Géographie de l'Afrique

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Le continent africain

La géographie de l'Afrique comprend 61 entités politiques, dont 54 États souverains[1] depuis 2011 (non inclus le Sahraouie et le Somaliland), et ses 30 368 609 km2 couvrent 20,3 % des terres émergées (et 6 % de la surface de la planète). Il s'agit du deuxième plus grand continent après l'Asie, en surface (ou le troisième si l'on considère l'Amérique comme formée d'un seul continent et non de deux continents) et en population. Elle est reliée à cette dernière à son extrémité nord-est par l'isthme de Suez, aujourd'hui traversé par le canal du même nom. Ses points extrêmes sont distants d'environ 8 000 km du nord au sud (du cap Blanc en Tunisie, au cap des Aiguilles en Afrique du Sud, et de 7 400 km d'est en ouest (du Ras Hafun en Somalie, à Santo Antão au Cap-Vert. Le littoral mesure environ 26 000 km.

L'altitude moyenne est d'environ 600 mètres, soit à peu près égale à celle de l'Amérique du Nord et du Sud, mais largement inférieure à celle de l'Asie (900 mètres). Les régions très hautes ou au contraire très basses sont rares. Le paysage rencontré le plus fréquemment est celui de plateaux de moyenne altitude, parsemés de sommets ou de chaînes montagneuses isolées. Les plus hauts plateaux se trouvent à l'est et au sud, l'altitude décroissant progressivement vers l'ouest et vers le nord.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Grandes régions[modifier | modifier le code]

Image satellite de l'Afrique

L'Afrique peut être divisée en plusieurs grandes régions, selon les écoles :

  • Afrique du Nord : Maghreb, région de l'Atlas
  • désert du Sahara (8 millions de km²)
  • Corne de l'Afrique, autour de l'Éthiopie. Caractérisée par de très hauts plateaux arrosés et fertiles, c'est une région de pasteurs. L'activité volcanique y a engendré des lacs.
  • la zone du Soudan, « Bled es Souden » (pays des Noirs), en Afrique occidentale, à ne pas confondre avec l'État Soudan. C'est une zone de savane, qui comprend le Sahel.
  • Afrique équatoriale tropicale et humide
  • Afrique australe
  • Madagascar, où l'isolement géographique a créé des écosystèmes distincts du continent.

Relief[modifier | modifier le code]

Topographie de l'Afrique

Plateaux[modifier | modifier le code]

Les plateaux du sud et de l'est se situent à une altitude moyenne de 1 000 mètres et tombent rarement en dessous des 600 m. Le plateau sud-africain, autour du 12e parallèle sud, est bordé à l'est, à l'ouest et au sud par de hautes falaises tombant brutalement vers la mer. Au sud, trois escarpements successifs en paliers séparent le plateau de la plaine côtière et de la mer. Le plus grand d'entre eux, le Grand Karoo, est une région aride et infertile. Une partie du plateau lui-même est formé du désert du Kalahari.

Vers le nord-est, le plateau sud-africain rejoint celui d'Afrique de l'Est, composé d'une succession de chaînes montagneuses, de plaines et de dépressions et creusé du nord au sud par les deux branches du rift africain, occupé dans sa partie basse par les Grands Lacs (lac Tanganyika, lac Victoria, lac Malawi, lac Édouard, lac Albert et lac Kivu). Après avoir longé le lac Victoria sur chaque rive, les deux branches se rejoignent au niveau du nord du lac Malawi pour former une vallée unique. La vallée du rift est parsemée de volcans, dont le Kilimandjaro (éteint), point culminant du continent à 5 889 mètres.

Les plateaux d'Éthiopie constituent la troisième zone de hauts plateaux et la plus grande région d'altitude, descendant rarement en dessous de 1 500 mètres et dont les sommets atteignent 4 600 à 4 900 mètres. Ils sont situés juste à l'ouest du grand rift, dont le prolongement vers le nord longe l'escarpement oriental sur sa trajectoire vers la mer Rouge. Le centre est constitué d'un bassin circulaire occupé par le lac Tana.

