Friedrich Olbricht

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Friedrich Olbricht
Image illustrative de l'article Friedrich Olbricht

Naissance 4 octobre 1888
Leisnig, Allemagne
Décès 21 juillet 1944 (à 55 ans)
Berlin, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Proposed German National Flag 1944.svg Résistance allemande
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svgDeutsches Heer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Infanterie
Années de service 19071944
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Campagne de Pologne
Résistance allemande au nazisme
Opération Walkyrie
Distinctions Croix de chevalier

Friedrich Olbricht, né le 4 octobre 1888 à Leisnig (Saxe), exécuté le 21 juillet 1944 à Berlin, est un général allemand et un des conspirateurs impliqués dans la tentative d'assassinat d'Adolf Hitler au Wolfsschanze, en Prusse-Orientale, le 20 juillet 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils du professeur de mathématique Richard Olbricht.

En 1907, Olbricht se joint au régiment d'infanterie 106 de Leipzig en tant que porte-étendard, après avoir terminé son Abitur. Il participe aux combats pendant la Première Guerre mondiale et, après la guerre, ayant atteint le grade de capitaine, il est intégré à la Reichswehr, réduite en taille selon les termes du traité de Versailles de 1919.

Olbricht épouse Eva Koeppel et le couple a un fils et une fille.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

La méfiance d'Olbricht envers les Nazis se découvre très tôt, particulièrement après le putsch de la brasserie en 1923, où il côtoie Hans Oster, Erwin von Witzleben et Georg Thomas, qui ont tous pris leur distance à l'égard du mouvement de droite grandissant, inquiets de constater l'attrait que les Nazis ont sur beaucoup de militaires.

En 1926, Olbricht travaille au ministère de la défense du Reich en tant que dirigeant du "bureau des armées étrangères". En 1933, il devient chef d'état-major de la division de Dresde.

En 1934, Olbricht sauve plusieurs hommes de la mort dans le sillage de la Nuit des Longs Couteaux en les assignant à des tâches politico-militaires sous la protection de l'armée. Ils avaient été arrêtés et auraient été mis rapidement à mort.

En 1935, il est nommé chef d'état-major du 4e corps d'armée posté à Dresde. En 1938, il prend la direction de la 24e division d'infanterie. La même année, il prône, sans succès, la réhabilitation de Werner von Fritsch tombé en disgrâce à la suite d'une accusation d'homosexualité.

Au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate en 1939, il participe à l'invasion de la Pologne au terme duquel on lui attribue la Croix de chevalier. Le 15 février 1940, Olbricht est promu général d'infanterie. On le nomme à la tête du bureau général de l'armée dans le haut commandement de l'armée. Il est nommé également à la tête du bureau de recrutement de la Wehrmacht.

Résistance contre Hitler[modifier | modifier le code]

Friedrich Olbricht

Olbricht participe à la planification du complot visant à attenter à la vie d'Hitler avec les cercles de résistance du colonel général Ludwig Beck, de Carl Friedrich Goerdeler et du major général Henning von Tresckow. En 1943, il demande que le colonel Claus Schenk von Stauffenberg, qui deviendra plus tard l'homme clé dans la tentative d'assassinat en posant une bombe près d'Hitler, vienne travailler à son bureau.

Le jour de l'attentat du 20 juillet 1944, Olbricht et le colonel Albrecht Mertz von Quirnheim déclenchent l'opération Walkyrie, conçue initialement pour endiguer un soulèvement en Allemagne, provoquant la mobilisation de l'armée de réserve. Cependant, on apprend rapidement que la bombe installée dans le porte-documents de Stauffenberg n'a pas tué Hitler. Les conséquences sont dramatiques pour les conjurés.

Après la mise en place d'une cour martiale à la hâte dans la nuit du 20 au 21 juillet, dirigée par le colonel général Friedrich Fromm, Friedrich Olbricht, Albrecht Mertz von Quirnheim, Werner von Haeften, et Claus von Stauffenberg sont amenés dans la cour du Bendlerblock où ils sont fusillés.

Décorations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Peter Hoffmann, La résistance allemande contre Hitler, Paris: Balland 1990.
  • Joachim Fest, Résistance allemande, Paris: Perrin 2009.