Futur et liberté pour l'Italie

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Futur et liberté pour l'Italie
Futuro e Libertà per l'Italia
Image illustrative de l'article Futur et liberté pour l'Italie
Logo officiel
Présentation
Président Gianfranco Fini (démissionnaire)
Fondation
Vice-président Italo Bocchino
Coordinateur national Roberto Menia
Président de l'Assemblée nationale Salvatore Tatarella
Députés
1 / 630
(élu dans la liste Avec Monti pour l'Italie)
Sénateurs
2 / 315
(élus dans la liste Avec Monti pour l'Italie)
Eurodéputés (PPE)
1 / 73
Idéologie Conservatisme libéral
Affiliation européenne Parti populaire européen[1]
Coalition Nouveau Pôle pour l'Italie (2011-2012)
Avec Monti pour l'Italie (2013)
Adhérents 100 000
Couleurs Bleu, vert
Site web www.futuroeliberta.it/

Futur et liberté pour l'Italie (en italien : Futuro e libertà per l'Italia, abrégé en FLI) est un parti politique italien, issu d'un groupe parlementaire fondé le à la Chambre des députés et le 2 août suivant au Sénat. Rattaché au départ à la majorité du Président du Conseil des ministres, il se réfère à Gianfranco Fini et se situe en dehors du Peuple de la liberté, dont il s'est séparé. Il comprenait un ministre, un ministre délégué et deux secrétaires d'État dans le gouvernement Berlusconi IV, jusqu'à leur démission le .

Historique[modifier | modifier le code]

Création d'un groupe critique de Berlusconi[modifier | modifier le code]

Créé le suite à une crise larvée au sein du Peuple de la liberté, ce nouveau groupe parlementaire comprend initialement 33 députés à la Chambre des députés[2],[3]. Deux jours plus tard, 10 sénateurs quittent également le PdL pour constituer un groupe autonome. Le 4 août, la députée Chiara Moroni rejoint également le groupe à la Chambre. Ce même jour, le groupe nouvellement créé s'abstient de voter la motion de défiance visant Giacomo Caliendo. Il vote la confiance à Berlusconi le 28 septembre 2010, ce qui permet à ce dernier de rester président du Conseil (l'effectif de FLI est suffisant pour faire passer le gouvernement en minorité à la Chambre mais pas au Sénat).

Transformation en parti politique[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre, il commence à se transformer en mouvement politique. Au 5 novembre 2010, 37 députés sont membres du groupe parlementaire dont Italo Bocchino est président (en plus de Fini, président de la chambre). Le 2 novembre, le logo du parti est présenté. Un « Manifeste pour l'Italie » est présenté à Bastia Umbra lors de la première Convention nationale les 6 et 7 novembre, devant plus de 7 000 adhérents : Fini annonce le prochain retrait de FLI du gouvernement et demande à Berlusconi de démissionner.

L'assemblée constituante du nouveau parti est convoquée pour les 11, 12 et 13 février 2011, à Rho. Ce même mois, huit députés et deux sénateurs quittent le groupe parlementaire de Futur et liberté, dénonçant son antiberlusconisme excessif[4].

Il se rapproche notamment de l'Union de Centre de Pierferdinando Casini pour fonder un 3e pôle, le Nouveau Pôle pour l'Italie, et contribue ce faisant à la démission du gouvernement Berlusconi IV le 12 novembre 2011.

Futur et Liberté se présente aux élections générales de 2013 dans le cadre de la coalition constituée autour de Mario Monti, avec Monti pour l'Italie. Avec moins de 0,5 % des suffrages exprimés, il n'obtient aucun siège en Italie à la Chambre des députés (il en avait 24 à la fin de la législature), mais conserve deux sénateurs élus sur les listes Avec Monti pour l'Italie, Benedetto Della Vedova et Aldo Di Biagio, ce dernier élu dans la circonscription Europe, ainsi qu'un député élu également dans cette dernière circonscription avec Choix citoyen. Le 8 mai 2013, Gianfranco Fini démissionne de la présidence du parti et en confie les sorts à Roberto Menia.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Officiellement, seuls Le Peuple de la liberté, la Südtiroler Volkspartei, l'Union de Centre et les Popolari-UDEUR sont membres du PPE. Mais les députés FLI siègent dans ce groupe parlementaire.
  2. « Italie: 32 députés proches de Gianfranco Fini quittent le parti de Berlusconi », Le Point, 30 juillet 2010.
  3. La composition de la Chambre des députés italienne.
  4. « Fini fini ? », Le Point, 24 février 2011, no 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]