À l'est comme à l'ouest du continent, les hauts plateaux sont bordés par des bandes de terre parallèles à la côte. Les plateaux d'Éthiopie continuent vers le nord le long de la mer Rouge en une série de crêtes atteignant parfois 2 000 mètres d'altitude. À l'ouest, le plateau est plus large, mais aussi moins élevé. Les zones les plus montagneuses se trouvent près du creux du golfe de Guinée, avec des altitudes à 1 800 voire 2 400 mètres. Le mont Cameroun, point culminant de l'Afrique centrale à 4 095 mètres, est le sommet d'une chaîne volcanique qui se prolonge dans l'océan Atlantique avec les îles d'Annobón, Sao Tomé, Principe et Bioko. Vers l'extrême ouest, la chaîne du Fouta-Djalon donne naissance à de nombreux fleuves.

Plaines[modifier | modifier le code]

Image de l'Afrique prise en février 2012 par le satellite NPP Suomi.

La zone entre les massifs côtiers de l'est et de l'ouest, principalement désertique au nord du 17e parallèle, se divise en deux bassins séparés par des bandes montagneuses, dont l'une parcourt l'Afrique du Nord sur une ligne correspondant grossièrement à l'axe incurvé du continent. Le plus marqué de ces bassins est le bassin du Congo, qui occupe une région circulaire de part et d'autre de l'équateur et qui fut probablement une mer intérieure.

Au-delà de 17° de latitude nord, le Sahara, plus grand désert du monde, occupe 9 000 000 de km2, de l'Atlantique à la mer Rouge. D'altitude peu élevée en moyenne, on y trouve néanmoins des chaînes montagneuses dont les sommets atteignent 2 400 mètres. Il est délimité au nord-ouest par le massif de l'Atlas, et séparé de la mer Méditerranée au nord-est par un plateau rocheux dont l'extrémité orientale fait place au delta du Nil. De nombreux oueds se dirigent vers le Sahara depuis le versant intérieur de l'Atlas.

Le Sahara est bordé au sud par une bande de terre aride, parcourant comme lui l'Afrique d'est en ouest en traversant huit pays: le Sahel.

Côtes[modifier | modifier le code]

Trente-neuf pays africains disposent d'un littoral. À l'exception de l'Afrique de l'ouest, les côtes africaines sont relativement droites et pauvres en ports naturellement profonds. Les paysages côtiers sont composés d'estuaires, de deltas, lagons, marécages, mangroves et barrières de corail (ces deux derniers surtout en Afrique de l'est, favorisés par les courants océaniques chauds). Les courants longeant la côte occidentale sont plus froids[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Quatre grands bassins occupent la majeure partie des plaines basses d'Afrique du Nord et de l'Ouest : celui du Nil, du Congo, du Niger et du lac Tchad. Le reste est constitué de terres arides irriguées sporadiquement par des cours d'eau saisonniers endoréiques.

Le total des ressources renouvelables en eau atteint 3 930 km3, soit moins de 9 % des ressources mondiales. Les trois quarts de la population dépendent des eaux souterraines comme première source d'eau potable, eaux qui représentent 15 % des ressources du continent[4].

Nil[modifier | modifier le code]

Bassin du Nil.

Les principaux bassins drainants sont orientés vers le nord ou vers l'ouest. La région des Grands Lac alimente les deux plus longs fleuves du continent, le Nil et le Congo. Les sources du Nil naissent dans les montagnes d'Afrique centrale, près de l'équateur, puis coulent vers l'est dans le lac Victoria, et vers le nord dans le lac Édouard et le lac Albert. Le fleuve suit une trajectoire du sud au nord à travers une vaste zone marécageuse, où sa course est parfois freinée par la densité de la végétation. Après avoir reçu l'affluence du Bahr el-Ghazal sur sa rive occidentale et le Sobat, le Nil Bleu et l'Atbara des plateaux d'Éthiopie, il creuse sa vallée fertile à travers le désert avant de se jeter dans la Méditerranée en formant un immense delta.

Congo[modifier | modifier le code]

Le Congo et ses affluents.

La source la plus en amont du Congo est le Chambeshi, qui coule vers le sud-ouest dans les marécages du lac Bangwelo. De ce dernier sort le Congo, qui effectue un virage vers le nord à travers le lac Moero puis descend vers le bassin de l'Afrique équatoriale, recouvert de forêt tropicale, qu'il traverse en une large courbe. Après avoir reçu les eaux de nombreux affluents, il s'incurve vers le sud-ouest avant de se jeter dans l'Atlantique.

