Fukuhōdō

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la Fukuhōdō (福宝堂?) est une société de production cinématographique japonaise, active au cours des premières années de l'histoire du cinéma au Japon.

Contexte[modifier | modifier le code]

La Fukuhōdō est fondée en 1910 lorsque Kenzō Tabata construit une chaîne de salles de cinéma permanentes à Tokyo[1]. Pour fournir ces huit salles, Tabata crée un département de production, avec un studio de prise de vues situé dans le quartier Nippori de l'arrondissement d'Arakawa[1],[2]. La société connaît également un énorme succès avec l'importation des films français de la série des Zigomar qui « ont un impact majeur sur la culture cinématographique japonaise »[3].

Fusion[modifier | modifier le code]

La Fukuhōdō est une des principales sociétés de production du Japon jusqu'en 1912, année de la fusion avec la Yoshizawa Shōten, la Yokota Shōkai et la M. Pathe pour former la Nikkatsu. Quelques-uns des employés de la Fukuhōdō qui ne participent pas à la fusion, comme Kisaburō Kobayashi par exemple, créent plus tard la Tenkatsu[4] qui exploite le système Kinémacolor, acquis avant la fusion mais caché à la Nikkatsu[5]. Le centre national du cinéma du Musée d'art moderne de Tokyo se trouve à présent où se tenait la première salle de la Fukuhōdō, le Daiichi Fukuhōkan, dans le quartier Kyōbashi de l'arrondissement de Chūō-ku[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Hiroshi Komatsu, Encyclopedia of Early Cinema, Routledge,‎ 2005 (ISBN 0-415-23440-9), p. 261
  2. (ja) « Eiga satsueijo no machi Arakawa », Arakawa monogatari (consulté le 16 mai 2011)
  3. (en) Aaron Gerow, Visions of Japanese Modernity, University of California Press,‎ 2010 (ISBN 978-0-520-25456-5), p. 52
  4. Hiroshi Komatsu, « From natural colour to the pure motion picture drama: the meaning of Tenkatsu Company in the 1910s of Japanese film history », Film History, vol. 7, no 1,‎ 1995, p. 69–86
  5. Aaron Gerow, « One print in the age of mechanical reproduction: film industry and culture in 1910s Japan », Screening the Past, no 11,‎ 2000 (lire en ligne)
  6. Yoshirō Irie, « Nonfirumu: Shūshū, fea yūsu to akusesu », Annual Report on THE GOOD PRACTICE, College of Arts and Sciences, Ritsumeikan University,‎ 2008, p. 7 (lire en ligne)

Source de la traduction[modifier | modifier le code]