forme un plateau d'environ 10 millions de kilomètres carrés, recouvert d'une importante couche de glace : celle-ci atteint ainsi une altitude maximale de 4 030 mètres à proximité du centre de ce plateau, alors que le soubassement rocheux ne dépasse guère les 1 000 mètres.

L'autre partie du continent est appelée Antarctique occidental ; elle comprend la terre Marie Byrd, la terre d’Ellsworth et la péninsule Antarctique, dont la partie la plus large est la terre de Palmer, alors que son étroite extrémité nord constitue la terre de Graham.

C'est dans la péninsule Antarctique que se trouvent la plupart des zones non glacées du continent, où affleure la roche. Cette péninsule est environnée de nombreuses îles, dont la plus grande île de l'Antarctique, l’île Alexandre-Ier (49 070 km²), qui borde à l'ouest la terre de Palmer ; reliée au continent par une étendue glacée (le détroit de George-V), cette île fut appelée terre Alexandre-Ier jusqu'à la mise en évidence de son insularité.

L'inlandsis, qui recouvre la majeure partie des terres, s'étend localement sur la mer en barrières de glace permanentes, comme les barrières de Ronne et de Filchner sur la mer de Weddell (à l'est de la péninsule Antarctique), ou la barrière de Ross sur la mer de Ross ; ces barrières de glace flottante se confondent presque avec la partie continentale glacée sur l'image de gauche (ci-dessus), mais ressortent en bleu-vert sur l'image de droite.

Volume des glaces continentales
Couche de glace de l'Antarctique oriental 26 039 200 km³
Couche de glace de l'Antarctique occidental 3 262 000 km³
Péninsule Antarctique 227 100 km³

Le volume des glaces qui recouvre le continent Antarctique approche les 30 000 000 km³, ce qui correspond à une épaisseur moyenne de l'inlandsis supérieure à 2 000 mètres.

L’altitude moyenne calculée au-dessus du niveau de la glace étant voisine de 2 300 mètres, l’altitude moyenne du continent (le soubassement rocheux) ne dépasse donc pas quelques centaines de mètres, ceci même sans comptabiliser les régions « continentales » dont l’altitude est inférieure au niveau de la mer (comme la fosse subglaciale de Bentley, en Antarctique oriental, dont le point le plus bas se trouve à 2 499 mètres au-dessous du niveau de la mer).

L’Antarctique comporte également de nombreuses étendues d’eau subglaciaires, dont la plus grande est le lac Vostok, avec une superficie de 14 000 km². Les forages dans cette région ont permis de mesurer l'épaisseur de la calotte de glace qui est de 3,6 km[1].

Magnétisme[modifier | modifier le code]

Le Pôle Sud magnétique (en rouge) entre 1914 et 2008.
Article détaillé : Pôle Sud magnétique.

En Antarctique est situé le Pôle Sud, mais aussi le Pôle Sud magnétique, qui n'a pas d'emplacement fixe.

Climat[modifier | modifier le code]

Antarctique
Image illustrative de l'article Géographie de l'Antarctique
Localisation
Pays Drapeau de l'Antarctique Antarctique
Superficie 14 000 000 km2
Coordonnées 90° S 0° E / -90, 0 ()90° Sud 0° Est / -90, 0 ()  
Altitude
Maximale 4 897 m (massif Vinson)
Minimale 0 m (océan Antarctique)
Température
Maximale 5 °C
Minimale -89,2 °C
Autre
Précipitations 50 mm/an

Le continent Antarctique détient le record de la température la plus basse du monde avec -93,2°C, température qui a officiellement été relevée le 10 août 2010 sur le plateau Est de l’Antarctique, à proximité de Dome Argus et Dome Fuji. La température a été relevée lors d’une belle nuit dégagée en plein hiver. Ce nouveau record pulvérise le précédent : -89,2°C le 21 juillet 1983 à Vostok (base de l’armée russe), sur le même plateau.

  • pendent l'hiver austral, la température peut atteindre -70 °C dans les terres et -35 °C sur les côtes ;
  • en été, la température varie entre -35 °C dans les terres et 3 °C sur les côtes.

L'inlandsis qui recouvre la quasi-totalité de la superficie du continent, atteint plus de 4 500 mètres d'épaisseur par endroits ; elle constitue 90 % de l'eau douce du globe.

Malgré toute la neige et la glace qui recouvrent l'Antarctique, une partie importante du continent, dont les précipitations annuelles sont inférieures à 50 mm, peut être assimilée à un désert.

En tant que zone géographique au climat polaire, l'Antarctique est ainsi peu propice à la vie et aux activités humaines.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, (ISBN 2701140811), p.153