Fulvio Orsini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Fulvio Orsini (en latin Fulvius Ursinus) (né le 11 décembre 1529 à Rome et mort le 18 mai 1600) fut un humaniste, philologue, bibliothécaire et antiquaire italien de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fulvio Orsini était le fils naturel d'un commandeur de l'ordre de Malte issu de la puissante famille Orsini. Abandonné par son père à l'âge de neuf ans, il trouva refuge parmi les enfants de chœur de Saint-Jean-de-Latran. Il y fut remarqué par le chanoine Gentile Delfini, qui lui donna une éducation et le présenta aux Farnèse. Il devint bibliothécaire de la bibliothèque Farnèse, créée par Léon X Médicis et confiée à la garde du cardinal Ranuccio Farnèse dans le palais Farnèse. À la mort de Ranuccio, il resta au service de son frère le cardinal Alexandre Farnèse, ayant la charge, en sus de la bibliothèque, de collections d'art du palais. Il resta pensionné et logé au palais Farnèse jusqu'à sa mort.

II a lui-même créé une importante collection d'œuvres d'art et d'antiques qu'il légua au cardinal Édouard Farnèse, neveu de son protecteur. Il a surtout réuni une importante bibliothèque, qu'il légua à la bibliothèque Vaticane. Il se lia avec le Greco et devint son protecteur lors de son séjour à Rome (1570-1577), et posséda plusieurs œuvres de ce peintre dans ses collections, dont une Vue du mont Sinaï et le Portrait de Giulio Clovio.

Fulvio Orsini a mené à bien plusieurs éditions de textes antiques jusqu'alors inédits, en particulier des fragments. Protégé du cardinal de Granvelle, il put grâce à lui imprimer ses livres à Anvers, chez l'imprimeur français Christophe Plantin :

  • les Novem feminarum illustrium carmina, poèmes de femmes, Anvers, 1568 ;
  • Verrius Flaccus ;
  • les extraits de Festus à partir de fragments trouvés dans la bibliothèque Farnèse mais aussi à Florence par son ami Piero Vettori, 1580 ;
  • César ;
  • Arnobe, 1583 ;
  • Virgile, 1568 ;
  • Imagines et elogia virorum illustrium ex antiquis lapidibus et numismatibus eccpressa, 1579 (traduit par Baudelot de Dairval sous le titre de Portraits d'hommes et de femmes illustres, Paris, 1770).
  • des extraits de l'encyclopédie byzantine de l'empereur Constantin VII Porphyrogénète, dont le texte avait été découvert en Espagne par son ami Antonio Agustin dans la bibliothèque du collectionneur Juan Paez de Castro.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Nolhac, La bibliothèque de Fulvio Orsini : contributions à l’histoire des collections d’Italie et à l’étude de la Renaissance, Paris, F. & E. Vieweg, E. Bouillon, 1887 (Bibliothèque de l’école des hautes études, 74).
  • Raphaële Mouren, « La redécouverte des fragments de Denys et les premières éditions du De legationibus », dans Fragments d’historiens grecs. Autour de Denys d’Halicarnasse, dir. Sylvie Pittia, Rome, École française de Rome, 2002 (Collection de l’École française de Rome, 298), p. 27-84.
  • École française de Rome, Le palais Farnèse, III, 3. L'inventaire du palais et des propriétés Farnèse à Rome en 1644, éd. Bertrand Jestaz, avec la collaboration de Michel Hochmann et Philippe Sénéchal, Rome, École française de Rome, 1994.
  • (it) Stefano Colonna, Pomponio Torelli e la cultura farnesiana di fine Cinquecento (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]