Front républicain (1956)

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Front républicain
Image illustrative de l'article Front républicain (1956)
Élections concernées par l'alliance Législatives de 1956
Organisations politiques concernées SFIO, Parti radical, UDSR, Républicains sociaux

Représentation à l'assemblée nationale
Idéologie Socialisme,
Social-démocratie,
Radicalisme,
Social-libéralisme

Le Front républicain — expression née sous la plume de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans L’Express — est une coalition électorale de centre gauche nouée en France à l'occasion des élections législatives de janvier 1956 afin de contrer le mouvement poujadiste[1],[2],[3],[4]. Pierre Mendès France fit alors figure de leader naturel de ce regroupement. Celui-ci était composé du parti socialiste SFIO, du Parti radical-socialiste, de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) conduite par François Mitterrand, et des Républicains sociaux dirigés par le gaulliste Jacques Chaban-Delmas. La campagne électorale du Front républicain fut axée autour de la nécessité de trouver une solution négociée à la guerre d'Algérie.

Le 2 janvier 1956, le Front républicain recueillit 29,2 % des suffrages exprimés. Il obtint une majorité relative de 192 sièges sur 595 à l'Assemblée nationale. Normalement, son leader naturel, Pierre Mendès-France, aurait dû être désigné président du Conseil, ce dont ne voulait pas le président René Coty. Ce fut finalement Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, qui forma le gouvernement.

La coalition se délita rapidement, notamment avec le départ de Pierre Mendès France, vice-président du Conseil, qui quitta le gouvernement en mai 1956, tirant les conclusions de son désaccord à propos de la politique algérienne de Guy Mollet. En effet, Pierre Mendès France reprochait à Guy Mollet de ne pas engager une véritable recherche de paix négociée en Algérie et de trop céder au lobby des Pieds-Noirs. L'échec de cette coalition conduisit à l'effondrement de la Quatrième République après la crise de mai 1958.

Sous la Cinquième République , l'expression est à nouveau utilisée pour constituer une coalition des partis de gouvernement contre le Front national, notamment à l'occasion de l'élection présidentielle de 2002 : tous les partis représentés au Parlement appelèrent à voter Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen au deuxième tour. Cette position se révéla efficace, puisque Jean-Marie Le Pen eut le même pourcentage de voix aux deux tours, 17%, tandis que Jacques Chirac l'emportait avec 82% des voix.

Notes et références[modifier | modifier le code]