Fric-Frac
Fric-Frac
| Titre original | Fric-Frac |
|---|---|
| Réalisation | Maurice Lehmann Claude Autant-Lara |
| Scénario | Michel Duran d'après la pièce éponyme d'Édouard Bourdet |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Les Productions Maurice Lehmann |
| Pays d’origine | |
| Genre | Comédie |
| Sortie | 1939 |
| Durée | 105↔120 min |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Fric-Frac est un film français réalisé par Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara, sorti en 1939.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
À Paris, Marcel, un brave garçon, est l'un des employés de la bijouterie Mercandieu. Renée, la fille du patron, rêve d'en faire son fiancé sans que Marcel réponde à ses attentes, à la grande exaspération de la jeune femme. Un dimanche après-midi, lors d'une course cycliste au stade Buffalo de Montrouge, Marcel fait la connaissance d'un couple exubérant aux allures plutôt canailles : Jo, délinquant à la petite semaine, et son associée, l'aguichante Loulou dont il tombe immédiatement sous le charme ravageur. Mais voilà que Tintin, l'homme de Loulou qui fait un séjour en prison, a besoin d'argent. Loulou ambitionne alors de faire un « fric-frac » chez le bijoutier Mercandieu et utilise ses appâts pour extorquer des informations au naïf Marcel.
Fiche technique[modifier]
- Titre original : Fric-Frac[1]
- Réalisation : Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara
- Scénario : Michel Duran, d'après la pièce de théâtre d'Édouard Bourdet, Fric-Frac (1936)
- Dialogues : Michel Duran
- Conseil en argot : Fernand Trignol
- Décors : René Renoux
- Photographie : Louis Née, Armand Thirard, Roger Arrignon, Roger Fellous
- Son : Robert Ivonnet
- Montage : Victoria Mercanton, Lola Barache et Roger Mercanton
- Musique : Casimir Oberfeld (Éditions Royalty)
- Scripte : Ghyslaine Auboin
- Photographe de plateau : Roger Corbeau
- Régie : Darvey
- Direction de production : L. Bréton[2]
- Production : Maurice Lehmann
- Société de production : Les Productions Maurice Lehmann
- Sociétés de distribution : Les Distributeurs français/CCFC (Compagnie commerciale française de cinématographie), Solaris Distribution (France), SND/Les Classiques Français SNC (Société nouvelle de cinématographie)/M6 Vidéo (France)
- Pays d'origine :
France - Langue : français
- Format : noir et blanc — 35 mm — 1.33:1 — monophonique
- Genre : comédie
- Durée : 105 minutes (autre version : 120 minutes)
- Date de sortie :
15 juin 1939 - (fr) Classifications CNC : tous publics, Art et Essai (visa d'exploitation no 1239 délivré le 1er février 1941)
Distribution[modifier]
- Fernandel : Marcel, employé de la bijouterie Mercandieu
- Arletty : Loulou, l'associée de Jo
- Michel Simon : Jo « les bras coupés » (« parce qu'il n'aime pas se fatiguer… »)
- Hélène Robert : Renée Mercandieu, la fille du bijoutier
- Marcel Vallée : M. Mercandieu, le bijoutier
- Jacques Varennes : Tintin, le « protecteur » de Loulou, emprisonné
- Andrex : P'tit Louis
- Rivers-Cadet : Gégène, complice occasionnel de Jo et Loulou
- René Génin : M. Blain, le comptable de la bijouterie
- Génia Vaury : La Grande Marie
- Robert Mercier : le livreur
- Clairjane
- Eugène Stuber
- Huguette Meunier
- Frédéric Mariotti
- Henri Charrett : le joueur de bonneteau à l'hippodrome de Longchamp
- Manuel Gary
- Titys : Charles, le serveur du restaurant habituel de Marcel
- Claire Darcas
- André Raymond
- Maurice Lagrenée (à confirmer)
- Sarah Rafale
- Fernand Flament
Autour du film[modifier]
- Le tournage s'est déroulé du 22 mars à fin avril 1939 :
- Intérieurs : studios Éclair d'Épinay-sur-Seine,
- Extérieurs : Paris (hippodrome de Longchamp, prison de la Santé) et banlieue (forêt d'Île-de-France[3], Montrouge).
- Arletty : « C'est incontestablement Autant-Lara qui faisait tout dans la mise en scène ; il en avait l'entière responsabilité. Maurice Lehmann était surtout le producteur. […] C'est d'autant plus fort pour Fernandel d'interpréter un parigot, lui le méridional. Il avait du mérite. »[4]« Dans le film, il y avait Michel Simon dont c'était les grands débuts. […] Fric-Frac fut la rencontre de ces deux « gueules », mais ça n'a pas gazé. Fernandel n'a plus jamais voulu tourner une seule fois avec Simon. Vous imaginez des acteurs comme ça qui ne se retrouvent pas, c'est grave malgré tout. »[5]
Répliques[modifier]
Exemple :
— Loulou : hé Jo, entends ça !
— Loulou à Marcel : allez-y !
— Marcel répète sa fameuse phrase : j'eusse préféré que vous vinssiez seule.
— Loulou à Jo : tu t'rends compte !
— Marcel : mais c'est français !
— Loulou : à qui qu'vous voulez faire croire ça ! Vous nous prenez pour des caves[6] !
Vidéographie[modifier]
- Fric-Frac, Les Classiques Français SNC/M6 Vidéo, 25 novembre 2009, 1 DVD PAL Zone 2, monophonique [présentation en ligne]
Notes et références[modifier]
- Arletty : « C'est devenu un mot comme Tartufe ou Topaze. » Citation à la page 53 de la lettre F de l'abécédaire Les Mots d'Arletty de Claudine Brécourt-Villars, Éditions de Fanval, 1988 (ISBN 2-86928-202-8).
- Patronyme orthographié avec un « é » au générique.
- Indéterminée dans le film bien que située en direction de Poissy, c'est la forêt de Marly qui est spécifiée dans la pièce de théâtre.
- Page 72 d'Arletty ou la liberté d'être de Christian Gilles, Librairie Séguier, 1988 (ISBN 2-906284-86-6).
- Page 53, à la lettre F de l'abécédaire Les Mots d'Arletty de Claudine Brécourt-Villars.
- Argot : individu qui, ignorant les règles du milieu, constitue un dupe en puissance. Source : Dictionnaire de l'argot français et de ses origines, Larousse-Bordas pour l'édition 1999 (ISBN 2-03-534919-2).
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
- Fric-Frac de la série télévisée Au théâtre ce soir
Liens externes[modifier]
- (en) Fric-Frac sur l’Internet Movie Database
- Fric-Frac sur le site Ciné-Ressources