Au nord du bassin du Congo, séparé par de larges plis du terrain, se trouve le bassin du lac Tchad, alimenté principalement par le Chari au cœur d'une vaste plaine.

Niger[modifier | modifier le code]

Bassin du Niger.

Le Niger, troisième plus long fleuve africain, prend sa source à la frontière de la Sierra Leone et de la Guinée, soit proche de l'extréme ouest de l'Afrique continentale et coule vers le nord-ouest, à rebours du Congo. Sa trajectoire s'incurve fortement au Mali entre Tombouctou et Gao, puis il coule vers le sud-est avant finalement se jeter dans le golfe de Guinée donnant sur l'Atlantique – un fait qui laissa les géographes occidentaux perplexes durant plusieurs siècles.

Zambèze[modifier | modifier le code]

Bassin du Zambèze.

Parmi les fleuves se jetant dans l'océan Indien, le Zambèze est le seul à drainer une part significative du plateau intérieur. Après sa source près de la frontière entre la République démocratique du Congo et la Zambie, il fait une courte incursion en Angola avant de revenir en Zambie, qu'il traverse du nord au sud, puis se dirige vers l'est. Ses principaux affluents, y compris le Shire, émissaire du lac Malawi, coulent le long du versant sud du massif qui traverse l'Afrique entre le 10e et le 12e parallèle sud. Au sud-ouest, le système fluvial du Zambèze interfère avec celui de l'Okavango duquel il reçoit de temps en temps de l'eau, le reste se perdant dans un delta salin au cœur du désert du Kalahari.

Autres fleuves[modifier | modifier le code]

Parmi les autres fleuves qui se jettent dans l'Atlantique, l'Orange, à l'extrémité Sud du continent, charrie les eaux du Drakensberg situé sur la côte opposée, tandis que les fleuves Cunene, Cuanza, Ogooué et Sanaga proviennent des hauts plateaux de la côte Ouest, comme beaucoup plus au Nord pour les fleuves Volta, Comoé, Bandama, Gambie et Sénégal. Les seuls cours d'eau plus au Nord sont plus modestes et prennent source dans les monts de l'Atlas pour aboutir dans l'Atlantique ou la Méditerranée.

Climat[modifier | modifier le code]

Températures[modifier | modifier le code]

Climats en Afrique
Le cirque de Moul N'ga dans le Tadrart Acacus, Algérie.

L'Afrique étant située presque entièrement dans la zone intertropicale, les variations de température sur l'année sont faibles. Les plus fortes chaleurs se rencontrent dans les basses plaines et déserts d'Afrique du Nord. L'éloignement de l'océan et de son effet régulateur, et l'absence de végétation dense permettant d'emmagasiner de la chaleur tout en réduisant de le rayonnement font que les écarts de température entre le jour et la nuit, ainsi qu'entre l'été et l'hiver, y sont aussi les plus importants. La neige n'est pas rare en hiver dans les régions montagneuses.

Plus au sud, la chaleur est modérée par l'humidité océanique et par des altitudes plus élevées, spécialement en Afrique de l'Est où les écarts sont plus importants que dans le bassin du Congo ou sur la côte de Guinée. Aux extrémités nord et sud, le climat est de type tempéré chaud, généralement plus chaud et sec au nord qu'au sud où l'océan, plus proche, rafraîchit davantage.

Précipitations[modifier | modifier le code]

Le Rwanda, près de l'équateur, jouit d'une végétation tropicale.

Les plus grandes différences climatiques d'une région à l'autre sont d'ordre pluviométrique. Les déserts du Sahara et du Kalahari ne reçoivent que des pluies éparses, les masses d'air les survolant ayant perdu la plus grande partie de leur humidité sur les massifs qui les bordent. Entre les tropiques, l'été est la saison humide, avec un pic de précipitations juste après le passage du soleil à la verticale. Près de l'équateur, où le soleil est au zénith deux fois par an, on trouve donc en principe deux saisons pluvieuses et deux saisons sèches chaque année.

