Furtivos

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Furtivos

Titre original Furtivos
Réalisation José Luis Borau
Manuel Gutiérrez Aragón
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Sortie 1975
Durée 82 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Furtivos est un film espagnol réalisé par José Luis Borau, sorti en 1975.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ángel, un braconnier taciturne vit avec une mère tyrannique au cœur d'une forêt. L'arrivée d'une jeune femme mineure, échappée d'une maison de redressement et, dans le même temps, la visite de son frère, devenu gouverneur civil, vont perturber les habitudes... et conduire à une terrible tragédie. Le drame complexe d'un personnage en butte à l'oppression familiale et sociale.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

« Une forêt humide et asphyxiante »[1] et une mère despotique : voilà qui assura, incontestablement, le succès autant public que critique de Furtivos de José Luis Borau. « Projeté deux mois avant le décès de Franco, son affrontement avec la censure en fit un symbole politique, un exemple de résistance face à un régime agonisant. »[1]

Sous le couvert d'un drame familial et paysan, le film de José Luis Borau et de Manuel Gutiérrez Aragón masquait une « attaque furibonde » contre le régime franquiste. Une phrase célèbre du Caudillo comparait l'Espagne à une « forêt paisible ». Or, Furtivos « suggère qu'il s'agissait plutôt d'une forêt et d'un pays qui avaient été matés. »[2] Dans le film, « le gouverneur paternaliste, incarné par le réalisateur en personne, impose sa volonté car il peut à tout moment sévir. La violence enfin est au cœur même de la cellule familiale. »[2]

Les deux réalisateurs espagnols imaginèrent la mère interprétée par Lola Gaos après l'avoir vue jouer Saturna dans Tristana (1970) de Luis Buñuel. « Avec pour référence le tableau Saturne dévorant ses enfants de Goya, ils construisirent un personnage aussi obscur que les ombres du peintre : une Médée rurale qui dévore son fils Ángel. »[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c María Adell Carmona in : Le cinéma espagnol (Antxon Salvador), Gremese, 2011.
  2. a et b Emmanuel Larraz : Le cinéma espagnol, des origines à nos jours, Les Éditions du Cerf, Paris, 1986.

Lien externe[modifier | modifier le code]