Front noir

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Le Front noir (en allemand : die Schwarze Front) ou NSKD, de l'allemand National-Sozialistische Kampfgemeinschaft Deutschlands (« Communauté de combat national-socialiste d'Allemagne ») est un parti politique allemand fondé par Otto Strasser en 1930.

Historique[modifier | modifier le code]

En juillet 1930, qualifié par Adolf Hitler d'intellectuel juif et de marxiste incapable de la moindre organisation, Strasser quitte le NSDAP avec vingt-cinq fidèles, annonçant que « les socialistes quittent le NDSAP ». N'ayant bénéficié du soutien d'aucun dirigeant nazi d'envergure, et même désapprouvé par son frère Gregor, la scission d'Otto Strasser n'eut pas la moindre répercussion, et fut condamnée à rester, selon l'historien Ian Kershaw, une « petite secte de droite »[1].

La base idéologique du mouvement était constituée par un synthèse de 2 textes: les 14 thèses sur la révolution allemande d'Otto Strasser (1929) et du Principe programmatique des nationaux-socialistes révolutionnaires en 15 points d'un adjoint de Strasser, le commandant Buchdrücker de 1930. Cela fut adopté par le NSKD lors d'un congrès le 25 et 26 octobre 1930[2]. Les membres du Front noir se considéraient comme les seuls véritables nationaux-socialistes. Un grand nombre d'entre eux[réf. nécessaire] furent déportés en camps de concentration après son interdiction le 4 février 1933.

Le Front noir possédait un émetteur radio qui couvrait une partie de l'Allemagne.

Le à Munich, une bombe explose quelques minutes après que Hitler fut sorti du Bürgerbräukeller où il tenait un meeting. L'explosion provoque la mort de 8 personnes et en blesse 60 autres. Les nazis furent toujours persuadés qu'il s'agissait d'un attentat organisé par le Front noir. Otto Strasser qui était en Suisse au moment de l'attentat revint en Allemagne. En fait, cet attentat est le fait d'un individu isolé, nommé Johann George Elser, ouvrier, naguère membre du KPD (Kommunistische Partei Deutschlands). D'après l'historiographie récente qui lui a été consacrée, son action semble avoir été guidée par des motivations politiques et philosophiques qui lui étaient propres, sans l'aide d'aucun groupe clandestin de résistance[3].

Black Front.png

Programme « socialiste »[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Otto Strasser, Le Front noir contre Hitler (1968), coécrit avec Victor Alexandrov

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ian Kershaw, Hitler, tome 1 : 1889-1936, Flammarion, 1999, p. 473.
  2. Frédéric Kisters, « L'Idéologie de la NSKD et du Front noir », dans Devenir, n° 21, été 2002, p. 10.
  3. François Roux, Auriez-vous crié
 « Heil Hitler » ? Soumission 
et résistances 
au nazisme : l’Allemagne vue d’en bas, 2011, Max Milo éditions, page 718.