La zone de fortes précipitations est légèrement déviée d'ouest en est, le désert du nord descendant plus au sud sur la côte est, et celui du sud remontant plus au nord sur la côte ouest. La région la plus humide du continent est une bande côtière à l'ouest du mont Cameroun avec 9 991 millimètres de précipitations par an – à titre de comparaison, Cherrapunji, au nord-est de l'Inde, revendique les pluies les plus abondantes de la planète avec 11 633 mm.

Régime des vents[modifier | modifier le code]

Durant l'hiver, les pays limitrophes du Sahara sont fréquemment exposées à un vent sec chargé de fines particules de sable, connu sous le nom de Khamsin en Égypte, Sirocco sur la Méditerranée et Harmattan sur la côte occidentale. L'évaporation qu'il suscite peut faire sensiblement chuter la température. On retrouve un phénomène similaire sur le Kalahari au sud.

Sur la côte est, les effets des moussons de l'océan Indien se font régulièrement sentir, et le sud-est est parfois victime d'ouragans.

Environnement[modifier | modifier le code]

Terres agricoles[modifier | modifier le code]

Les terres agricoles sont inégalement réparties. La plupart des terres fertiles se trouvent entre les tropiques et à la pointe sud-est. 10 % des terres arables sont qualifiés d'andisols par la FAO ; riches en nutriments, possédant des couches perméables profondes, peu sujettes au stress hydriques, il s'agit des terres les plus propices à l'agriculture. On en trouve principalement au sud du Sahel (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria et Tchad) ainsi qu'au Mozambique, en Zambie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Un quart des terres possède un potentiel moyen à faible, principalement dans le bassin du Congo, en Sierra Leone et au Liberia ; composées principalement de latérite et pauvres en nutriments, l'érosion y est prononcée. À la marge des déserts, les sols sont fortement acides, alcalins ou salin et largement érodés ; leur potentiel est faible[5].

Déforestation[modifier | modifier le code]

Les forêts africaines couvrent un cinquième du territoire. Avec 40 000 km2 de forêts rasées chaque année, le taux de déforestation y est le plus élevé du monde ; les principales causes sont l'exploitation forestière, la conversion de terres pour l'agriculture, les incendies, l'exploitation du bois de chauffage et du charbon et les troubles civils. Lorsqu'elle est accompagnée de surexploitation et de surpâturage, la déforestation appauvrit les terres en les rendant particulièrement vulnérables à l'érosion et, dans les cas extrêmes, à la désertification. À Madagascar, la forêt primaire, qui recouvrait la quasi-totalité de l'île, a perdu 80 à 90 % de sa surface[6].

Entre 2000 et 2005, la surface forestière a augmenté dans cinq pays : Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Côte d'Ivoire. Elle est restée stable en Libye, en Afrique du Sud et au Gabon, mais diminue dans les autres à un rythme compris entre 1 et 6 %. Sur les dix pays au monde ayant enregistré la plus forte déforestation pendant ce laps de temps, six sont africains (Soudan, Zambie, Tanzanie, Nigeria, République du Congo et Zimbabwe)[7].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de l'Afrique.
La moitié de la population africaine est âgée de 17 ans ou moins.
Campagne de prévention (contraception) sur les murs de Dakar (Sénégal)

La population africaine, estimée à 922 millions en 2005, a doublé depuis 1980, et pratiquement quintuplé depuis 1950[8]. L'Afrique a dépassé le cap du milliard d'habitants en 2009[9]. La population est jeune, avec un âge médian de 17 ans (la médiane mondiale est de 23 ans). 45 % des Africains ont moins de 15 ans (21 % de la population dans l'OCDE, 30 % dans le monde), et les plus de 65 ans ne représentent que 3 % de la population (contre 13 % dans le reste du monde). Au tournant des années 2000, la croissance démographique a diminué, passant de 3 % à 2,3 % sous l'effet conjugué de la baisse de la natalité et de la mortalité due au VIH ; elle n'en reste pas moins la plus élevée du monde[10]. En 2000, 22 % des décès dans le monde eurent lieu en Afrique, pour 13 % de la population[11]. En 2007, ONUSIDA estimait à environ 22 millions le nombre d'africains affectés par le virus du Sida[12].

L'Afrique subsaharienne, hormis l'Afrique du Sud, atteint des taux de fécondité de 7 enfants par femme. De manière générale, la maîtrise de la natalité coïncide avec la scolarisation des filles et un accès facilité à la contraception, et permet le développement économique du pays en augmentant la part de la population active[10].

