Génoise (architecture)

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La génoise est une fermeture d'avant-toit, (la face inférieure d'un avant-toit)[1] formée de plusieurs rangs (un, deux ou trois) de tuiles-canal en encorbellement sur le mur et garnies de mortier.

Le rôle de la génoise est d'une part d'éloigner les eaux de ruissellement de la façade comme une corniche, et d'autre part de supporter et continuer le versant de toit.

Mais la génoise n'est pas considérée seulement comme une corniche en couronnement du mur protégeant celui-ci (ce qui est toutefois le cas de la partie d'avant-toit « entourant » une terrasse en retrait au dernier étage sous comble[2]) : en fermeture d'avant-toit réel, elle fait partie du toit[1] et elle est construite avec le même matériau céramique ou un matériau à aspect similaire.

Les génoises se retrouvent dans l'architecture traditionnelle dans tout le sud de la France, du Sud-Ouest à la Provence, avec de nombreuses variations stylistiques. Les rangs de tuiles sont parfois accompagnées d'un ou plusieurs rangs de tuiles plates, ou tuileaux, soit entre chaque rang de tuiles, soit à la base de la dernière rangée.

La génoise se trouve le long des murs gouttereaux ; sur les pignons, elle peut suivre le rampant du toit, et se poursuivre horizontalement (dans ce cas, ce n'est plus un avant-toit, mais une corniche), formant un fronton triangulaire : lorsque l'espace est insuffisant (pente de toit faible) il peut ne pas y avoir de génoise sur les rampants. Des différences de traitement sont notables dans les angles des murs : soit les angles sont pleins, réalisés avec des tuiles plates (principalement dans le Sud-Ouest), soit l'angle est fait avec des tuiles qui doivent alors amorcer un mouvement courbe (en Provence). Ceci conduit parfois à avoir tout l'angle de maçonnerie des murs arrondi[3].

Les éléments de couverture, tuiles canal, tuiles romane, tuiles pannes à glissement reprennent l'onde constituée par la génoise qui ne comporte pas de gouttière en ligne basse du toit. Cependant, on voit des génoises dans des régions (Périgord, Bigorre) qui ont des couvertures en tuiles plates ou en ardoises.

[modifier] Notes et références

  1. ab Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Architecture : vocabulaire et méthode, Paris, Imprimerie nationale, 1977
  2. « Génoise : Frise de tuiles rondes (tuiles romaines, tuiles canal) maçonnées en surplomb sur plusieurs rangs pour former la corniche des constructions, surtout dans le Sud-Est de la France (p 430).
    [une frise est une partie de l'entablement    — pouvant être bombé— dans les ordres classiques (p 415)], [par extension (une) corniche saillante sous les combles (est) dite corniche en entablement souvent (disposée) pour souligner le retrait de l'étage attique (p 350)]» in J. de Vigan, le petit Dicobat, Ed Arcatures. 2005.
  3. Georges Doyon, Robert Hubrecht, L'Architecture rurale et bourgeoise en France, Paris, Vincent, Fréal et Cie, 1970

[modifier] Voir aussi

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