Fugue (fuite du domicile familial)

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La fugue consiste à fuir son domicile ou une institution (un foyer par exemple). La fugue est un acte solitaire qui concerne surtout les adolescents.

En France, depuis 1935 la fugue n’est plus une infraction. Avant 1935, un adolescent fugueur ou sans domicile de moins de 18 ans était punissable par la loi et pouvait être mis en prison[1].

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

En France, Entre octobre 2004 et février 2005, 80 % des fugueurs traités par l'association SOS Enfants disparus étaient des filles[2]. Chaque année, 68 000 jeunes environ partent : parmi ceux-ci, 25 000 fuguent du domicile familial et 43 000 d’un foyer. Il faut savoir qu’environ 40 000 jeunes par an sont inscrits au « fichier des personnes recherchées ». Sur 10 fugueurs, 7 reviennent d’eux-mêmes dont 4 en moins de 24h.[réf. nécessaire] [Où ?]

Pourquoi beaucoup de jeunes fuguent-ils de nos jours ?[modifier | modifier le code]

Les adolescents sont de nos jours nombreux à fuguer parce qu’ils se sentent mal dans leur peau, soit à cause d’un manque d’affection de la part de leur entourage familial, soit à cause du caractère trop autoritaire de leurs parents (qui interdisent toute sortie par exemple). Ces interdits deviennent un poids pour l’enfant : il se sent incompris, seul, et la fugue est le moyen pour lui de s’exprimer, de prouver qu’il n’est plus un enfant, qu’il est capable de se débrouiller sans personne, d’être indépendant.

Quels sont les éléments déclencheurs ?[modifier | modifier le code]

L’idée de fuguer provient simplement d’une remise en question de l’adolescent qui se demande souvent « Pourquoi est-ce que je suis là ? ». C’est par là qu’ensuite l’idée de partir naît insidieusement. Des événements, parfois anodins, peuvent être déclencheurs : il peut s’agir d’une dispute, d’une mauvaise note ou encore d’un petit délit (un vol dans une boulangerie par exemple). Décider de partir vient souvent de l’accumulation chez le jeune de difficultés relationnelles avec ses parents, de maltraitances dont il n’ose pas parler ou tout simplement d’une histoire de cœur.

Comment éviter que la fugue ne se reproduise ?[modifier | modifier le code]

Pour éviter que cette situation se renouvelle, le plus important est de renouer le dialogue entre parents et enfant, ce qui est souvent difficile. Il faudrait aussi réfléchir à des outils pédagogiques et mobiliser les médias qui sont le premier lien direct avec les jeunes. Les associations ont remarqué un manque réel de prévention et veulent y remédier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Lelong, Stéphanie. La fugue, le faux refuge d’un mal être. L’actu, le 25/05/2005, no 1763, p. 2-3

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Associations de soutien aux familles de proches ayant fugué