L'exode rural fait progresser l'urbanisation : en 1900, 3 % de la population vivait en ville, contre 9 % pour l'ensemble des pays en voie de développement ; en 2003, les citadins représentaient 55 % de la population totale. Ces migrations, incitées par le niveau de vie et l'accès aux services (eau, électricité, santé), ont eu un impact fortement négatif sur le salaire moyen et le taux d'occupation des habitants des villes, et sur l'environnement urbain avec le développement anarchique de vastes bidonvilles[11].

Les disparités linguistiques[modifier | modifier le code]

Il y a entre 200 et 2000 langues différentes selon la distinction que l'on fait entre langues et dialectes.

Parmi les langues se distinguent :

  • le groupe de langues « bantoues » d'après le néologisme (ba ntu) forgé par Wilhelm Heinrich Immanuel Bleek vers 1860, et regroupant les langues dans lesquelles le pluriel est marqué par « ba » et le mot signifiant « être humain » se rapproche de « ntu » ou « nto » : exemple lingala, douala, kikongo, kilari, la plus grande partie de l'afrique centrale
  • le swahili (appartenant au groupe bantou) : 15 millions de personnes, parlé en Afrique orientale
  • le haoussa : Niger, Nigeria, Tchad
  • les langues mandeng : 6 millions de personnes (Mali, Burkina Faso, Gambie, Sierra-Leone, Cote D'ivoire, Guinée …)

Il y a aussi des langues qui se perdent ou des langues très spécifiques, comme la langue des Bushmen (Botswana)

Dans la plupart des anciennes colonies, la langue officielle est la langue importée de l'ex-métropole ; cependant seulement 10 % de la population la parle, ce qui montre l'importance des langues locales. Les seuls pays ayant leur langue locale pour langue officielle sont le Lesotho, le Rwanda et le Burundi.

Les disparités religieuses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Religion en Afrique.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Densité de population en 2005.

Entre 1950 et 2000, l'Afrique a enregistré la plus forte croissance urbaine au monde, soit 4,4 %. Les pays qui ont affiché la plus forte croissance (Botswana : 13,5 %, Swaziland : 10,5 %, Tanzanie : 10,3, suivis par le Lesotho, la Libye, la Mauritanie et le Mozambique) comptaient également parmi les plus pauvres en 1960. En 2000, 35 villes dans 26 pays dépassaient le million d'habitants, et quatre en comptaient plus de cinq millions (Le Caire, Lagos, Kinshasa et Johannesburg)[13].

Une telle croissance n'est pas allée sans poser de problèmes aux gouvernements en place, et l'accès aux services et infrastructures de base est resté faible. L'accès à l'eau déclina dans un quart des pays au cours des années 1980. En 1996, 38 % des ménages disposaient d'un accès direct à l'eau courante, 13 % aux égouts, 42 % à l'électricité et 12 % au téléphone. Environ 40 % de la population urbaine vit dans des conditions insalubres[14].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. France-Diplomatie
  2. a et b Données : MNT - SRTM (résolution 500m)
  3. PNUE, Afrique, Atlas d'un environnement en mutation, Nairobi, 2008, page 5.
  4. PNUE, Afrique, Atlas d'un environnement en mutation, Nairobi, 2008, page 6.
  5. PNUE, Afrique, Atlas d'un environnement en mutation, Nairobi, 2008, page 3.
  6. PNUE, idem, page 18.
  7. Bertrand Barré, Atlas des énergies, Éditions Autrement, 2007.
  8. (en) World Population Prospects: The 2006 Revision Population Database
  9. http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/14/l-afrique-a-franchi-le-cap-du-milliard-d-habitants_1267171_3244.html
  10. a et b PopulationData.net : Pauvreté - Démographie en Afrique
  11. a et b Stephen Smith, Atlas de l'Afrique, Éditions Autrement, 2005, page 14-15.
  12. http://www.hns-info.net/spip.php?article12696
  13. Carole Rakodi, Emmanuel Nkurunziza, Globalization and urban centres in Africa, United Nations Human Settlements Programme, 2007, page 32 ss.
  14. Carole Rakodi, Emmanuel Nkurunziza, Globalization and urban centres in Africa, United Nations Human Settlements Programme, 2007, page 43 ss.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]