Frontière entre la Belgique et la France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Frontière entre la Belgique et la France
Caractéristiques
Délimite Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Longueur totale 620 km
Particularités Tracé contigu
Historique
Création 1830 (proclamation d'indépendance de la Belgique)
Tracé actuel 1839 (reconnaissance de l'indépendance de la Belgique)
Comines-Warneton (Belgique), vue de la rue du Fort et du pont sur la Lys depuis Comines (France).
Borne frontière entre Bléharies (Belgique) et Maulde (France).
Borne frontière à proximité de Longwy (France)
Borne frontalière la plus septentrionale entre la France et la Belgique. Elle est située en bordure de la plage, entre Bray-Dunes (France) et La Panne (Belgique)

La frontière franco-belge est la frontière séparant la France et la Belgique. D'une longueur de 620 km, c'est la seconde plus longue frontière terrestre de la France métropolitaine.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La frontière franco-belge s'étend sur 620 km, au nord de la France et au sud-ouest de la Belgique. C'est la seconde plus longue frontière terrestre de la France métropolitaine après la frontière avec l'Espagne (plus longue de 3 km). Essentiellement en plaine et ne dépassant guère 450 mètres d'altitude en son point le plus haut sur le plateau ardennais, elle ne correspond à aucune limite naturelle, mis à part par exemple la Lys entre Armentières et Menin.

Elle débute à l'ouest sur la mer du Nord au niveau de La Panne en Belgique et de Bray-Dunes en France.

La frontière suit ensuite une direction générale vers le sud-est, jusqu'au tripoint Belgique-France-Luxembourg (49° 32′ 47″ N 5° 49′ 07″ E / 49.54639, 5.81861) situé dans les communes respectives d’Aubange, Mont-Saint-Martin et Pétange.

La frontière sépare quatre provinces belges (Flandre-Occidentale, Hainaut, Namur et Luxembourg) de quatre régions françaises (Champagne-Ardenne, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais et Picardie) et cinq départements (Aisne, Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Meuse et Nord).

Historique[modifier | modifier le code]

Une genèse complexe[modifier | modifier le code]

La frontière belge peut être divisée en plusieurs secteurs, d'ouest en est :

  • La frontière flamande, de Bray-Dunes à Mouscron. La France est alors en contact avec la Belgique néerlandophone (sauf à Comines-Warneton, enclave francophone). Elle correspond à la limite des conquêtes de Louis XIV sur les Flandres. Le flamand est aussi une langue régionale française dans ce secteur.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

La Belgique fit sécession du Royaume uni des Pays-Bas lors de la Révolution belge en 1830. Cette sécession fut reconnue en 1839 et la frontière entre la Belgique et la France date de cette époque.

Le tracé de la frontière découle des limites qui ont été précisées par le Traité des Limites (Traité de Courtrai) du 28 mars 1820 signé entre les Royaumes de France et des Pays-Bas. Il reprend plusieurs tracés précédents, entre divers pays ayant disparu en 1830 :

1697, au traité de Ryswick entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols (possession du roi d'Espagne)
1713, au traité d'Utrecht entre le royaume de France et les Pays-Bas autrichiens
1697, au traité de Ryswick entre le royaume de France et les Pays-Bas espagnols
1678, au traité de Nimègue entre le royaume de France et les Provinces-Unies
1678, au traité de Nimègue entre le royaume de France et la principauté de Liège
1697, au traité de Ryswick entre la France et les Pays-Bas espagnols

Outre-Quiévrain[modifier | modifier le code]

L'expression Outre-Quiévrain est utilisée en France comme figure de style pour désigner la Belgique. Contrairement aux expressions plus anciennes et plus usitées d'Outre-Manche (pour le Royaume-Uni) ou d'Outre-Rhin (pour l'Allemagne) désignant la géographie naturelle de la frontière, Outre-Quiévrain fait référence à la ville frontalière belge de Quiévrain, ancien important point de passage ferroviaire entre les deux pays. Du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, Quiévrain abritait la gare-frontière de la ligne Paris-Bruxelles. Les trains s'arrêtaient et les voyageurs étaient soumis au contrôle de la douane, installée dans une aile du bâtiment. Passé la gare, on était « outre-Quiévrain »[1],[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]