Friedrich Hossbach

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Friedrich Hoßbach
Major Hossbach (au milieu) en 1934
Major Hossbach (au milieu) en 1934

Naissance 21 novembre 1894
Unna
Décès 10 septembre 1980 (à 85 ans)
Göttingen)
Allégeance Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand (en 1918)
Drapeau de l'Allemagne Republique de Weimar (en 1933)
Drapeau de l'Allemagne nazie Troisième Reich
Arme Balkenkreuz.svg Heer
Grade General der Infanterie
Années de service 1913 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Commandement 82. Infanterie-Division
LVI. Panzekorps
4. Armee
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne

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Friedrich Wilhelm Ludwig Hoßbach, né le 21 novembre 1894 à Unna et mort le 10 septembre 1980 à Göttingen, est un General der Infanterie allemand au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne. La Croix de chevalier de la Croix de fer et son grade supérieur: les feuilles de chêne sont attribués en reconnaissance d'un acte d'une extrême bravoure ou d'un succès de commandement important du point de vue militaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerre de 1914-1918[modifier | modifier le code]

Fils d’un professeur de gymnastique, Hossbach entre à l’école des cadets le 29 octobre 1913 et devient cornette, ou aspirant, au 82e régiment d’infanterie de Hesse de l’armée prussienne, stationné à Göttingen. Il y devient lieutenant, le 19 juin 1914. Lorsque la Guerre de 1914-1918 éclate, il est sur le champ de bataille, puis nommé aide-de-camp au IIIe bataillon de son régiment, en novembre 1914. Il est ensuite versé au 419e régiment d’infanterie, le 15 septembre 1916. Il est officier d’ordonnance du 2 mars au 12 novembre 1918 à l’état-major du XVIIIe corps d’armée, où il devient lieutenant de 1re classe, le 2 septembre. Le lieutenant Hossbach sert surtout au front de l’Est. Il obtient la croix de fer de 1re et de 2e classe, la croix hanséatique de Hambourg, la croix du mérite militaire, et l’insigne des blessés en noir en 1918. C’est un jeune officier courageux.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le lieutenant Hossbach s’engage après la guerre dans les corps francs et combat les communistes en Thuringe en 1919. Il reste ensuite dans l’armée, la Reichswehr de l’après-Guillaume II, et travaille en 1927 au ministère de la Guerre. En mars 1934, il est major (équivalent à capitaine), d’août 1934 à janvier 1938, aide-de-camp à la chancellerie d’Allemagne, dont le poste est occupé par Adolf Hitler. Il est élevé au grade de colonel en mars 1937. En septembre 1938, il est commandant du 82e régiment d’infanterie, son régiment d’origine.

C’est à cette époque qu’est utilisée une note du lieutenant-colonel Hossbach, dite protocole Hossbach, d’après le compte-rendu d’une réunion du 5 novembre 1937 à la chancellerie à Berlin, au cours de laquelle Hitler avait débattu de la question de l’« espace vital allemand ». Ceci eut pour conséquence, faisant suite à l’affaire Blomberg-Fritsch, d’écarter Konstantin von Neurath des Affaires étrangères, et de remanier le ministère de la Guerre en appelant le général Keitel, en tant que chef du haut commandement des forces armées (Oberkommando der Wehrmacht). Cette note sera utilisée comme pièce d’accusation au procès de Nuremberg. Le jeune officier avait auparavant prévenu Fritsch des accusations portées contre lui qui avait en retour certifié de son innocence. Hossbach est démis de ses fonctions deux jours plus tard par Hitler.

Guerre de 1939-1945[modifier | modifier le code]

Le 26 août 1939, Hossbach commande à l’état-major du XXXe corps d’armée et après le déclenchement de la guerre, il commande la IIe armée à partir du 30 septembre 1939. Le 1er décembre 1939, il commande son régiment d’infanterie et, en mai-juin 1940, participe à la campagne de France. Il reçoit la croix de fer de 2e et de 1re classe et il reçoit la croix de chevalier de la Croix de fer en octobre 1940. Il est sur le front soviétique à partir du 21 juin 1941. Il combat en Biélorussie et à Smolensk et commande ses troupes en direction de Moscou.

Hossbach est cependant versé dans la Führerreserve le 24 février 1942, ce qui l’écarte des postes en vue, mais il est tout de même nommé Generalmajor quelques jours plus tard. C’est le 15 mai 1943 qu’il reprend du service actif à la 31e division d’infanterie qui combat au front de l’Est dans la région d’Oriol et qu’il est nommé lieutenant-général. Le 2 août 1943, il commande le LVI. Panzerkorps et quelques jours plus tard en est le commandant général. En septembre 1943 il reçoit la croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne. Le 1er novembre 1943 il est élevé au grade de général d’infanterie.

Il est commandant en chef de la 4e armée à partir du 18 juillet 1944 et il est chargé personnellement par Hitler de la menée de la guerre en Prusse-Orientale. Les bombardements anglais détruisent Königsberg fin juillet 1944 et les Soviétiques font irruption dans la province, le 13 janvier 1945. La 4e armée est prise dans le terrible encerclement d’Heiligenbeil, et Hossbach est en désaccord avec les ordres du haut-commandement, aussi est-il mis dans la Führerreserve, le 29 janvier. Son combat dans la campagne de Prusse-Orientale contre l’Armée rouge n’aura duré que deux semaines.

Le général Hossbach est soigné à Göttingen pour une maladie sans gravité, lorsque les Américains approchent de la ville à la fin de la guerre. Il aurait pu être interrogé par les hommes de la Gestapo, car il n’avait pas été assez partisan du régime national-socialiste pendant sa carrière. Ceux-ci arrivent en effet chez lui juste avant la libération de la ville et le général Hossbach parvient à s’échapper et se rendre aux Américains. Il est emprisonné jusqu’en 1947.

Promotions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Citations
Bibliographie
  • (de) Florian Berger (2000), Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger. ISBN 3-9501307-0-5.
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5.
  • (de) Schaulen, Fritjof (2003). Eichenlaubträger 1940 - 1945 Zeitgeschichte in Farbe I Abraham - Huppertz. Selent, Allemagne: Pour le Mérite. ISBN 3-932381-20-3.
  • (de) Die Wehrmachtberichte 1939–1945 Band 3, 1. Januar 1944 bis 9. Mai 1945. München: Deutscher Taschenbuch Verlag GmbH & Co. KG, 1985. ISBN 3-423-05944-3.
Sources
Liens externes