Friedolsheim

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Friedolsheim
Blason de Friedolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Hochfelden
Intercommunalité C.C. de la région de Saverne
Maire
Mandat
Adrien Heitz
2014-2020
Code postal 67490
Code commune 67145
Démographie
Gentilé Friedolsheimois, Friedolsheimoises
Population
municipale
251 hab. (2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 26″ N 7° 29′ 07″ E / 48.70722222, 7.48527778 ()48° 42′ 26″ Nord 7° 29′ 07″ Est / 48.70722222, 7.48527778 ()  
Altitude Min. 194 m – Max. 263 m
Superficie 3,52 km2
Localisation

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Friedolsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Friedolsheim est un petit village de l'arrière-Kochersberg, entre le pied des Vosges et la plaine d'Alsace, à 12 km de Saverne et 27 km de Strasbourg.

Le Heiligengraben est la rivière qui coule à Friedolsheim. Elle prend sa source au nord du village, au ban Steiel, est rejointe par quelques ruisseaux venant de Wolschheim, par la Gænsbach venant de Kleingœft, la Rosslaufgraben venant de Sæssolsheim, et se jette finalement dans la Rohrbach à Landersheim (qui rejoindra la Zorn à Hochfelden). Friedolsheim (qui fait partie du canton de Hochfelden), fait « frontière » avec les cantons de Saverne (Littenheim, Altenheim, Wolschheim, Mænnolsheim) et de Marmoutier (Landersheim), et par conséquent, également entre les arrondissements de Saverne (cantons de Saverne et de Marmoutier) et de Strasbourg-Campagne (canton de Hochfelden).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Friedolsheim
Altenheim Littenheim
Wolschheim Friedolsheim Sæssolsheim
Mænnolsheim Landersheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village remontent à l'Antiquité ; on a retrouvé d'abondants vestiges gallo-romains et des traces de voie romaine datant du IIe siècle, mais la première trace écrite de Friedolsheim remonte à 770. L'abbaye de Fulda y avait ses biens. En 826, le village s'appelait Friedesheim et faisait partie des Grafschaftsdörfer. L'ancien village impérial faisait partie du bailliage du Kochersberg et constituait une possession indivise administrée conjointement par l'évêque de Strasbourg et l'Empereur. La moitié de ce dernier fut acquise par la ville de Strasbourg en 1496. Friedolsheim était une annexe de Maennolsheim jusqu'en 1343. À partir de cette année, le village devint un kaplanei vicariat, dépendant du Chapitre rural de Betbur. En 1803, le village devient une paroisse autonome.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Friedolsheim

Les armes de Friedolsheim se blasonnent ainsi :
« Tranché de gueules et d'or. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Adrien Heitz[2]    
2001 2008 Adrien Heitz    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 251 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
160 230 292 293 253 299 303 299 306
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
300 299 291 285 278 305 296 277 257
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
240 262 254 307 289 301 281 232 263
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
204 175 170 181 192 211 231 231 245
2011 - - - - - - - -
251 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, consacrée à saint Denis, a été construite en 1812 et abrite des fonts baptismaux datant de 1652.
Le campanile abriterait une cloche de Matthieu Edel datant de 1779.

Le couvent et l'ancien pensionnat[modifier | modifier le code]

Le couvent est habité par les sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean-de-Bassel. Jusque dans les années 1960, les sœurs tenaient une école supérieure ménagère pour jeunes filles et dispensaient les cours d'enseignement jusqu'à la classe de 6e. De nombreuses élèves étaient originaires de Lorraine et poursuivaient leurs études en tant qu'internes au pensionnat.

La chapelle Saint-Léger[modifier | modifier le code]

La chapelle de Friedolsheim, à environ un kilomètre au nord du village, est un ancien lieu de pèlerinage consacré à saint Léger. La date de construction exacte n'est pas connue mais se situe sans aucun doute au début du XVIIIe siècle. Elle abritait une statue de saint Léger datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle mais pour des raisons de sécurité, elle a été déposée dans un autre endroit et est remplacée par une statue de saint Louis de Gonzague. Elle abritait également des ex-voto du XVIIe siècle déposés au fil du temps par les pèlerins honorant saint Léger (traditionnellement invoqué contre les maladies de la vue et les convulsions) mais la majeure partie a été pillée car la chapelle fut mise à sac à la fin de la Seconde Guerre.

Les croix et bildstocks[modifier | modifier le code]

On recense une croix latine et cinq bildstocks à Friedolsheim. Un de ces bildstocks se situe à quelques mètres de la chapelle Saint-Léger. Il a été élevé en 1700 en l'honneur du mariage du Schultheiss de Friedolsheim Hans Fritsch et il porte l'inscription : Disen Bild/stock hat/lassen auf/richten H/ans Fritsh/Schultzhe/is zu Fridol/sheim und/Magdalena/sein Hausf/raw zu der/hechste eh/ren Gottes/1700.

Autres[modifier | modifier le code]

En haut du village, au lieu-dit Sternenberg (à une centaine de mètres de la chapelle), sur la route reliant Altenheim à Sæssolsheim, il existe un magnifique point de vue surplombant toute la vallée de la Zorn de Saverne à Hochfelden. D'après certaines sources, c'est de là que l'empereur Guillaume II observait les manœuvres militaires qui s'y déroulaient.

On peut y voir quelques anciens corps de ferme et des maisons à colombages. Les plus anciennes datent de 1628.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Ordo divini officii recitandi sacrique peragendi juxta ritum brevarii et missalis S. Romanæ Ecclesiæ ad usum Diœcesis Argentinensis, 1923


Liens externes[modifier | modifier le code]

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