Frontière entre le Bangladesh et l'Inde

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Frontière entre le Bangladesh et l'Inde
Carte simplifiée d'une partie de la frontière, vers 26° 15′ 43″  N 88° 45′ 06″  E / 26.26194, 88.75167, montrant quelques-unes des plus grandes enclaves indiennes dans le Bangladesh. Il existe par ailleurs plusieurs petites enclaves dans la région qui ne sont pas indiquées ici.
Carte simplifiée d'une partie de la frontière, vers 26° 15′ 43″ N 88° 45′ 06″ E / 26.26194, 88.75167, montrant quelques-unes des plus grandes enclaves indiennes dans le Bangladesh. Il existe par ailleurs plusieurs petites enclaves dans la région qui ne sont pas indiquées ici.
Caractéristiques
Délimite Drapeau du Bangladesh Bangladesh
Drapeau de l'Inde Inde
Longueur totale 4 053 km
Particularités Mur de démarcation, environ 200 enclaves.
Historique
Création 1947
Tracé actuel ?

La frontière entre le Bangladesh et l’Inde, longue de plus de 4000 kilomètres, est caractérisée par :

  • un mur séparant les deux états construit côté indien ;

Le mur[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Composé de briques et d'une double rangée de barbelés, le mur-frontière de 3200 kilomètres de long a été établi entre 1993 et 2013 pour un coût total de 4 milliards de dollars. Son but est de « lutter contre l'infiltration terroriste, l'immigration clandestine et la contrebande »[1]. Il est gardé par 220 000 garde-frontière et 60 000 à 80 000 soldats indiens[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le Bangladesh considère ce mur comme légal, car construit côté indien à 150 mètres de la frontière. Les migrants bengalis sont maltraités ou tués par les garde-frontière. La population indienne supporte ce mur, car il permet de parer à la « menace islamiste[1] ». La contrebande et la corruption y sont très importantes.

Enclaves[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enclaves indo-bangladaises.

Au niveau de l’État indien du Bengale-Occidental, est l'une des plus complexes du monde  : le Bengale-Occidental comporte en effet 92 enclaves du Bangladesh, lequel de son côté comprend 106 enclaves indiennes.

Trois enclaves indiennes sont situées à l’intérieur même d’enclaves bangladaises, à l’instar de 21 enclaves bangladaises entourées par une enclave indienne. Pour finir, l’enclave indienne de Dahala Khagrabari se situe à l’intérieur d'une enclave bangladaise, elle-même à l’intérieur d’une enclave indienne.

Du fait de leur séparation du reste de leur pays, les habitants des enclaves vivent dans un dénuement extrême, tant en termes d'infrastructures (électricité, eau, routes et égouts) que de service public. Les écoles et les administrations étant assurées par les pays dont ils sont citoyens, les utiliser obligerait les habitants à traverser les frontières, ce qui est impossible du fait du mur[1]. Les conditions économiques y sont tout aussi dramatiques et la criminalité y est rampante. L'Union Indienne voudrait réduire ce nombre d'enclaves à une trentaine[réf. souhaitée], pour faire des économies de gestions, pour les deux pays, Inde et Bangladesh, sur les quelques 198 enclaves, et procéder à des échanges de territoires, dans la concertation, et avec des négociations, mais le très fort nationalisme, présent dans les deux pays, et surtout, l'absence de dialogue, empêchent de résoudre ce problème difficile.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Laurence Defranoux, « Entre l'Inde et le Bangladesh, « le mur et la peur » », sur Libération,‎ (consulté le 13 février 2015)

Lien externe[modifier | modifier le code]